Des contrats relatifs aux machines d'extraction
Autrefois la quotité de travail exigé d*un moteur d'extraction était indiquée par la simple expression du nombre de chevaux correspondant à l'effort requis; mais lorsqu'on en venait à l'expérience, il survenait souvent des difl}cultés et même des procès relativement à l'appréciation et à l'application de la force désignée de cette manière. Depuis quelque temps, les exploitans ne tiennent compte que de l'effet utile produit , abstraction faite de toute résistance passive de quelque* nature qu'elle soit ; ils se bornent à spécifier dans *le' contrât que la machine devra extraire un poids de • • • de la profondeur de • . • en un nombre donné de minutes. Mais comme il est rare qu'un puits ait atteint la profondeur voulue au moment de procéder aux expériences nécessaires è la constatation de l'effet utile, c'est-à-dire è l'expiration de Tannée de garantie, il convient, pour que l'opération désignée par le contrat soit possible , d'introduire quelque disposition dans le contrat. Voici un procédé propre à éviter les discusaions.
Si , piV axçnr^)Ie , l'exploitant a besoin d'une machine
qui, en douze heures, puisse- extraire 2,500 hectolitres, s' ^,...* ••>. •-
(i ) AnnaUs des Mines ^ 4*. série, tome iiS , pages 836 et 541
MACHINES A VAPEUR. iOl
soit 13K vases de 20 hectolitres chacun, ou 1,800 kilog. d'une profondeur de 400 mètres, il établira les données suivantes :
Vitesse normale du vase, mètre 1.40 par seconde.
Durée de l'ascension, 4 minutes 45 secondes.
Temps destiné à recueillir les vases, 1 minute.
Durée totale pour les 125 traits, 11 heures 58 minutes 45 secondes, soit 12 heures.
Effet utile, 1,800 kilog. X 1*40 mètre »= 2,520 kilogrammètrcs, ou environ 34 chevaux, qui, par précaution, sont majorés d environ 1/6* et portés à 40 chevaux, ou 3,000 kilog. élevés à 1 mètre.
L'effet utile définitif devient donc:
3,142 kilog. X l*iO mètre = 2,998.8 kilogrammétres.
Si, au moment où les expériences doivent avoir lieu , le puits n'a atteint qu'une profondeur de 200 mètres, c'cst-àdire la moitié de celle pour laquelle le moteur a été construit, celui-ci sera conforme aux conventions s'il extrait la même charge dans un temps moitié moindre, c'est-i-dire , s'il élève au jour les vases d'extraction en 2 minutes 22 1/2 secondes ; en réduisant toutefois le temps indiqué pour les recueillir à 30 secondes , afin de ne pas laisser au générateur plus de temps proportionnellement qu'il ne leur en est accordé pour créer de la vapeur.
Comme plus tard le cable , en s'allongeant , devient plus pesant, il est indispensable de tenir compte de cet excédant , en opérant de la manière suivante :
Soit H la profondeur pour laquelle le moteur a été construit; A, celle de l'avaleresse au moment des essais, et P le poids de la partie de céble qui devra être ajoutée lorsque le puits atteindra sa profondeur totale.
Supposant cette dernière condition remplie , P est ^ulevé dans son intégrité au moment où la charge quitte
1P| CHAPITRE VU, — \f. SECTION.
l'apcrochage \ ^qn poids diminue à piesure que oe)le?ç| s'élève ^ devieqt nul lorsque le vase arrive k la fiauteup
H — A. Donc — - exprime un poids dont Taction se
fait sentir penijant toute la haqtevir H — h et qui nécessite
remploi d'une force motrice égale à ( ff — * ) "S" l^ilo-
grammètres. Mais si cette force doit agir pendapt toutff
P la hauteur H, {H — A) — — , est le poids qu'il faut ajouter
au co/itepu du vase d'e$traction , conime compeQsatjou
approximative de rallongement ultérieur ({^ câble.
Dans les conditions numéfiqqes énoncées oi-rde^sus, et
en supposant une au([mentation du poids de la corde égale
à i,200 kilog., on a (400 — 200) — ^ =300 kilog.
Ce poids, ^joul^ à celui d\\ iqinerai^ forme la ^bargQ
qye le ipfioleiir doi^ enlever plusiei^i^ fois sueq^si¥einept ,
en 2 mii^utçg 2^ 1/^ secondes, ^n laissant entre chaque
trait un intervalle de 1/2 minute, pour que l'apiidreil
remplisse ]e$ conditions voulues,
Jl^a quantité de combustible attribuée au moteur ser^ eypfÎQjiéç pn bloc , par pn nçimbre de ]|[ilogra{nrpes ç(uit s%9imés ^ une biemre; uiais rieq ne s'oppose à cç que cette qt)ptité soit rapportée k l'upité de force: le c^^^valvapeur, pourvu que cette dernière soit une fraction de leffet utile et par conséquent se déduise des calcui; ei-dessu^.
Il est inutile de déterminer dans le contrat le nombre des générateurs; renonciation portera simplement qu'ils seront en nombre suffisant pour la marche régulière d^ Vappareil. Mais il est souvent convenable de déterminer leur maximum de longueur.
UAGHINES A VAPEUR* i03
Il suffira d'indiquer, quant aux manomètres et autres appareils de sûreté , la nécessité de $e conformer aux arrêtés et règlements sur la matière.
L'exploitant peut faire insérer dans le contrat, que loul ce qui a rapport h Tapparetl et (ou$ lea orgapes métalliques sont au compte du constructeur. Il peut ajouter que les coussinets et lea grains seront en bronze; que les pièces tournées et polies dans les machiaça les mieux soignées le seront également danç l.e (noteur à aopstruire. Mais il doit se garder de stipuler la longueur de la course du piston , le rapport des engrenages ou la dimension des pièces; il prendrait ainsi une espèce de responsabilité qui déchargerait d'autant celle du mécanicien , auquel il doit d'ailleurs laisser toute latitude possible.
ËuQn , il ne devra pas négliger de fi^re reconnaître »u dernier la bonne nature des maçonneries , et , en oerlains cas , exiger de lui la surveillance de cette partie des constructions , afin d'éviter des contestations inévitables si quelque organe se déplace spontanément, circonstance dont le mécanicien se disculpe presque toujours en allégant le tas* seno^pt de$ fondations, comme étant la cause de Taccidcint^
Cest ici le cas de dirç qu'en fait de maçbinç^ v\<h triées, il ne faut pas rechercher le bon marché ; mais de bonnes combinaisons et une exécution parfaite. Le constructeur dont les qppareîls sont à vil prix cherche à réaliser des économies sur la matière et la main^d'c^uvre ; de là , des réparations incessantes qui , ialef rompant l'extraction , forment une valeur plus grande que la différence des pr.i?c , et suscitent à l'explpitant des dé^agréna^itts et des procès. Il serait facile de citer de nombreux exemples pour protiver que souvent la machine la plus coûteuse çst relativemeiit aussi la plus économique.
loi CHAPITRE VII. — II*. SECTION.