Variation» dans l'effet utile du transfert intérieur
Les effets utiles , ou le produit des poids par les distances, varient, ainsi qu'on vient de le voir, dans des linoitcs fort écartées. Ces différences sont justifiées par un grand nombre de eirconstances dont les principales sont :
La mobilité du sol qui tend h disloquer les voies perfec* liûnnées et à provoquer des déraillements. Une partie de la force motrice , ainsi absorbée en pure perte , force la mineur d*avoir recours au traînage par suite de Vimpossibililé où il se trouve de maintenir la stabilité des routes^ Il en est de même des voies mal entretenues ou construites avec des rails trop faibles.
Les dimensions des galeries jouent un rôle important* Lorsqu'elles ont une hauteur suffisante, le rouleur, n'étaDi pas obligé de se courber vers le sol , se trouve dans une position aisée qui lui permet de développer toute sa forcQ et de rappliquer à la charge à transporter. En outre, lo ^iam^ra des roues, qui alors peut être asses considérable.
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facilile le transport. Mais c'est surtout quant à la capacité des vases que se fait sentir sur l'effet utile rinfluence des galeries levées. En effet , le moteur , devant absorber une partie de sa force musculaire pour se transporter lui-même, ne peut parcourir qu'une distance déterminée , dont la moitié s'applique au retour à vide. Comme cette distance reste la même , quelle que soit d'ailleurs la contenance des vases, si le mineur a le soin de faciliter le roulage par une construction convenable des voies et des voitures, ces dernières ayant respectivement des capacités exprimées par 1 , 3 et 3 , l'effet utile du même moteur sera égale* ment comme 1 , 2 et 3, c'est-à-dire deux et trois fois plus considérable dans les deux derniers cas que dans le premier. Ceci s'applique principalement aux chevaux dont le fardeau à l'intérieur des mines est rarement en relation avec la force corporelle , et desquels on n'exige presque jamais tout l'effort dont ils sont susceptibles.
Les pentes des galeries ; la rectitude plus ou moins grande des voies ; l'état de la mine sous le rapport de l'aérage ; le poids des voitures qui , s'il est trop considérable^ absorbe en pure perte une notable partie de la force du moteur; des essieux , plus ou moins bien lubréfiés, sont aussi des causes fort influentes pour l'économie du transport.
Dans la comparaison des effets utiles produits par les rouleurs, il importe d'examiner si ces derniers chargent et déchargent eux-mêmes les vases de transport , opération qui consomme une partie du temps d'autant plus grande que les distances sont plus rapprochées. Il faut également observer à qui incombent l'établissement et la réparation des voies, c'est-à-dire, si des cantonniers spéciaux sont em* ployès , ou si le personnel occupé au transport se charge de ce travail.
Le tableau précédent démontre à l'évidenQç la supériorité
TRANSPORT SOUTERRAIN. ANOLETBRRB. 34^
du roulage avec voies en fer sur le tratnnge, quel qu'en soit le moteur.
Dans les courtes distances , les hommes sont préférables aux chevaux, parce que, dans l'emploi de ces derniers, les difBcuItés de tourner dans un espace resserré, le temps perdu pour attendre que le chargement soit complet , pour l'attelage et le dételage aux deux extrémités du parcours , diminuent considérablement l'effet utile. Cependant, en certaine localités, les difficultés de se procurer des rouleurs, l'esprit peu docile et fort enclin à la rébellion de cette catégorie d'ouvriers , engagent fréquemment les exploitants, malgré les désavantages des courtes distances, à leur substituer les chevaux , dont les exigences ne sont jamais' à craindre.
Quelle est la limite au-delà de laquelle les frais de traction par chevaux excèdent ceux des rouleurs? C'est ce qu'il est impossible de déterminer d'une manière générale. Ce calcul ne peut avoir lieu que pour chaque cas spécial , en comparant, à effet utile égal, le salaire des uns et la dé* pense très-variable des autres. Toutefois, cette limite est généralement regardée comme comprise entre 300 et 4Q0 mètres.
Pour les grandes dislances, les chevaux sont évidem* ment les moteurs les plus économiques. En outre, le transport s'effectuant plus rapidement, l'extraction est majorée.
Dans l'emploi des galeries navigables , les frais de traction sont très-minimes; mais ce mode, auquel peut être substitué le transport sur voies de fer à la surface, n'offre pas de supériorité sur ce dernier. Des dispositions locales parti* culières et des travaux préparatoires fort coûteux ont d'ailleurs empêché ce système de se propager.
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CHAPITBB VU. — Tif. SBOTMN.
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Extraction; épuisehbht.