VIU PRÉFACE
de la Grande-Bretagne ont faites sur le pied du cheval, qui a été pour eux, on peut le dire, un sujet de véritable prcdilectioa.
Sans doute qu'il y a de ma part quelque témérité à placer, sous un patronage aussi considérable, un livre qui ne répondra peut-être pas au nombre et à la grandeur des moyens dont j'étais libre de disposer pour l'exéculer. Je ne me le suis pas dissimulé, mais j'ai dù me mettre en debors de cette préoccupation pour obéir à un sentiment bien naturel de reconnaissance envers ceux, devanciers ou contemporains, dont les travaux m'ont été si prolitables.
Un mot maintenant sur le plan suivi dans la rédaction de ce livre*
Ce plan est celui qui m'était tracé par la nature même.
Dans une première partie consacrée à Tanatomie, j*ai étudié avec plus de développemeiiLs qu'un ne l'avait fait cacore, la disposition et la structure des différents tissus, dont l'admirable assemblage constitue la région du pied du cheval, tâchant à éviter, autant que possible, et la surabondance des détails trop minutieux qui fatiguent le lecteur, sanâ beaucoup d'avantages pour son instruction, et la trop grande sécheresse des descriptions qui ne donne pas une idée suffisante de la disposition organique qu*on se propose de Mre comprendre.
Afin de faciliter l'interprétation des faits de Tanatomie, de la physiologie et delà pathologie que ce livre a pour but d'écîairer, j'ai cru devoir ^jouter à son texte un atlas de trente-quatre planches, dont l'exécution a été confiée à H. Ed. Pocbkt, l'un des élèves les plus
distingués de cet excellent maitre Jacob, ancien professeur de dessin à l'École d'Alfort, où U a laissé de si bons souvenirs, et qui a élevé
à la science anatomique humaine i'uu des monuments les plus impérissables.
Un pai cil travail ne pouvait se faire sans de» frais considérables.
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devant lesquels ont reculé les éditeurs de profession, eu raison même du public assez restreint auquel s'adresse un ouvrage de la nature de celui-ci, et de la lenteur de son écoulement. .
Cette première et grande difficulté ne devait pas m'arrôter, si Je voulais faire un livre aussi ulilc que possible aux vétérinaires.
En général, un ouvrage d*anatomie a besoin, pour être bien cornpris, d'être accompagné de planches, qui, mieux que no peut te faire le texte, initient Téléve aux secrets de rorganisation dont il doit reebercher la connaissance plus complète par la dissection, et remettent mieux aussi dans la mémoire du praticien la disposition organique que la dissection lui a autrefois dévoilée.
Mais si les planches sont utiles pour iï-uulû de Tanatomle en général, leur utilité est surtout incontestable lorsqu'il s'agit des régions du corps qui, telles que le cerveau, la moelle ou les tissus sous cornés, se dérobent par leur situation même aux atteintes immédiates do scalpel, et ne peuvent être mises è découvert qu'après la brisure de leur enveloppe résistante ^ opération difficile et pénible toujours, et qui teii que, dans la pratique, les investigations de Tautopsie s'arrêtent souvent devant cette barrière.
il m*a semblé, en raison de la difficulté que présente d'habitude la dissection de la région du pied du cheval, que ce serait rendre un véritable service aux élèves comme aux praticiens, que de donner, à Paide de planches, la représentation fidèle des tissus contenus dans l'intérieur de la boîte cornée.
C'est un des motifo principaux qui m'ont décidé à faire exécuter l'atlas joint au texte de cet ouvrage.
n est vrai que ce travail complémentaire du mien n'a pu être fait sans qu'il en résultât une plus grande élévaliou du prix de ia livraison qu'il accompagne.
Dans one puUicalioii essentiellement vétérinaire, c'est là un in-
oonvénîent réel, dont je ne me suis pas dissimulé !a gravité.
Mais cet ioconvéaient devait-il me faire perdre de vue les avantages incontestables que me semblait offrir l'adjonction de planches au texte de mon livre? Je ne l'ai pas pensé» et mes lecteurs, j'en suis bien convaincu, partageront cet avis, lorsqu'ils verront avec quelle habileté supérieure Tarlislc distingué qui a bien voulu s'associer à moi a reproduit les pièces anatomiques que je lui avais données pour modèles.
Je me suis, du reste, fait un devoir de remplir le plus qu'il m'a été possible, à l'avantage du public spécial auquel je m'adresse, le rMe d^éditeur dont J'ai dù me charger contre mou gré, en abaissant, autant qu'il a dépendu de moi, le prix de cette première livraison, et je puis
dire avec satisfaction que j'ai atteint un résultat qui n'est pas ordinaire dans le commerce de la librairie.
La deuxième partie de cette livraison traite des différentes fonctions du pied.
J'ai étndié snceessivementla ctreuîation artérielle et veineuse et la
nutrition dans les tissus du pied, le rôle de cet organe comme instrument principal de l'appareU locomoteur, les propriétés sensoriales qui lui appartiennent, et enûn les deux sécrétions dont il est le siège, à savoir la sécrétion kératogène et l'exhalation séreuse.
Toutes ces questions sont d^une importance si doumiaiite dans la physiologie du cheval, considéré comme animai moteur (et c'est là sa fonction domestique exclusive), que je n'ai pas hésité à leur consacrer des développements très-étendus.
Je n'ai pas fait effort, en exposant cette partie de mon sujet, pour éuiter d'élre long, parce que j'avais la conviction de ne rieu dire d'inutile, et il me sera facile, je l'espère, de démontrer, lorsque Je serai
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arrivé à la troisième division de mon travail, combien les connaissances fournies par la physîologfe sont fl&condes dans leur applica* tion à rbygiône et à la ihérapeulique du pied du cheval.
Cette première livraison n*embrasse que Tanatomte et la physio* logie.
Dans une deuxième, je traiterai de Tanatomie et de la physiologie
pathologiques, de réllologie des maladies du pied, de leur prognose et de leur traitement, considérés d'une manière générale.
Dans une troisième enfin, je donnerai la description spéciale de oes maladies , et Je formulerai les principes généraux qui doivent présider à la ferrure du cbeval dans les conditions physiologiques et pathologiques.
J'aurai recours, pour toutes les questions pratiques si hérissées de
difficultés que comporteot ces dernières divisions de mon travail^ Bon-seulement aux documents que fai pu recueillir depuis que ]e suis attaché à la chaire de clinique d'Alfort, soit comme chef de service, soit comme professeur, mais encore et surtout à la longue et savante expérience de mon père, et aussi au savoir de H. Vatel, qui tous les deux ont bien voulu m^assurer le concours de leurs lumières pour Tachèvement de la difllcile entreprise dont je me suis chargé. J'espère qu'avec une pareille assistance, il me sera possible de la conduire à bonne fin.
Je ne terminerai pas cet avant-propos sans adresser ici des témoignages publics de ma reconnaissance à mon collègue M. Goubaux, professeur d'anatomie à Àlfort, pour le concours qu'il a bien voulu me prêter dans les recliercbes auatomiques que mon travail a nécessitées; à H* Cléuent, chef de service de chimie à Atfort, auquel je dois des détails pleins d'intérêt sur la structure de la corne et sur ses propriétés physiques et chimiques ^ à M. Ghauvbau, chef de sei*-
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vice d'anatomie à l'École de Lyoa, qui m'a assisté daas mes travaux analomiques pendant son séjour comme élève à Técole d*Âlfort, et a bien voulu me communiquer depuis le rcsulial de ses recherches . micrograpfalques sur la cornet avec d^excellentes planches que je n'ai pu reproduire , parce que cela auraii entraîné de trop grandes dépenses; à M. Retna^, chef de service de clinique à Allori, qui a mis h ma disposition tous les documents qui pouvaient m*étre utiles*, à M. Leg&is ûls, vétérinaire à Paris, auquel je dois de irès-hons renseignemenlst fruits de son observation particulière sur Taetivité de la sécrétion kératogèue dans certaines conditions anormales du pied, et enfin à M. Dbshatbs, actuellement élève de la quatrième année à Aiforl, dont le zèle infatigable, Thabilelé manuelle et rinteliigence m*ont été d'un si uliie secours dans la préparation des pièces que M. Pocliet a reproduites avec tant de fidélité dans son atlas.
Alton, Ic3iniii 1851.
H. BOULEY.
TABLE IDBS KATIÈKES.
P»gM.
Divisiiins «lii livri». . . . , . . , . . , , . , , . , . , . , , , , 1
PRF.Mlf-RF DIVISION. ^ ANATOMIE.