H. XIX
La face supérieure ou interne de la fourcbeltc peut être considérée comme l'empreinte exacte du corps pyramidal, car elle répète en creux et en saillie les reliefs et les dépressions du celle partie du coussinet [ilanînire.
Elle représente une cavité triangulaire, étroite et plus superficielle antérieurement, profondément creusée dans sa partie moyenne en d, et divisée, en arriére, par une éminence verticale (Pi. XILX et XXXI, B), en deux branches ou gouttières (Fr)qui se contournent en debors et seinbtent faire continuité à la cavité ûutigéridê secondaire (Pl. XXX, o), au niveau des angles d'inflexion.
Cette éminence du fond de la cavité intérieure de la fourchette, en occupe, par sa base, presque toute la partie postérieure ^ elle s'aplatit d'un côté à l'autre à mesure qu'elle s'élève et se termine à sa partie supérieure, qui dépasse le niveau des barres, par un bord convexe (e), mince et très-saillant. En arrière, elle est brusquement tronquée par une section perpendiculaire.
Bracy Clarck a donné, à ce relief de la face interne de la fourchette, le nom de frog-stay, littéralement état ou soutien de la fourchette, qu'on a traduit en français par celui &arrétte'fourchet(e ; expression impropre qui ne reproduit pas ridée théorique de Bracy Clarck, et n'a pas, à vrai dire, de sens dans notre langue. Le nom ôl arête de ta fourchette nous paraîtrait plus convenable , en ce sens qu'il n'implique que l'idée de la forme saillante de cette éminence dans la partie médiane de la cavité, du fond de laquelle elle s'élève. C'est celui que nous adoptons.
La face interne de la lourchptff^ est criblée, comme îa surface supérieure de la sole et le fond de la cavité euiigérale, d'une multitude d'ouvertures destinées à donner passage aux houppes villeuses qui pénétrent dans Tintérieur des tubes cornés (Pi. XXX et XXXI). .
Ces ouvertures ne présentent pas toutes les mêmes dhnensions; elles sont plus larges et plus profondes dans le fond du sillon que
APPAREIL CORNI.
ropréseQte la cavitA de la fourchette ^ plus petites, au contraire, sur les parois ialéraies de eetta eavitô et à la superficie de VarêU de la fimrehêttf.
Leur direetioa varie euirant leur siège *, obUiiues d^arrière eu avant dans le fond de la cavité , elles slndloeut sur les cdtte vers la périphérie de ToDgle et août dirigées en arrière sur les parties latérales de rémineuee médiane.
La cavité intérieure de la fourchette est bordée de chaque côté par le bord supérieur dos barres et en avant par ceux do l'échancrurte de la sole ; eu arrière, elle a pour liuute, au niveau des unj,'lcs d'inflexion, la cavité cutigéraie pérK^lique (Pl. XiLX, bSj avec laquelle elle se cûiiiiaua.
b, DB LA VACB BXTKRNE DE LA POOaCHBTTB.
(Pl. %XM\ )
La fece externe de la fourchette (Pi, XXXiI« k) représente une disposition inverse de celle de sa foce interne v de telle fogon» qu'elle reproduit en saillie la cavité intérieure de cette dernière, et» réciproquement, par une cavité centrale, le relief de son arête.
1^ fourchette forme donc, à sa face externe, une projeelion co-
uoide (l), pleine dans sa partie antérieure et divisée en deux hémi«cylindres (o), à sa paruc postérieure, par un sillon longitudinal profond fo).
On desi-nc !a partie pleine de la iourcliette, sous le nom de corps ou, avec Bracy Uarck, de couêêin de la fowroheUe {Ihe cushiott of ihe frog).
Ses divisions postérieures sont appelées m brancksst et le sillon qui les sépare reçoit les noms de iacum médtoM, fmtê ou tddê dê la fimrcbeltt*
Le corps de la fourchette est bémircyttndfiqua» et mdme un peu renflé en Aiseau dans les sabots vierges encore de ferrure. Il correspond à ta partie ta plus profonde de la cavité intérieure de la fowr
ehetle, et à celte sorte de di^pression transverse, que nous avons si» gnalée en parlant de la surface supérieure de la sole.
Les branches de U fourchette constituent deux colonnes liémi-cylindrKjues, reliefs extérieurs des gouttières (|ui longent rareté centrale-, elles se contournent comme elles uu peu oliliquenieni eu dehors, et forment, avec l'extrémité postérieure das barres, un angle aigu qui Uauteen arrière les lacwm latérales,
La laewM médêam de la fourchette, évasée en entonnoir à son
ANATOHIE.
orifice, se rétrécit bieûtét, au point que ses deux surfaces se mettent en contact et ne forment plus qu'une fenU par leur juxta-position.
L*ang1e antérieur de cette lacune correspond au corps ■ de la fourcfaette, et son angle postérieur au sillon périoplique.
Le fond de la lacune forme un angle plan concave correspon* dant au sommet de Taréte de la fourchette, qui n*en est que le re* lief intérieur.