Vérification de la boussole
Il est rigoureusement impossible que le eoastrueteur foumiase des instruments exe«apts de tout défaut. L'opérateur fleil donc étudier avec soin celui qu'il se propose d'employer; te rejeter si les imperfections reconnues ne sont pas de nature à être corrigées , et les observer aveo S9iii lorsqu'il est possible d'en tenir compte.
U reeberebe d'abord si la graduation du limbe est nnitfmnt>> Daas ee but, il prend entre les deux pointes d'un compas les cordes correspondantes à des arcs de 1^, IK, SMI, etc., degités; il les applique sur toute la eirconfé- Reoofl, b pariir de S60 degrés; puia« reeulnnt sueoeiaîver iMPt ta point de départ d'un degré à droite , il répète oecte epétistian autant de fois qu'il se trouve de degrés ceiMpiris dans Tare déterminé psr l'ouverture du compas, lies îneorreotions dans la graduation , qu^que légères quWIe» soient, solfisent pour proscrire l'instrument; car neft'^uleQieni celui-ci ne peut servir si les résultats de l'observation doivent être soumis au calcul » mais encore ees erreurs , dénotant le peu de soin apporté dans sa con* feetioui font pressentir l'existence d'autres défauts plus dîffieiles à ponsmert
440 CHAHTRE Vtlh ^^ I*. StCTIOR.
Le géomètre observe le jeu de Taiguille sur son pivot au moment où il en approche un moreeau de fer. Il la juge dans de bonnes conditions si les oscillations en sont vives , rapides et régulières ; si leur amplitude déeroit insensiblement et, enfin, si raiguille reprend exactement sa place primitive. Mais des oscillations lentes et paresseuses exigent qu'il en recherche la cause. Il examine, à Faîde d'un verre grossissant , la cavité conique de la chappe , dont il expose les parois à l'action des rayons de ,1a lumière « afin de s'assurer si elles n'ont pas perdu leur poli ou si le fond de la cavité n'offre pas une surface trop grande. Dans ce dernier cas, quoique l'aiguille oscille fort bien, elle est exposée à changer à chaque instant de centre de gravité et cesse d'être comparable à elle-même. S*il ne trouve pas de défauts dans la chappe, il examine le pivoC, dont la pointe peut être émoussée; alors il le dévisae, lui Tait une pointe convenable et le recouvre d'une goutte d'huile d'olive. Enfin , les défauts peuvent provenir d^une perte de la vertu magnétique , qu'il renforce par l'emploi des procédés décrits dans les ouvrages spéciaux sur cet objet.
Le géomètre, dans le but de reconnaître les défauts d'excentricité, fait tourner la boussole sur une table dé niveau ; il amène successivement la partie nord de l'aiguille sur un grand nombre de points de la circonférence et s'assure si la partie sud correspond à la notation diamétralement opposée; ainsi, la première, coïncidant avec 360 degrés, la seconde doit indiquer 180 degrés , etc. Mais il est rare que le constructeur soit assez heureux pour implanter la capsule de calcédoine de telle façon que le centre de gravité de l'aiguille tombe sur la ligne droite, qui en réunit les deux extrémités, et pour faire coïncider exactement Taxe du pivot et le centre du limbe. L'une ou rauure de ces
BRRBUnS DE LA SOUSSOLB. iil
0péralion8 M défeetueuse el quelquefois toutes les deux (i)« Mais il est facile de corriger ce défaut d'exoeutricité en lisant la graduation aux deux extrémités de Taiguille et en prenant la moyenne. En effet , soit un limbe gradué (fig. 17 , pi. LXXVI) dont le centre est en c. Si aucun défaut dVxeentrieité n'existe , la ligne droite qui unit les pointes de Taiguille prenant la position aa\ il sufBt simplement de lire rindicatiori de l'angle Nca (70^); mais ci cette même droite , portée parallèlement à elle-même de c en rf, se place en bb\ le résultat sera la valeur de Tare Nb (71* 1/9), qui cependant ne peut être confondu avec le premier. Alors si la lecture de la graduation aux deux extrémités de Taiguille donne , d'un côté , Nb trop grand de 06, de l'autre iV66< (948" 1/9) trop petit de a«6S il est évident que la moyenne de ces ares établit une compensation capable d'anéantir Terreur ; car les deux arcs ab et a^V compris entre parallèles sont égaux et de signes contraires. L'uniformité des indications exigeant que la valeur des angles se rapporte constamment à Tune ou à Tautre partie de l'aiguille , è la partie nord , par exemple , comme le veut l'usage , il suffit d'un petit calcul pour établir cette notation moyenne. Si la partie bleue de l'ai* guille indique un arc moindre que 180^, le calculateur recranehe 180^ du chiffre indiqué par la partie sud ; il «goûte le reste au degré de la partie nord et prend la
(f ) n est toujours possible de distiogaer le défaut d'excentricité prévenant d*oii pivot mal implanté, de celui qui dérive d'une fiusse position de la chappe. Dans ce dernier cas , l'erreur est constamment la même sur' toute la circonférenoe du limbe; tandis que, dans le pro* mier, elle est à son maximum , lorsque le diamètre, passant par Taxe du pivot , est perpendiculaire à Taiguille, et nul quand les deux diamètres se eonfondent.
441 CHAPITM VIIU ?— f\ SBOTIOR.
mbUié 40 la aonme. liv nMalîM» iadlfii^ )ttî donmratent s
Dont la moîlié est 70<^ degrés.
Si, au contraire^ Tare de la partie nord est çonmris enlrj^ 180^ et 360®^ il ajoute 180^ à la notation indiquée par |a points ^ud et en prend |a demi ^n^tne. Supposant li| figure renversée:
La pointe nord indique 248^ 1/â
;. / La pointe sud 71 1/2 +180 251 1/2
. 5 ... V , •. • • SQft î • •
dom la moitié 950 exfriue la vièMi kéolla 4e Ktre «berché.
U peut» arriver qtae Taxe (fe figure de t'aigirilic- BeffliUH tidé pas dvee son ase megnétique ; par exemple a 6 (%. 18, pi. LXXVI) peut fermer, un angle* aveo «ifi, eÉpeessioii du m&rîdien magnétique. Or , eoiBme les pèiiite» de Vmi* guille indiquent la valeur de Tare obaervé , tandie qir*M contraire eettis veleqr doit être prîae sur Fiixe mm 4^1 ed riaelle que , Suivant les eireenetencei , on lira lin ère iVin trop grand ou trèp. petit d'ene quantité mm. L*appnèeieliM de eetir erraur peut «yoùr lieu soit en oompanini Tiflttrf* ment avec un autre dont la vérification a été faite , soit en \ le plaçant sur une ligne méridienne bien déterminée , pour
pbsef ver la coïncidence exacte du nord de Taig^uill^ Qyec i^ ppJDt ?60. Cet inconvénient offre, du re$tç, p«u (ij^^(^^ ¥tlé> si surtout Tare do dérialion am efoservift la même Vcîteiii' pour' lés diverses posititîils dfe raigulHe ; car cette (erreur se portant sur toutes les détçrQ)ina(ion$ ^ d^ns U même sens, le résultat consiste w W lé^^er d^fitontiit
BiMiRiws DE LA souaaoiii 4IÏ
4H.||aiif^i«li loagi^ sw k plan généoil, dét^laoaneob ^fop ifiml degi^ «Ut oMiximuin ei, la pk^atl duteaip»^;
.: l^ défaut 4» pardlMUsme emre le rayon visual et k ligott JHEiS mt nae loum^ d'erreurs dont le géomàlre ohèrebe k m gfifwUr. I^CKNP reconnaiire ce vioe de conatriMlîott ,•' îl fflifirte iMie «lidade aecessoire, qu'il plaoe sur 1» HgM Mtin RfolodS^eet ti?«ei&e dans ee^but sur U boite ; il vise ()mic ^ leintSM^ mx deux lignes vertieales s6fi^ràM fM unt ^klfmt^ ég&Je à Tespaee compris entre rax4^ de Jn lltMtl^ # 1^ ligne ^5. La ligne de droite étant amenée au point de croisement des deux fils de la lunette atteébée iiv.l^iasinme»t^ k Ijgootde gauche doit tomber sur .les ||^4eill4ide4e» si. le parallélisne a été bien ebservé. Dme letiiaa oontraifOi il reoaédie à œ défaut à Tatde des vitale i^iiP9i^« si toutefois rîQstvument. en eal muni. Les betist se)eS| 4 esisse eu bois,, n'en possédani pas et., pareonoé^flieet^'M s^ prMs*4 pas aces correotiens, préscatent om Mi|lefCqetien eapable d*ce faire repousser remploi.
<993. Ite Id déelinmùn de NiguHle aimantée.' '
L» pli» du méridien magnétique forme , atcc cehafi' du mMdlen W»î, un angle variable, suivant les épeqiHSS,' et dent l'ebseyvalfon a fait connaître l^s fois. Cet angte e^ éifefgfié sous le xïo^ de déoHrmUim de raiguille aimantée. '
Avant Tannée 1668< (1) celte aiguille déviait è Fest
tfj QciB^QCi^pii^ts sont extrait de TexoeUest Mémoire publié j^p It . ^çtelçt , dans les 4nnaiei des Travaux putflics de Belgi^ufi », aouf fe WiTiîéQ'.Empioi de ia boussole dans les mines» Tome l«'.,i843,p. 247. Voyez aussi V Annuaire de ^Observatoire de Bruxelles pour i*annés IS47, page 280.
iii àUÀPITRfi Vill. — r. SEOTiÔIf.
do méridien. A cette époque , elle se dirigea quelque temps vers le nord, puis elle s'écarta vers Tooest. En 1814, elle semble avoir atteint le maximum de son eieur* sion occidentale, au moment où elle formait, avec le méridien astronomique , un angle de S9«. 34 qm , depuis ee temps, a sensiblement diminué et diminue encore tous les jours. Ces angles variables constituent h varmUom iéculain du magnétUme terre$êre , dont les effets ne aoni sensibles qu^aprés un long espace de temps. Cette dimînuUoo n*est pas régulière; elle n'était dans l'origine que de 3 à 4 minutes par an , tandis qu'en 1846 elle a été d'une valeur double, c'e8t*è«dire de 8* environ.
En outre , l'observation a fait reconnaître des mriaêiom diumes , c'e8t*à-dire des écarts plus ou moins grands de l'aiguille aimantée, suivant les instants choisis dans ane période de 34 heures. Ainsi, dans nos climats, l'exeur* sion maximum à l'ouest a lieu vers une heure dé Taprèa* midi, puis elle diminue progressivement jttsqo*i oiiie heures du sot; alors, à peu près stalionnaire pendant le reste de la nuit, elle recommence è augmenter vers huit heures du matin. C'est donc pendant le jour, entre 8 heures du matin et 8 heures du soir , que les variations diurnes sont les plus considérables. Elles ne sont pas les mêmes dans des climats différents, et elles difièrent aussi suivant les mois de l'année où se font les observations; ainsi la variation diurne est i peu près triple au printemps et en été de ce qu'elle est pendant l'hiver.
Le tableau suivant, dressé par M. Quetelet, donne, heure par heure , les déclinaisons moyeilnes et les variations précédées de leurs signes , c'est-à-dire les écarts de la déclinaison moyenne du jour déduits des nombres qui précèdent*
tmilBtlRS DR LA BOVSSOLt^ TABLEAU A.