‹ Traité de l'impuissance et de la stérilité v. 1-2Chapitre 65 sur 122 · SECTION DEUXIÈME · texte numérisé non relu

SECTION DEUXIÈME

DHPUISSANCE CHEZ I.A FEHME.

Il est incontestable que si j'avais enfermé le mot impuissance dans les limites étroites de la définition que l'on donne ordinairement a cette expression , à savoir : inaptitude permanente ou temporaire à la copulation, la femme, en dehors de quelques rares vices de conformation et de quelques cas de maladies non moins rares, serait peu eiposée & cette infirmité, car, ainsi que le dit Vircy, elle peut toujours recevoir passivement les caresses de Thomme.

Cependant le rôle de la femme, dans le coït normal, n'est pas entièrement passif; elle ne saurait être déshéritée des douces émotions et du plaisir attachés à l'acte de la génération, car, si sa volonté est nécessaire à la réalisation de cet acte, la même volonté peut s'opposer à son accomplissement en refusant les approches de l'homme. Il faut donc à la femme un appAt, un mobile pour ne p«s repousser l'accouplement, et en même temps, comme récompense, si Ton peut ainsi dire, attachée h l'accomplisse-*

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mont dr (ouic fonction |)liysiolo<;i(]ue, iiiir scn<«iUion (!o bicn-ètre cl un sentiment de bonheur.

Les désirs et le plaisir vénérieos incombent donc à la femme au même titre qu'ils appartiennent k Thomme, et les uns et les autres rentrent dans Tordre normal des conditions physiologiques du coït.

Dans les actes de la vie de relation, tous les êtres, quel que soit le degré qu'ils occupent dans rérlielle zoologique, remplissent un râle actif, que cette activité soit sous la dépendance de l'instinct ou de la conscience; sans désirs et sans plaisir dans la copulation, la femme ferait seule exception à cette loi universelle <le la nature, ce qui évidemment n'est ni admissible ni vrai.

Le coït est donc chez lu femme, comme chez l'homme, soumis ù de certaines conditions; cl s'il est incontestable qu'un état pathologique existe (ou'.cs 1rs rois(|(rune fonction ne s'accomplit pas dans les limites (|ui lui son( tracées par la nature, il faut adii^cltre que l'absence d'une ou de plusieurs des conditions du coït normal chez lu femme constitue un état morbide ou pathologique.

C'est cet état morbide que j'a[q)elle impuissance.

L'impuissance n'est donc pas pour moi, ainsi (|ue l'ont définie mes devanciers, l'inaptitude permanente ou temporaire à la co|)ulntion, mais bien l'absence d'une ou de plusieurs des conditions du coït physiologique.

J'ai dit ailleurs quels étaient, chez l'homme, le nombre et la nature de ces conditions. — Je n'y retiendrai pas ici.

Chez la femme, elles sont au nombre de trois :

La première , désirs vénériens , est entièrement sous l'empire de l'Ame ;

La seconde, réception dans le \ngin de la verge de ThommC; appartient exclusivement au domaine organique;

IMPDiSSAlfCB PAR OBSTACLES A L'iNTROIlIflSIOlf. ftSl

Et la troisième, plaisir, prend (oui à la foin sn source et dans l'Ame et dans les organes.

Je sais que celle dernière proposition ne sera pas acceptée sans conleste, car, ainsi que le dit je ne sais quel auteur, souvent un coïl , commencé dans rindiiïércnce, se termine par la voluplé. Mais je ne m*y arrélorai pas davantage ici, et je renverrai en son lieu et place lo discussion de ce point en lilige.

Quoi qu'il en soit, et pour simplifier encore plus la question, on peut dire que lu femme a deui rôles dans le coït : l'un passif, conslilué pnr la réception de la verge de Thomme dans son conduit vaginal; l'autre actif, rempli par les dé* sirs et le plaisir vénériens.

L'un et l'autre de ces deux rôles peuvent être suspendus, et alors, selon que rincapocité porte sur la partie passive oa active de l'acte , on a deux genres d'impuissance chez la femme que je désignerai, pour ne pas tomber dans une technologie prétentieuse, par des expressions connues de tous, à savoir :

1® Impuissance par obstacles h l'intromissioD ;

2° Impuissance par frigidité.

C'est à ce double point de vue que je traiterai Timpuissonce chez la femme.

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