III. — Des branches de la sole
On désigne ainsi les extrémités du croissant irrégulier que la sole représente.
APPABIIL COEHi. 415
Ce sont, à propienieiU parler, les parties les plus nHrécies de la plaque solaire (Pl. XXM!, u), colles qui sont inscrites daDS les angles d'innexion et soudées à leur face interne.
ConsidéroDfi mamtenaai, pour compléter cette étude de la sole, ses dimiioM, son ^amewr^ Bàeontùkmee, sa eoukur et sa s(ructur€^
Dmtùms dê la sok.
La sole csl divisée en régions exactemenl correspondantes à celles de la paroi, et dénouimées comme elles.
Il y a donc une sole de la pmce, des mamlles, des quartiers, du talons et des barres,
Épmsmir de la sok*
La sale* considérée sur un pied qui se trouve dans des condn tiens normales de longueur, par une usure régulière et proportionnée à Pactivité de la pousse de l'ongle, ne présente pas une égale
épaisseur dans toutes ses réjjions.
KWr ( Si plus mince à sa [nirtio centrale, au niveau du sommet de sou échancrure, et augmente insensiblement jusqu'à son bord circulaire.
A la considérer dans son ensemble, son épaisseur varie suivant la longueur du sabot ; elle augmente et décroît aveo elle. Sur les pieds qui, par défaut d'usure, ont acquis une longueur exagérée, la sole pent avoir jusqu'à une épaisseur de 4 à 5 centimètres et mèmeaudelà.
Sur ceux» au contraire, qui ont été usés par des frottements répé* tés 00 diminués artificiellement par des instruments tranchants, la sole peut être réduite à mince pellicule comme une feuille de papier.
En général, dans les sabots qui ont leur longueur normale, Vèpaisseurde la sole, mesurée au niveau dos points où elle est le plus forte, Ojjaie celle de la murnillc à la région do la pince j et c'est au delà de celte épaisseur (juc s opère le pliénoiiième de la desquammatiûD ' l ongle arrivé, laute d'usure^ à des dimensions exagérées en longueur. ^
Conuitanee de la sole.
Les considérations que nous avons exposées pour la muraille du
sabot, à l'égard de la consistance, sont en tous points applicables à la soio^ c'est-à-dire que ia dureté de sa substance est en raison directe de son éloignement des parties molles-, et, inversement, qu'elle présente d'autant plus de soupiesbc et de ilexibiUle, qu un la considère plus près des tissus vi&.
ANATOMIK.
Il suit de là que la sole sera d'autant plus dure et résistante qu'elle aura plus d'épaisseur ^ et qu'aux lieux où elle est normalement plus épaisse, la couche corticale résistante a plus de profondeur.
Comparée à la muraille du sabot, la sole présente beaucoup moins de dureté» et se laisse attaquer par les instruments tranchants avec beaucoup plus de fiiciiité.
Cùnleur de la soie.
La couleur de la sole reflète exactement celle de la paroi, c'est-àdire qu'elle est noire ou blanche , suivant la coloration de celte dernière.
Les colorations partielles en noir ou en blanc de la parot entraînent aussi, dans la couleur delà soie, des modiflcalions correspon-^ dantes.
Quand la sole a une couleur noire, elle ne présente pas à toutes ses profondeurs une teinte uniforme. Généralement, les couches superficielles sont plus claires et se rapprochent de la couleur de l'ardoise, tandis que dans les couches profondes, la teinte de la corne se fonce de plus en plus. C'est, comme on le voit, une disposition inverse de celle de la paroi, dont les couches profondes ont toujours une couleur blanche.
Structure apparente de la sole,
La substiince de la sole, examinée à Fœil nu, parait être formée, comme celle de la muraille, d'un assemblage de fibres, dont la disposition et la direction sont rendues évidentes par une coupe perpendi* culaire pratiquée dans le plan médian de Tongle (Pl. XXIX).
Ces fibres consLiluiives de la sole se dessinent à la surface de cette coupe, disposées en lignes di oites, obliques d'une surface à l'autre, dans une direction parallèle à celle des fibres de la paroi dont elles suivent l'inclinaison.
Cette structure fibreuse est encore manilcsicnicnt démontrée par certaines maladies des tissus sécréteurs de l'ongle et par la macération, qui isolent les unes des autres les fibres composantes, et permettent de les observer dans leurs formes et dans leur continuité.
Enfin, les coupes transversales, pratiquées dans l'épaisseur de la corne solaire, présentent un aspect pointillé qui implique ici, comme pour la paroi, la disposition fibreuse. On peut, en effet, s'assurer sur une coupe horizontale conduite perpendiculairement à une coupe longitudinale, que chacun des points blancb&tres de la surface de la
première corrospond à la lermioaison des fibres évidentes sur la seconde.
La sole esl donc formée de fibres longitudinales parallèles à celles de la paroi, et non pas de lames superposées, comme on Ta admis jusqu'à ces derniers temps, trompé par les phénomènes d*exfoliation par écailles qui se produisent sur les soles considérablement épaissies faute d'user.
La sole ne forme pas un af,Tégal également rompacl dans toutes les parties de sa profondeur. Dans les couches qui sont le plus inimé- Uiatemciit en rnpport avec les tissus vivants, sa substance est dense, serrée, et ses libres constitutives, intimement associées entre elles, formenl un tout parfaitement continu.
Dans les couches les plus superficielles, au contraire, l'agrégation est moins intime v les lamelles détachées delà surface se réduisent facilement en poussière. Dans les couches intermédiaires, ces caractères de la corne de la sole sont d'autant mieux dessinés, qu'elles se rapprochent davantage de Tune ou de Tautre des surfaces.