TOME iv
2 CHAPITRB VII.
Le matériel, dérivant d'une combinaison des matières premières et de la main d'œuvre des ouvriers travaillant au jour ou à Tintérieur , est quelquefois désigné sous le nom de fournitures des ateliers.
3®. La main dCosuvre , affectée aux travaux de recherche , au creusement des puits et des galeries , à la construction des revêtements et à Fendiguement des eaux; à l'abattage , au transport et à l'extraction de la houille; à l'arrachement des roches encaissantes, etc. Quelques articles de cette section sont accompagnés de la désignation et de la valeur des matériaux mis en œuvre , de manière à offrir un prix total pour chacun de ces objets.
i«. Enfin, les frais généraux^ comprenant les frais d'administration , de bureau et de surveillance ; les redevances , les procès et les indemnités dues pour dommages causés à la surface du sol; les escomptes, les mauvais débiteurs , etc. Dans cette division sont expoâéâ les principes relatifs & la surveillance , i la direction des travaux et à l'administration générale.
Le but de l'auteur , en donnant dans ce chapitre d'assez nombreux exemples de la valeur des eonsiructioni, des percements et du transport , a été de mettre le ledteur A thème d^apprécier en détail et d'une manière distincte la série des travaux exécutés dans les mines en difféH^mé^ localités et sous Tinfluence de direonstahces vAriablM ; de comparer, non les prix de la main d'œuvre , mais Tèffet utile ou la quotité de travail produit en un temps dofitié; de rechercher le mode le plus convenable pour déteithini» les salaires et de fournir les éléments nécessaires à M formation du devis d'un ouvrage projeté. La valeur de là main d'œuvre et des matériaux variant Suivant lèâ temps fft les lieux , ces indications pourraient être regardées côfnihé n'étant d'aucune utilité après un certain laps dé temps,
CLAfiStFICATIOH. S
OU par suite A\\n simple changement de localité ; cepenîïant, comme Tapplication du prix du salaire à Teffet produit est indépendant de son accroissement ou de sa diminution , puisque le poids ou le vduide dor miUMiux nécessaires à l'exécution d'un travail donné reste le même malgré les variations de valeur , il suffit de substituer aux prix indiqués ceux de Tépoque et du lieU où s'effectue l'opération pour pouvoir comparer divers travaux ou établir des devis' èstimutîll.
Les quatre divisions établies ci-dessus semblent les plus convenables lorsqu'il s'agit de considérer l'économie des mines de houille sous un point de vue général ; plus tard , lorsqu'il ç'agira de réunir les éléments de la dépense occasionnée par ^extraction d'un' hectolitre ou d'un tonneau de houille , ces divisions devront subir certaines modifia cations et être envisagées d'une manière différente.
PREmiÈRC SECTION.
MATlitlIES PRBMiàRES.
7SS. Fabrication des briques en Belgique (i).
LONGUEUII.
LARGEUR
ÉPAISSEUR
Forme rectangulaire . .
. MMre 0.235
Idem trapézoïdale. . •
(OAieS\
1 1\ ÉÊPnt 1
La façon se paie par raille briques ; le prix varie suivant les localités, et dans chaque localité suivant Pabondance plus ou moins grande d'ouvriers.
La main d*œuvre comprend :
1*. Le bêchage ou l'extraction de la terre glaise, travail exécuté ordinairement avant Thiver et dont le prix est quelquefois distinct de celui des opérations suivantes.
T. Le battage ou le délayage.
S"". La conduite des terres sur la table.
4''. La préparation et le séchage du sable.
5*". Le moulage.
6**. Le transport au séchage et Fempilage,
7*. Le transport sur remplacement du four et la construction de ce dernier.
(1) Les matériaux de conslruclion , quoique souvent fabriqués ou préparés par les soins de Texploitant, n*en doivent pas moins être considérés comme matières premières sous le rapport de Part du mineur.
BUIQUES. S
S\ La mise à feu et le revèlemeiit en terre glaise des parois extérieures du (bur.
Dans le Hainaut , mille briques exigent 1 .S mètre eube de terre; un ouvrier terrassier, gagnant 2 fr. par jour, en peut extraire 15 mètres eubes. Le mètre revient à fr. 0.200
Toutes les opérations qui se suceèdent du battage (2) à rempildge(6) se font par quatre ouvriers, formant ce«qu*on nomme une table; ces ouvriers sont :
Cn b&Udur, dont l« salaire doit s'élever à fr. 2 »
Un mouleur »2>
Un jeune homme pour porter au séchage . » 1.10 Un plus jeune encore pour placer la terre sur
la table et préparer le sable • 0.80
fr. 5.90
Une table peut fabriquer 4 à 5,000 briques par jour suivant Tétat atmosphérique , soit en moyenne 4,500; le mille revient à • • . fr. 1.311
Le transport de 1 00,000 briques sur remplacement destiné à former le feur-et la construction de ce dernier exigent , outre les manœuvres que fournit ordinairement le propriéUiirc de la mine :
16 journées de briquctiers i fr. 2 . fr. 32 »
8 id. id. » 1.10 » 8.80
8 id. id. » 0.80 ^ 6./<0
fr. ^M
Soit, par mille fr. 0.472
Reste la fabrication des paillassons destinés à abriter les briques contre les intempéries de Tâir.
Total pour mille briques (1) . . fr. 1.983
( i ) U est facile de déduire de ce qui précède la valeur des briques en d*autres localités » en prenant pour buse la journée d'un )>on terrassieff
é CHAPITRE VU. — !'•. SECTION.
Tfll devntk être le prixMeordé aux briquetiers «*il leur était possible de travailler sans imerruption ; mais les joniy fittt^ciix ne le permottant pas , le salaire xioit être mtif orc d'tto quart o« d'uû tiers, et il leur est allotié par niiUe briques fr. 8.S5 à 3.75 , soit en moyenne tr. 3.50.
Si actuellement deux tables de briquetiers étant installées , produisent un million de briques , la dépense sera de fr. 3,500
L'établissement leur adjoint pour la construction des fours trois ^nceuvres a fr. 1 .50 pendant les huit jours que dui*e rentburnement de 100,000 briques. Pour un milKon . . . fr. 560
Dans ce cas » Teau est supposée couler naturellement |usqu*au lieu où doit se faire le délayage ; si elle devait être transportée à distance ou extraite d'une certaine profondeur, ji^te manœuvre coûterait de fr. OJO a 0.50 par mille briques; choisissant fr. 0.30, il faut ajouter. ^ ^ # fr. 300
Total de la main d^œuvrc, fr. S. 060
MtMrémmmm
Terre consommée. 1,500 mètres cubes suffisent à la fabrication d'un million de briques. Si le terrain d'où elle est extraite contient un banc de 1.30 de puissance moyenne, il en résultera labsorption de 1/8*. d'hectare ; la valeur de ce dernier pouvant être évaluée à 8,000 fr. et la dépréciation qu'il subit lui ôtant la moitié de sa valeur, la dépense de ce chef sera de ( 1 ) . , . fr. 500 »
(1) Les exploiunls sont souvent obligés d'acquérir les terrains qui avoisinent les mines de houille à leur double valeur.
BUIQUES. 7
Report. • • fr. 500 »
Sable.
Mille briques en consommeut 0.125 métré eube , et un million 125 mètres & 1.30
le métré cube ^ » 162.50
Puilloisons.
La main-d'œuvre de ces abris est au compte d^ briqiietiers. Chaque paillasson contient :
9 botte$ de paille de seigle pesant S àilçg. ii W fr, Ip çei^t « . • fr. i.00
4 verges ou branches d'arbres de 5 mètres do loDgaeur sar 9 à 10 centimètres de circonférenée , 4 tt fr. Je cent • « fr. 0 JO
Un miliion de briques exige 200 paillassons, fr. 240 t
Combustibles.
Houille menue ; ISK) tonnes métriques à fr. 6 , fr. 900 • j
Deux mètres cubes de menus bois à fr. K • • « 10 '>2 912.90
Chargement et transport !.•••«•«« 2.90J '
Total des matériaux • . fr. i.815;i0
OuèUs.
Les briquctiers se fournissent de bêches , pelles » pioches, etc.
L'établissement livre pour deux tables :
2 Ubles , & • . • fr. i.75
fr.
3 seaux • • • • * 8.77
% jbfçs ...♦•• 4.18
S.dQ
i brouettes . • . » 12.15
SO mètres de chenaux en bois .
arables .... » OM
4 moules . • . • » 2.10
La durée de cette partie du matériel pouvant être évaluée à deux ans , la dépense, sans compter Tamortlssement^ H^a 4^. , f^ Ç9
8 CUAinTRE vil. — r*. SECTION.
Barraque.
9 pieux de iM njètres de longueur à fr. 0.80 . • fr. 7.^0
5 perches de l mètres à fr. 0.70 ....••.» 2.80
2 baliveaux à fr. i.SO » 3»
^ chevrons à fr. 0.25 » 9 «
" lOS bottes de paille de se{gle à 20 fr: le cent . . . « 21 »
80 verges à 5 fr. le cent •» » é *
Porte et ferrures ••.•... » 8.2JO
Maic«d*œuvre ...» S «
Fr. eO.80
La durée d'une barraque est d'environ 4 ans. Tr. 15.12 Les briques de la ehemlse et de la partie inrërieurc du four sont d'une valeur faible et souvent nulle. Cette perte, variable suivant les dimensions du four , Tétat de l'atmosphère pendant la fabrication , etc. , doit être Tobjet d'une appréciation spéciale. Enfin, il convient de tenir compte des dégéts, quelquefois fort graves, que les fours à briques causent aux récoltes avoisinantcs et dont le propriétaire doit être nécessairement indemnisé ; en sorte que les mille briques qui, suivant le détail exposé ci -dessus, reviennent à fr. 4-95 environ , doivent élre portées de 5-50 à 6 fr.