De la chaux
Les mineurs emploient diverses espèces de cliaux :
La grasse dans les constructions de la surface du sol; la maigre pour le revêtement des puits et les autres travaux souterrains, et la chaux hydraulique dans les maçonneries qui doivent se trouver en contact avec les eaux.
Les matériaux de cette espèce proviennent généralement des terrains dévoniens sur lesquels reposent les bassins carbonifères. Leur valeur varie suivant les qualités et la distance des mines aux lieux de fabrication.
Le prix de Thectolitre de chaux, pris au pied du four, coûte, au Couchant de Mons, de 0.45 à 0.50 fr. Au Levant ou au Centre du Ilainaut, 0.35 fr. et 0.45, y compris
lion, sont en outre soumises, k leur entrée dans la ville, à un droit fort élevé. U semble que cette circonstance constitue un double Impôt sur le mémo objet.
|0 CHAPITRE Vil, — r*. SECTION.
le transport sur une distance de 4 kiioinèires , eu |Mtf*tie «ur de$ chemins vicjnoux. Dans quelqucis basms firançaû| sa valeur est de 0.90 fr; En West()baUe, ce prà varie (le 1.35 à 1.75 fr/ pour les localiiéa les plus Rapprochées des fours ; il s*élève à fr. 2.08 pour les plus iékMgnées.
La chaux grasse est coulée dans un hassin avec ci^cés d'eau. La chaux maigre est traitée de la méêm wani^e; mais souvent elle est fusée, c'e^jl-à-dirç dispo^ en iUis, |)uis arrosée, par aspersion d'eau avec la maio jusqu'à ce qu'elle soit réduite en poussière» et, cofin, /étaufl^ m |a recouvrant d'une couche de sable q/ui y retieni la ebaleur af, la vapeur dégagées par rextinctioo.
liC volume des diverses espèces de chaux est beaucoup {>lus grand après la coulée qu'à l'état de pierre. Aiasî un hectolitre de chaux d'Arquennes , provenant du four , pror duit 210 litres de chaux coulée. Celles de Sénonches, en France, rendent jusqu'à 2.6 hectolitres.
Le foisonnement est moins considérable dans les qualités maigres; un hectolitre de chaux en pierre, telle que celle dont on se sert à l'intérieur des travaux des mines du Hainaut, produit 1 .70 hectolitre après la coulée. Lorsqu'elle est fusée, le produit est de 1.96 hectolitre ^ c'est-à-dire que son volume a presque doublé.
Deux manœuvres recevant chacun un salaire de fr. 1 .50 , ayant à leur portée l'eau nécessaire, peuvent couler 60 hectolitres de chaux en une journée de 10 heures, ce qui fait 0.05 fr. de main-d'œuvre par hectolitre. Si l'eau était située à une notable distance, ou qu'il fallût l'extraire d'une certaine profondeur^ le prix de la main-d'œuvre s'accroîtrait nécessairement.
Dans les mêmes conditions que ci-dessus, un ouvrier étouffe ou fuse 50 hectolitres de chaux maigre ; la .maind'œuvre de l'hectolitre revient donc à 0.03 fr.
S.iBLE« I )
7{iS. Sable ^ cendres de machines et Iniques pulvérisées.
Le prix du sable dépend de la profondeur d'où il est «Kirait, de Tépaisseur de la stratifieaiion , de k puissauee des bancs qui le recouvrent , de la possibilité d'employer fieiie substance sans la cribler, ou de la nécessité de lui faire subir cette opération afin d'en extraire les corps étrangers, de la distance qu'il doit parcourir pour arriver à destination , etc.
Voici les éléments du prix de revient d'un hectolitre de sable :
Un ouvrier terrassier pouvant, dans les circonstances ordinaires, extraire et charger 6 mètres cubes de sable dans une journée pour laquelle il reçoit deux francs, la valeur de la main-d'œuvre sera de fr. 0.33
Un cheval et son conducteur coûtant 4 fr., transportent 8 mètres cubes & un ou deux kilO"» mètres de distance » 0.50
La détérioration du terrain calculée sur la base indiquée ci-dessus à l'occasion des briques. » 0*33
Valeur du mètre cube , fr. 1.16 soit 0.11 à 0.12 fr. l'hectolitre.
Si , outre la terre végétale , le sable était recouvert de stratifications étrangères, le terrassier n'en extrairait plus que 3.50 mètres cubes et le prix de l'hectolitre s'élèverait i 0.163 fr. Le criblage en porterait le prix i 0.20 ou 0.25 fr.
Les scories ou résidus provenant des grilles des machmes i vapeur^ criblées de telle manière qu'elles ne contiennent pas de grains dont le diamètre excède 0.003 h 0.003 mètre , sont appelées cendres de machines.
a CHAPITRE Vlh — ^^ SECTION.
Les poussières de briqueteries sont également le résultat du criblage des briques tendres pulvérisées spontanément ou artiflciellcment.
Cerner 09 de «t«eJMM«r«.
Un manœuvre , dans une journée , peut en cribler âO hectol. , fr. 1 .«$0 Transport à la brouette à iOO mètres de distance ( 1 heure
et 20 minutes) » 0.20
Usage du crible , des pelles, etc » 0.10
Fr. 1.80
ou, par hectoHlre, fr. 0.09.
Cette valeur est une moyenne qui augmente ou di* minue suivant la quotité relative de cendres fines que contiennent les scories des foyers , circonstance dépendante , d^aillcurs , de la nature du charbon brûlé sur les grilles.
' Les briques réduites spontanément en poussière ont la même valeur ; mais si l'exploitant doit pourvoir & leur pulvérisation, Texpérience enseigne que la main-d'œuvre exigée par la manipulation des 20 hectolitres doit être majorée de la Valeur d'un travail de fO heures, soit fr. 1.80.
L'hectolitre revient alors à fr. 0.18.