‹ Traité de l'impuissance et de la stérilitéChapitre 72 sur 164 · IMPUISSANCE CONSÉCUTIVE. — MALADIES GÉNÉRALES · texte numérisé non relu

IMPUISSANCE CONSÉCUTIVE. — MALADIES GÉNÉRALES

Parmi ces circonstances, les unes, purement, et entièrement physiques, ne sont pas autre chose que les états pathologiques, la maladie proprement dite ; les autres, au contraire, soumises à notre libre arbitre, ont eu besoin pour se produire, de l'incitation interne que l'on appelle la volonté.

C'est dans cette division que je comprendrai toute la matière de ce chapitre.

§ I. — Impuissance cons«^eu(ivc t\ un état organo-

patliulogique .

Les états pathologiques qui laissent après eux l'impuissance sont excessivement nombreux; la majorité de ceux qui la comptent au nombre de leurs symptômes, peut être rangée dans cette catégorie, car les altérations locales, soit de l'innervation, soit des tissus, sont souvent assez profondes pour survivre à la cause qui les avait produites. Ce fait, d'un ordre de pathologie générale, se montre tous les jours, par exemple, dans les affections comateuses, dont la paralysie ou l'anesthésie persistent, en tout ou en partie, après la disparition de l'apoplexie ou de l'accident cérébral qui leur avaient donné naissance.

Je me suis ailleurs suftisamment occupé des affections qui s'accompagnent d'impuissance, pour qu'il me soit permis de ne plus y revenir ici ; je dirai seulement, d'une manière générale, que la suspension de la fonction copulatrice peut persister, dans les cas où la maladie n'avait pas son siège sur l'appareil génital lui-môme, toutes les fois que l'iimervation ou les forces plastiques de l'organisme ont été profondément troublées, comme, par exemple, dans à peu près toutes les affections graves des centres nerveux, et dans les maladies débilitantes dont les convalescences sont longues et pénibles.

Quelquefois ces mêmes affections, sans avoir produit l'im-

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puissance, et même après avoir occasionné un état tout à fait contraire, lèguent au malade ce triste accident. J'ai observé un fait de ce genre, et il en existe plusieurs exemples dans la science ; ce fait a rapport à une apoplexie du cervelet qui, pendant tout le temps qu'elle dura, produisit une espèce de priapisme, et laissa, après sa guérison, une impuissance complète qui ne se dissipa qu'après plusieurs mois d'une médication localement excitatrice.

Les pertes trop abondantes de sang {Jiémorrhagies) , d'u. rine {polyurié)^ de matières fécales {dyssenterié), etc., agissent comme les maladies débilitantes, et doivent être rangées dans le cadre de celles qui portent atteinte aux forces plastiques.

En résumé, les maladies générales auxquelles l'impuissance consécutive peut être rapportée se divisent en deux grandesclasse : 1' celles dont l'action délétère s'est exercée sur l'innervation ; 2° celles dont l'influence s'est principalement fait sentir sur la vie de nutrition.

Dans le premier cas, l'impuissance a surtout pour caractère l'impossibilité de l'érection ; presque toujours les désirs vénériens subsistent, l'organe seul fait défaut.

Dans le second cas, au contraire, la flaccidité de la verge s'accompagne presque constamment d'indifférence pour le sexe ; l'apathie morale est au niveau de la faiblesse génitale^ et le malade, privé de désirs, n'obéit qu'à sa raison en voulant ressaisir des jouissances vers lesquelles rien ne le pousse.

Aussi la médication, est-il besoin de le dire, diffère complètement dans l'un ou l'autre cas : excitatrice lorsque l'impuissance est consécutive à une affection des centres nerveux, elle est fortifiante d'abord et excitante ensuite, lorsque l'anaphrodisie succède à des altérations des forces plastiques.

J'ai dit ailleurs (1) les ressources qu'offre chacune de ces (1) Voyez les pages 133 et suivantes.

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