‹ Traité de l'exploitation des mines de houille; ou, Exposition comparative des méthodes employées en Belgique, en France, en Allemagne et en Angleterre, pour l'arrachement et l'extraction des minéraux combustibles;Chapitre 22 sur 324 · TONE IV · texte numérisé non relu

TONE IV

34 CHAPITR» Vit. — l'\ SBGTIO:^.

ployer ThuBe de mi?elte purifiée {Bib ôd), data k iBoyenoe est de fr. LOS le tnaot, éqaifiteBl k i.iijt Ikrei. Xa dépense d*an ouvrier, ea fautt heure» éà trav ymi, est de 0.13 Ikre, ou fr. 0.0&

Sitéik, Un mbeor dépense environ 0.104 kileg. dlioite pont Ufie journée de 11 heures, à 1.03 fr. te lith^., mi 1^ ecntiocs par heure.

District de Newcastle. La consommatioBi dtts-eci WÊimm ik pour objet Thuile de baleine , qui coûte 0.96 fr. le litre. Une journée de 8 heures eiige remploi de fr.fjS3S lime, formant une valeur de fr. 0.1 S6.

Liège. Une lampe de Davy absori^ 0.077 Bire en 8 heures; si le Ktre[eoù(!e fr. 0.84, la dépense est ék &.47 eentimes.

Charleroi. la consommation d*nn mtneur est eonsfdéréè comme étant, en moyenne, de 190 grammes pour mie journée de 13 heures, soît 0.78 centime par heure.

Creuzot. Une lampe de Davy exige Templot de O-.f Ktre d^huile , soit environ 93 grammes , pour un travaiF de lî hemres^.

L'économie résultant de l'emploi des^ lampes de ST. Mue* seler est estimée è 1/8 ou 1/6 de ta consommation des appareils de Davy.

767. FeeirniiMre ^huHe aux ouvrien «wienrx; emmagarinage de cette suk^ntïï^

L'huile propre à Téelairage des travaux knérienrs^ esi fournie, laniàt par rétabUssemcnt , Uaiàt par le BMoeur lui-même.

Les lampes de s4reté exigeant des soins cqbiîmhIs et minutieux sont toujours garnies et remplies à TétahUise*

OBJETS U1VBR8. 3Sf

ment par im lampwte spéciafemeni oeeupé ée cet objet* ha consommation d'huile est alors en raison de la dorée du travail. Mats si Tabsence du grisou permet l'emploi de lampes découvertes, Féclairage est ordinairement mis au compte des ouvriers. Ainsi, le percement des puits, et des galeries du Couchant de Mons est presque toujours accordé à forfait , à un prix majoré de telle façon que les enirepreneufs soient à couvert de leurs dépenses d'éelai* rage. Ils sont libres d'aciieter Thuilo où bon leur semble; mais ils préfèrent ordinairement h prendre dans les ma« gisios de rétablissement, où ils la tronvent de bonne qualité et à des prhc modéré».

Dans les mines du Centre, ce mode s'éiend à Farraobement du ehaiiK)n , de même qu'aux pereements de9 roches encaissantes. Pour ces derniers travaux, les eon« ditions sont les mimes que celles du Couehant de Mons. Quant à Féclairage rdatif à Fabattage de la houille ef au transport, les mineurs se rendent une fois par semaine dans les magasins de la mine et reçoivent une mesure d'huile appelée gauge (1/lSt de livre), répétée autant de (ois qu'ils ont travaillé de journées pendant la semaine qui précède Fépoque de la distribution, lia emportent Fhuile & leur domicile et s'édairent & leur compte pendant le cours de la semaine suivante.

Ce système de mettre la substance éclairante au compte des mineurs les engage à concNiire leur lampe avec soin; à régler la grosseur de la mèche suivant Timportanee du travail ; à porter la lampe avec précaution , afin d'éviter fes épanchemenis d'huile. Il en résulte cependant quelques inconvénients , non dans le percement des roches encaissantes , mais dans Fabattage de la couche, en ce que les ouvriers, s'effbrçant de réaliser des économies, n'al« lument que trois ou quatre lampes , quand la grandeur

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de la taille en comporterait un plus grand nombre. CVst h la malpropreté des produits extraits que Fexploitant s'aperçoit promptement de cette fâcheuse pratique. Il fait surveiller les mineurs avec soin ; mais lorsqu'ils entendent venir les surveillants, les lampes sont promptement rallumées pour être éteintes de nouveau immédiatement après leur départ.

La conservation de Thuile et l'économie de sa distribution exigent rétablissement de citernes formées de grandes caisses en charpente, doublées d^ zinc ou de plomb, dont la contenance est proportionnée aux besoins de rétablissement. Ces appareils, installés dans une cave, sont mis en communication avec le rez-de-chaussée , au moyen d'une pompe soulevante qui déverse l'huile dans des vases d'une contenance déterminée. Au-dessous du dégorgeoir de la pompe se trouve un réservoir en plomb, au fond du quel est adapté un tuyau destiné & ramener dans la citerne Texcès d'huile pompée. Un flotteur en bois indique à chaque instant la quotité de liquide dont il est permis de disposer. Enfin, un entonnoir a tuyau recourbé travei^e un soupirail et permet de remplir la citerne en manœuvrant les tonneaux à l'extérieur du bâtiment.

Les avantages de cet appareil sont de mettre à la disposition de l'exploitant de Tliuile bien déposée et suffisamment vieille et de le soustraire aux effets pernicieux de l'agiotage, qui régissent cet objet, en fiusant les acquisitions en temps convenable.

768. Graissage des voitures et entrelien des machines à vapeur.

Huile de résine incombustible Appliquée au graissage des voitures

dMntérieur. Le quintal métrique de fr. SO à 30

L'hectolitre de cette substance pèse 98.7 kilog.

OBJETS DlYBUS. ^7

Iluilc dite de pied de bœuf. ..•••••. lo kilog. 1.23 L*lieetolitre pèse 93.4 kilog.

Graisse noire poar engrenages • iAO

Suif» Prix moyen » 1.00

Étoupes fines pour boites à bourrage » 0.78

Id. * grossières pour le nettoyage des machines. » OM

Chanvre pour bourrages et joints. .... 1 . » 1.^

Mastic de minium » 0>X)

La consommation considérable de graisse résultant de la lubréfuction des voitures d'intérieur engage Texploilant à choisir des substances de peu de valeur^ quoique réunissant plusieurs conditions essentielles , telles que la fluidité, Tincombustilité et Tabsence d'odeur. La matière oléagineuse devant traverser des ouvertures d'un fort petit diamètre et les roues ne pouvant être enlevées de dessus leurs moyeux, la fluidité est une des qualités indispensables. L'incombustibilité n'est pas de rigueur lorsque réclairage est fourni par l'établissement; mais, s'il est au compte des ouvriers , il arrive que ceux-ci alimentent leurs lampes avec l'huile destinée aux voilures. Enfin , certaines huiles , sous l'influence du frottement de la fusée dans l'essieu , dégagent une odeur tellement pénétrante , qu'elle rend inhabitables les galeries où l'aérage est accidentellement peu actif.

L'huile de colza est d'un prix assez élevé et sa qualité combustible la rend im|^ropre aux travaux pour lesquels l'ouvrier subvient lui-même aux dépenses d'éclairage. Les résidus qui se déposent au fond des vases où l'huile est renfermée sont généralement en quotité insuffisante et souvent d'une consistance pâteuse. Diverses graisses préparées remplissent plus ou moins leur but, mais elles pèchent ordinairement par défaut de fluidité. Les huiles résineuses , introduites depuis quelques années dans le commerce, se

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vendent à bas prix, sont très-liquides et incombustibles. Elles seront exclusivement employées si les fabricants parviennent à les iépurer suffisamioent^ «fin de leur enlever l'odeur qu'elles répandent en s'échauffant par le frottement. Dans leur état actuel, elles sont d'ailleurs très-convenables pour les mines où le courant d'air est doué de quelque activité.

M. Plumât, ingénieur de la mine du Flénu, a constaté, par diverses expériences , le prix du graissage des wagons dans les mines.

En 50 jours de transport intérieur dans le puits n*. 15, la dépense, pour le graissage de i25 voitures, a été de 14,879 kilogrammes d'huile de résine, à raison de 30 fr. te quintal métrique. La consommation a donc été de 0.119 kil. (représentant 0.0357 fr.) par voiture et pour une distance totale d'environ 1,300 mètres. Comme Textraction moyenne était de 9,100 hectolitres, chacun de ceux-ci a coûté 0.009122 fr.

Pendant un transport de 60 jours, effectué dans les travaux du puits tf. 17, il a employé 3,876 kilog. d'huile de résine, d'une valeur de 1162.80 fr. pour graisser 50 voitures, la distance des tailles à l'accrochage étant de 500 mètres. La consommation par jour et pour chaque voilure a donc été de 0.0775 kilog. ou 0.02325 fr. L'extraction étant de 2,570 hectolitres, chacun de ceux-ci a coûté de ce chef 0.000453 fr.

Prix de l'hectolitre transporté à 100 mètres :

V\ expérience, fr. 0.000163 2«. » n 0.000151.

La quantité de matière lubréfiante employée est naturellement en raison du nombre de voyages et de la distance à parcourir.

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