TROUBLES DB LA FONCTION TUBAIRB
quelle voleur doivent être, nu point de vue où nous sommes placée les moindres allérations de cet organe. Ct'pendant, ainsi qae je l'ai déjà fait remarquer pour les testicules et les ovaires, les chances TAcheuses que créent de semblables conditions anatomiques et pathologiques sont diminuées de moitié par le fait seul de la duplicité de Tapparcil. De plus, leur position dans les profondeurs de la cavité abdominale met les trompes à l'abri des violences extérieures, tout en les exposant, il est vrai, par la mobilité dont elles doivent jouir pour remplir leurs fonctions, à des déplacements dont on a déjà pu se faire une idée par cequej^ai rapporté plus haut.
Cette mobilité est surtout manifeste au pavillon destiné, comme on sait, à venir s'appliquer sur Tovaire pour recueillir Tovule que celui-ci laisse échapper.
Quelle est la nature de cette union de la trompe et de l'ovaire? Y a-t-il simplement juxtaposition? ou se fait-il entre eux un lien de formation nouvelle, destiné à assurer les rapports passagers de l'un et de l'autre organe?
Chez certains animaux, la loutre, le putois, le phoque, etc., ces deux parties sont unies entre elles au moyen d'une espèce de capsule fournie par le péritoine, close de toutes parts, et dans laquelle sont renfermés Tovaire et l'extrémité de la trompe. La même disposition a été signalée chez les carnivores par Rudolph Wagner (1), et chez plusieurs autres animaux par Von Baër (2) ; eiiGn, dans la race canine, cette capsule n'est pas close de toutes parts, mais
(4) Lehrbuch der vergleichenden Analomie. Leipsick, 1827, p. 353. (2) De ovi mammo/ttim et hominis geneii ; episiola ad Acad, (kn, Petropolitanam, Leipsick, 4837, p. 72.