‹ Traité de la chaleur considérée dans ses applications. 4. éd. publiée (volume 2)Chapitre 123 sur 137 · CHAP. VII. — CHAUFFAGE ET ASSAIN. DES ÉCOLES PRIMAIRES, ETC. HH · texte numérisé non relu

CHAP. VII. — CHAUFFAGE ET ASSAIN. DES ÉCOLES PRIMAIRES, ETC. HH

ronfoniKuil :200 élrvos. pourvu que la cheniinrn ait au uioius 10 mètres de liaulcMir cl 0"',2a ilc section.

3080. Fne maison d'école renferme toujours, indépendamment de la salle d'étude, une salle désignée sous le nom de préau, où les élèves prennent leurs repas et leins récréations; cette salle, n'étant occupée chaque jour que pendant un temps très-court, peut être chaulTée par un noéle en fonte qu'on n'allume que peu d'instants avant l'arrivée des élèves.

3081. Mais une des conditions les plus importantes pour l'assainissement d'une école, est une bonne disposition des lieux d'aisances, leur propreté et la ventilation permanente des fosses au moyen d'une cheminée d'appel. La disposition des cabinets qui parait la plus convenable consiste à recouvrir le sol et les murs jusqu'à 30 ou 40 centimètres d'une plaque de plomb inclinée vers l'orifice central en avant duquel se trouvent deux patins en fonte à surfaces rayées, destinés à recevoir les pieds. En face des cabinets doivent se trouver des ouvertures garnies de jalousies. La cheminée d'appel doit s'ouvrir à la partie supérieure de la fosse, et s'élever à une hauteur qui excède celle des toits ; à sa partie inférieure elle doit renfermer un petit foyer encaissé latéralement, et dont le cendrier communique à l'extérieur par un tuyau garni d'un registre qui permet de réglera volonté l'activité de la combustion. La combustion de 0,5 de houille pouvant échauffer 641 mètres cubes d'air de 20°, en supposant que la hauteur de la cheminée soit de 12 mètres, la vitesse théorique serait à peu près de 4 mètres, et en donnant à la cheminée une section de0",2o, on évacuerait par heure un volume d'air bien suffisant pour l'assainissement, car il n'est pas nécessaire de faire passer par la cheminée un grand volume d'air, mais seulement de produire un mouvement de l'air de dehors en dedans de la fosse. La tourbe et la tannée qui brûlent lentement et qui coûtent moins que les autres combustibles, devraient être employées de préférence. Le sommet de la cheminée devrait être pourvu d'un appareil destiné à soustraire le tirage à l'influence des vents. Des fosses qui se fermeraient hermétiquement elles-mêmes au moyen d'un petit courant d'eau, dispenseraient de ce système de ventilation ; il n'y aurait plus que l'infection locale qu'on éviterait r)ar des soins de propreté.

Des appareils de chauffage et de ventilation, disposés comme nous venons de le dire, ont été établis à ma connaissance dans 2o à 30 écoles primaires. Je n'ai eu aucun renseignement sur les disposi-

lions qui consistaionl à se servir des poêles existants en les environnant (l'une enveloppe en tôle ou en briques, tout le reste était arrangé comme je l'ai indiqué ; ces dispositions pourraient facilement être exécutées partout, par les ouvriers de la localité ; ce qui permettrait d'obtenir quelque économie sur les dépenses de premier établissement.

Malgré la simplicité des appareils que je viens de décrire, la publicité donnée à la brochure dont j'ai parlé, il n'y a encore qu'un très-petit nombre d'écoles convenablement assainies ; il serait pourtant d'une grande importance que toutes le fussent, du moins celles qui renferment un grand nombre d'enfants. A mon avis, on y parviendrait rapidement en employant les moyens suivants :

r Publication d'une nouvelle instruction sur l'assainissement des écoles primaires et des salles d'asile, plus détaillée que la première et qui renfermerait les dispositions les plus convenc?bles des latrines et leur assainissement ;

2° Ordre, que dans toutes les écoles normales primaires, les salles d'études et l'école primaire annexée, soient immédiatement ventilées par les moyens indiqués dans l'instruction ;

3° Introduction dans l'enseignement des écoles normales primaires de toutes les notions relatives à l'hygiène et à la ventilation des écoles ;

4° Enfin, ordre aux recteurs, aux inspecteurs d'académie et aux inspecteurs primaires, d'employer toute leur influence pour faire adopter par les communes les moyens sanitaires recommandés.

3082. Comme on le voit d'après ce qui précède, la question de l'assainissement des écoles primaires et des asiles a été posée par Péclet de la façon la plus nette, et il a même réussi à obtenir sur certains points un commencement de solution. Depuis la pubhcation de la troisième édition de ce livre, un grand nombre de travaux ont été faits en Angleterre, en Allemagne, en Suisse, en Amérique sur l'hygiène des établissements scolaires ; la question prise au général est très-complexe, et il n'entre pas dans notre cadre de la traiter complètement; elle comprend, en effet, non-seulement les conditions de chauffage et de ventilation, mais celles de l'éclairage des salles, de l'exposition des bâtiments, du choix de l'emplacement, du mobiher, etc., etc.

3083. M. F. Buisson, agrégé de l'Université, déléguée l'Exposition de Vienne, résume dans son rapport sur l'instruction primaire les conditions générales d'installation des écoles dans les diflérents

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pays (le l'Europe et do rAmi'rijpie d'après les documenls nfliciels rt'Ialifs à chaque oonlive. In des premiers points vis(''s est le nombre dt'Ii'Nt's (pi'on peut mettre dans clia(pie salle, le maximum est en général de 6n à 80; il s'élève eepciidant à lOO pour le canton de Zurich : puis viennent l'espace siiperliciel et l'espace cnl)i(pie attribués à cluupie élè\e, ainsi que la hauteur des salles; on trouve pour l'aire accordé à chaque élève un minimum de 0""',50 et un maximum (h; un mètre carré, l'espace cubique varie de2'"%l à 4 mètres cubes par élève, la hauteur de 2'",8U à i^joO, la surface des fenêtres doit avoir un sixième à un quart de la surface du plancher.

.'i08i. Quant au nombre des enfants qu'on peut loger dans chaque classe nous pensons ((u'au double point de vue de l'hygiène et de renseignement, il y a un4ntérèl considérable à le réduire le plus possible et ce nombre de 60 à 100 élèves, accepté dans presque toutes les contrées, nous parait encore beaucoup trop considérable ; il nous parait tout aussi nécessaire d'éviter Tentassement des enfants, et un mètre carré de surface avec 4 mètres cubes d'espace cubique pour chaque enfant qui constituent les maxima actuellement adoptés, nous paraissent, au contraire, devoir être des minima. Quand on s'accorde à peu près partout à considérer que 14 mètres cubes sont le minimum d'espace cubique qui doit être accordé à un adulte, si l'on tient compte de l'activité de la respiration chez l'enfant, on sera facilement conduit à réclamer pour lui la moitié au moyen de l'espace qu'on accorde à l'homme fait, et on ne sera arrivé à répondre réellement aux besoins de l'hygiène que lorsqu'on aura accordé à chaque enfant 6 à 8 mètres d'espace cubique et que le nombre des enfants de chaque classe ne dépassera pas 30 ou 40.

3085. Il est une autre question qui parait intéresser au plus haut point l'hygiène de l'enfance et qui doit préoccuper à juste litre ceux qui sont chargés de l'édificalion des écoles, c'est la question de l'éclairage. Le docteur Cohn de Breslau a fourni le résultat de ses investigations sur 10 060 écoliers; il constate que la proportion de la myopie va s'élevanl au fur et à mesure que les études se prolongent. C'est ainsi qu'il trouve 2 myopes sur 100 dans une école rurale, 15 p. 100 dans une école moyenne, 44 p. 100 dans une école réale et enfin 50 p. 100 dans la première classe d'un gvmnase. Ces résultats fâcheux sont attribués par ledocteur Cohn à l'insuffisance de l'éclairage.

Le docteur Liebreicli, oculiste et professeur à l'hôpital Saint-Thomas de Londres, a étudié particulièrement les conditions de l'ar-

rivée de la liiniière à l'élève; pour lui la lumière, afin de ne pas fatiguer les yeux de Tenlant, doit venir du coté gauche et d'en haut; M, Trélat, professeur au Conservatoire des arts et métiers et directeur de l'École spéciale d'architecture, arrive au mênne résultat par des considérations relatives an sens artistique. La question de l'éclairage unilatéral a donc d'ardents défenseurs ; certains hygiénistes ne pensent pas qu'il y ait lieu de lui accorder l'importance que lui donnent ses promoteurs, mais tons s'accordent à penser que l'éclairage doit èUc; avant tout abondant et que la lumière doit arriver directement à la place occupée par l'enfant et lui permettre de lire ou d'écrire sans qu'il en résulte aucune gêne pour la vue, ni aucune position pénible pour le corps. Réduite à ces conditions, la question de l'éclairage n'exige pas que celui-ci soit unilatéral, mais on ne peut nier qu'on satisfasse complètement à ses exigences en faisant arriver la lumière abondamment par la gauche de l'élève et autant que possible par le haut.

3086. En France, la circulaire ministérielle du 14 mars 1872, confirmant une instruction du 30 juillet 18o8, indique les bases suivantes pour l'établissement d'une école, en ce qui concerne l'espace accordé aux élèves et l'éclairage : l'école sera établie dans un lieu central, d'accès facile et bien aéré ; la salle sera construite sur cave, plancbéiée, bien éclairée, accessible aux rayons du soled ; l'aire de la classe présentera une surface de 1 mètre carré par élève et une hauteur de 4 mètres ; on tolérera 3™,o0 pour les écoles qui ne seront pas établies dans une construction neuve. Dans un programme pour la construction d'une école communale, dressé par la préfecture de la Seine, on trouve les conditions suivantes : les salles auront de 3", 60 à 4 mètres de haut ; elles seront rectangulaires, éclairées sur les deux faces longues du rectangle; autant que possible, elles prendront jour à l'est et à l'ouest, les baies des croisées seront aussi hautes que possible ; il y aura par chaque élève 0"'^90 d'aire de plancher et 3 mètres cubes d'espace cubique. Pour une salle d'asile à construire, le programme prévoyait 0"',70 de surface de plancher et 3 mètres cubes d'espace cubique par enfant.

3087. Quant au chauffage et à la ventilation, les principes posés par Péclet n'ont pas cessé d'être suivis. Dans la plupart des cas^ c'est toujours un poêle-calorifère qui sert au chauffage et à la ventilation, et les dispositions indiquées [fig. 708) sont toujours celles qui sont adoptées partout, en les modifiant toutefois dans le détail suivant les idées particulières des constructeurs, mais tout en conser-

CIlAl'. VII. - CHAUFFAGE ET ASSAIN. DES ÉCOLES IMUMAIRES, ETC. 5i5

v;.iil Inr.lnnn.uicc gninalc. On a copendnnt rononcé presqii.. i.mjniirs au long l.iyaii de fiunée (|ui (ravorse la salle et qni pivs.M.t.' lin aspect disgracieux sans être d'une utilité absolue.

Lors de rédifieation des nouvelles écoles de la ville ,|,> paris M. le préfet de la Seine a fait faire une nouvelle étude des conditions dans l.-sqiu'lles le cliaullage et la ventilation devaient être établis d uis ces écoles.

3088. Une connnission, composée de MM. de Fontanges ingénieur des ponis-et-cbaussées ; Davioud, arcbitecte ; Ser, in-'énieur /Civd ; «ourdais, ingénieur architecte, a été chargée d'étudier la question du chaulTage et de la ventilation des écoles ; elle a résumé ses travaux dans un rapport dont nous croyons devoir donner l'analyse :

Au point de vue spécial des écoles primaires, il conviendra d'employer le chauirage à air chaud, c'est-cà-dire par circulation d'air au contact de I enveloppe du loyer et du tuyau de fumée, parce qu'il est plus économique et plus simple d'établissement que le ehauirage à eau chaude ou à vapeur et qu'il se prête mieux aux conditions d'un chaullage intermittent.

Sans se prononcer absolument sur l'emploi d'un calorifère unique ou celui il'appareils indépendants pour chaque classe, la commission incline à penser que ce dernier système devra être employé pour éviter les pertes de chaleur qui ont lieu dans le parcours de la canalisation et pour rendre moindres les dépenses d'installation.

Quel que soit le mode adopté, il faudra satisfaire aux deux conditions suivantes : 1° régularité du chaulTage, c'est-à-dire uniformité et constance delà température; 2° régularité de la ventilation, c'est-à-dire passage d'air en quantité égale autour de chaque élève.'

Pour satisfaire à la première condition, il faudra, lorsque l'appareil de chauffage sera placé dans la salle même, le munir d'une enveloppe peu conductrice pour éviter un rayonnement trop considérable sur les places voisines occupées par les élèves.

On devra abandonner le tuyau de fumée apparent qui dans beaucoup d'écoles traverse les classes ; mais on pourra utiliser au développement des surfaces de chauffe tout ou partie de l'espace vertical situé au-dessus de la surface que l'appareil occupe sur le sol.

L'appareil se composera donc d'un foyer et d'une surface de chauffe placée au-dessus, le tout enfermé dans une enveloppe peu conductrice ouverlo à la partie haute pour laisser échapper l'air chaud qu'elle contient.

PéCLF.T. III.

546 LIVRE XV. — CHAUFFAGE ET VENTILATION DES LIEUX nABITÉS.

Il sera muni d'une ou mieux de deux prises d'air extérieur percées sur les faces opposées du bâtiment à la hauteur des planchers et se continuant directement à travers leur épaisseur pour les étages supérieurs ; pour les salles du rez-de-chaussée, il conviendra de faire les prises d'air à une certaine hauteur au-dessus du sol pour éviter les odeurs malsaines qui pourraient résulter de l'air pris au niveau des ruisseaux, etc.

Pour enlever l'air vicié on établira des bouches de départ, en aussi grand nombre que possible, communiquant avec une canalisation réservée dans l'épaisseur même du plancher, et aboutissant aune cheminée d'appel ; pourétabhr une bonne répartition, on munira chaque groupe de quatre élèves d'une bouche de départ; la forme et la dimension de ces bouches seront telles que le balayage n'en soit pas gêné non plus que la circulation d'air au-dessous des tables.

Les divers branchements de la canalisation se raccorderont avec les conduits principaux par des coudes arrondis pour aboutir à la cheminée, d'appel qui traversant le bâtiment dans toute sa hauteur, débouchera hors comble et sera recouverte d'un chapeau.

Pour faire fonctionner cette cheminée régulièrement, on chauffera l'air qu'elle contient en y faisant passer le tuyau de fumée de l'appareil de chauffage. Il sera utile de faire entrer le tuyau de fumée au point le plus bas de façon à augmenter l'appel dans la cheminée ; la circulation de la fumée devra donc être disposée pour que le départ ait lieu finalement par le bas ; pour facihter l'allumage du foyer, on emploiera une clef de réglage dite clef de pompe d'appel.

Les dimensions à donner aux différentes parties des appareils seront les suivantes :

Ceutiniètres carrés par élève.

Section libre de prises d'air extérieur de 35 à 4o

Section libre du canal vertical d'air chaud et des

bouches d'arrivée au plafond de 35 à 45

Section libre des bouches de départ sous le parquet. 60 à 80

Section de la canalisation dans le plancher 40 à 60

Section de la cheminée d'appel 30 à 40

Surface de chauffe pour des salles présentant 4'°'= de capacité par élève, suivant les conditions plus ou

moins grandes de déperdition par les murs, etc. 400 à 800

Si les appareils de chauffe présentent des surfaces à nervure, ces surfaces ne devront pas être comptées pour leur développement

CflAP. VII. - r.MM FFAGi: KT Af^SUN. DES LCOI.ES PIUMAIIIES, ETC. oi?

TÔo\, mais sciilfiiiciil itmir un." fiadinii ,|ir,l nCsi pas possihl,' ,|-,„. (liqii.T oxacl.'iii.Mit aii|(.iinrinii. aii,-iin.' rvpmencc .snonti(i(iiie n'ayant encore deleiniiné le euemcienl de transmission d.' la ,|,uleur dans les appareils de cette nature (I).

3089. Le Conseil supérieur d'hygiène publique de Hel-iqno a adopté, en juillet 1874, sur la proposition d'une commisse dont M. le docteur E. Janssens était rapporteur, im pro-ranmie dlivgiène scolaire dans lequel se trouvent aussi un certain nombre de dispositions concei-iiant le sujVI qui nous occupe.

D'après ce programme. la surface des préaux sera calculée à raison de 4 mètres carrés par élève, sans pouvoir jamais être inférieure à 3 ares. Le nombre des élèves dans chaque salle ne doit pas dépasser 50; l'aire des classes aura V"\no par élève; l'espace cubique sera de G'"^750;la hauleur minimum sera de 4''»,o0- les fenêtres seront pratiquées, autant que possible, dans la direction du sud-est et du nord-ouest; si les fenêtres ne peuvent être disposées des deux côtés de la classe, on en établira au moins à la gauche des élèves; le nombre représentant la surface vitrée des fenêtres sera au moins le 1/20 de celui qui représente la capacité de la salle.

La ventilation et le chauffage seront combinés de manière à maintenir dans- les salles une température moyenne de 14 à 16", constatée au moyen de thermomètres à demeure, et à renouveler, au moins deux fois par heure, lair contenu dans chaque classe.

3O90. A la suite de ce programme, M. Janssens donne le résultat d'expériences diverses exécutées sur différents appareils de chauffage et de ventilation dans les écoles. 11 conclut au rejet de l'appareil Blandot et du poêle hygiénique Yandenheuvel : le premier, parce qu'il n'assure pas une ventilation suffisante ; le second, à causé d'une mauvaise disposition des surfaces de chaufTe qui sont rapidement portées au rouge.

A l'Athénée royal de Gand, on a employé, pour chauffer et ventiler deux grandes salles, l'une de 2o2"'^ l'autre de 192"'^ de capacité, un appareil dit thermo-conservateur de MM. Geneste et Ilercher (Is'oO) La prise d'air extérieur avait Q-^^S; l'air chaud était introduit dans la première salle par un orifice de ^"^IS de section et dans lu seconde par un orifice de 0•"^12; la vitesse d'entrée de l*air

(I) Nous avons montré n» 18iO que dans les appareils à nervures suffisamment saiU lantes, la surface de chaufTe ne devait pas ôtre comptée au delà d'une fois et demie à deux fois la valeur de la surface lisse, c'est-à-dire ne portant pas de nervures

constatée à l'anémomètre était de 0^,90 par seconde. La température extérieure étant - n", on trouva 20° au plafond des salles c'est-à-dire à 4^,50 au-dessus du sol, et depuis le sol jusqu a hauteur d'homme, U° dans la grande salle et 15° dans l'autre. L'air vicie s'échappait par des orifices pratiqués au ras du sol avec une vitesse

La consommation est en 10 heures de 25 k.log. de charbon en petites gaillettes et de 30 litres de coke.

Le rapport ne donne ni les dimensions du poêle, m la section des orifices d'évacuation. ^.,«. , ,

On voit que la quantité d'air introduite est de 542- dans les deux salles, et comme leur volume total est de 444-, l'air est renouvelé 1 fois i/4 par heure dans les salles. On ne donne d ailleurs ni la surface des salles ni le nombre des élèves qui s'y trouvent; on ne peut donc savoir quel est le volume d'air introduit par eleve. Si cependant on tient compte de ce que les salles ont 4",50 de hauteur et si on suppose 1 élève par mètre carré d'aire de plancher, on sera conduit à une population de 100 élèves qui n'auraient, dans ce cas que 5^,42 d'air par heure et par tête, ce qm paraît msuffisant; néanmoins le rapport est favorable à l'emploi du thermo-con-

servateur. . , i, rr ^

Nous allons décrire quelques exemples particuliers de chauflage

et de ventilation d'établissements scolaires , crèches, asiles et écoles

primaires. . . . , ^ .

3091 Crèche de Beauvais. - La ville de Beauvais vient de fane construire, sous la direction de M. LhuiUier, architecte de la ville, une crèche pour cinquante enfants. Le bâtiment a 13 mètres de long sur 9 mètres de large ; il ne comprend qu'un rez-de-chaussee surmonté d'un comble ; la grande salle qui reçoit les enfants occupe toute la longueur du bâtiment sur une longueur de lO mètres environ • le reste est occupé par des logements et des dépendances. Le chauffage et la ventilation ont été effectués par les soins de MM Geneste etHerscher. Ils ont placé un calorifère ventilateur dans l'axe de la grande salle ; ce calorifère est surmonté d'une gaine de ventilation entourant le tuyau de fumée de l'appareil. L'air pur est pris à l'extérieur par un conduit entrant dans le calorifère, et l air chaud débouche dans la salle à environ 1^50 du sol; l'enveloppe de l'appareil est divisée intérieurement par une cloison verticale formant un compartiment à côté du calorifère ; ce compartiment dans lequel l'air est chauffé par la cloison qui le sépare de l'appareil

CII.VP. VII. — CHALTFAnE ET VSSAIN. DES ÉCOLES PRIMAIRES, ETC. 549

(le chauflajj'o, (•(^nimimifiiic à la partie haute avec la j^aine de ventilation qui entoure le tuyau de fuuit'e el à la partie basse avec six conduits allant aspirer l'air au pourtour de la sali»; el au-dessous des berceaux et des lits plact's au lon^ des murs. Le calorifère est du système dit tliermo-couservalcur (IS-'iO) ; il est muni d'un vaso d'eau permettant de i'ouinir à l'air un état liygrom(''lri(pie convenable. Les sections d'arrivée et d'échappement sont calculées de façon à donner à l'air une vitesse très-faible.

Pendant les grands froids, alors que; le calorifère fonctionne toute la journée, la ventilation est suffisamment active ; mais pendant les saisons intermédiaires, quand le calorifère fonctionne peu ou point, et que l'ouvertui-e des fenêtres est impossible, la ventilation est rendue indépendanliMlu chaull'age; elle est [)roduite au moyen de quelques becs de gaz placés dans la gaîne d'évacuation de l'air vicié. La ventilation est réglée pour fournir au moins 15 mètres cubes d'air par enfant et par heure. Cette quantité est sulTisante pour renouveler l'air de la salle trois fois par heure. Des expériences faites dans la crèche de Beauvais ont montré qu'aucune odeur ne se manifeste et que la température y est maintenue constante.

3092. Asile on école gardienne de Nivelles [Belgique). — L'école ardienne, ou asile de Nivelles, a été construite sur les plans de M. Carlier père; le cliauirage el la ventilation ont été été établis par MM. Geneste et Herscher. L'asile n'a qu'un rez-de-chaussée, il est formé d'un seul bâtiment rectangulaire ayant 83 mètres de long sur 11 mètres de large. Au milieu se trouve une grande salle, munie de gradins, destinée à recevoir 400 enfants dont 200 filles et 200 garçons; cette salle a 18 mètres de longueur, de chaque côté se trouve placé un réfectoire de lo mètres de longueur, l'un pour les garçons, l'autre pour les (illes et enfin aux extrémités se trouve de chaque côté une salle servant de lavabo et de vestiaire ; toutes les salles sont sur terre-plein, sauf la partie qui est placée au-dessous de l'amphilbéâtre de la salle du mili(Mi qui présente un sous-sol dans lequel sont placés les appareils de chauirage et de ventilation.

Dans les angles du fond de la grande salle sont ménagées deux grandes cheminées d'évacuation s'élevantde la cave au faîtage ; à la base de ces cheminées sont reliés des conduits horizontaux aspirant l'air près du sol par des orifices pratiqués dans les murs pour les salles à niveau, et dans les gradins de l'amphithéâtre pour la salle centrale. Dans chaque cheminée d'évacuation est placé un appareil de chauffage destiné à i)rovoquer l'ascension de l'air vicié ; ces ap-

pareils, à combustion continue, se raccordent aux tuyaux de fumée des calorifères de chauflage qui s'élèvent dans Taxe des gaines d'évacuation.

Les calorifères sont au nombre de deux, desservant la salle principale et ses dépendances au moyen de bouches de chaleur à grand débit; ces bouches de chaleur sont placées dans la grande salle, verticalement, un peu au-dessus du sol et à une distance des enfants suffisante pour ne pas les gêner. Le service est alternatif ou simultané pour toutes les salles, suivant les besoins. On a obtenu ainsi un renouvellement d'air minimum de 15 mètres cubes par enfant et par heure ; la température est restée constante et uniforme aux différents points de l'amphithéâtre ; des expériences ont été faites par les ordres du Conseil communal ; on a étudié le mouvement de l'air au moyen de petits ballons remplis d'hydrogène ; on a reconnu ainsi que l'air traverse la grande salle en un courant régulier s'établissant des bouches de chaleur aux bouches d'évacuation en s'épanouissant dans l'intervalle.

3093. Groupe scolaire de la rue Ordener {Paris). — Cette école établie par M. Deconchy, architecte, comprend un certain nombre de classes situées au rez-de-chaussée , et au premier étage ; elles doivent être toutes indépendantes au point de vue du chauffage et de la ventilation. Pour répondre à cette condition chaque salle a été munie d'une cheminée de ventilation qui monte depuis le sol de la salle jusqu'au faite du bâtiment ; deux gaines horizontales ont été établies en saillie de 0",i5 sur le mur de chaque côté de la salle ; ces gaines ont 0°,80 de hauteur au-dessus du sol ; elles se rendent dans la cheminée de ventilation de la salle par des conduits passant dans l'épaisseur du plancher ; la face antérieure de ces gaines est en tôle perforée de sorte que l'air vicié est pris dans toute la longueur de la salle et sur les deux côtés. L'appel est produit dans la cheminée soit par le tuyau de fumée en hiver, soit par quelques becs de gaz dans les saisons mixtes et en été. L'appareil de chauffage, placé dans la salle, est le thermo-conservateur (1850), qui est muni d'une large prise d'air communiquant directement avec l'extérieur ; les travaux de chauffage et de ventilation ont été établis par MM. Geneste et Herscher.

3094. Groupe scolaire, rue Curial. — Ce groupe a été étabU par , les soins de M. Félix Narjoux, architecte, pour 1200 enfants; il

comprend des classes de 72 élèves ; le chauffage se fait au moyen de poêles-calorifères de MiVL Gaillard et Maillot ; ces calorifères

Cn\P. VII. — CIIMTFAGE ET ASSAIN. DES ÉCOLES PRIMAIRES, ETC. 'iol

soFit en fonlo enloiirôe (l'iine enveloppe en tuiles recouviMles de faïence ; le foyer est garni de plus d'une enveloppe en tùle, la cloelie est ncrvée, le calorifère est muni d'un tuyau fornianl pompe d'appel pour l'allimiage ; le tuyau de fumée monte vcMlicalc;nienl au-dessus des comMes dans l'axe de la cheminée (1(^ vcntilaliiin |)rali(piée dans le mnv ; le calorifère a deux portes de eliargement placées à l'exti-rieur de la salle, Tune en haut, l'autre en bas de la cloche ; la surface de chauffe est de 3°, GO en évaluant la surface des nervures pour moitié de leur surface réelle. La prise dair froid se fait au bas des allèges des fenêtres ou au-dessus de leurs linteaux par une ouverture ayant l^.SO sur 0'",30 soit 0""i,4o de surface pour 72 élèves ; l'air est introduit dans le calorifère d'où il sort dans la salle; l'air vicié est évacué par des orifices pratiqués dans le sol à raison de un par quatre élèves ; ces bouches se rendent dans un canal ménagé dans l'épaisseur du plancher et aboutissant à la cheminée d'appel, l^endant l'été, le tirage est obtenu dans celle-ci au moyen de becs de gaz. Dans cette installation, on s'est conformé, au point de vue des dimensions des sections d'appel et de sortie de l'air, aux indications fournies parla commission nommée par M. le préfet de la Seine (3088).

309o. Groupe scolaire de la rue du Pont-de-Lodi. — Ce groupe a été bâti sous la direction de M. Cordier, architecte ; dans celui-ci comme dans le précédent, on a suivi de très-près les indications de la même commission.

La ventilation est rendue complètement indépendante du chauffage ; les orifices d'évacuation de l'air vicié sont au bas des murs et dans les pieds des tables qui servent aux élèves ; ces orifices communiquent avec des canaux pratiqués dans l'épaisseur du plancher. et (pii s(; rendent dans un canal collecteur dont la section va s'élargissant jusqu'au pied de la cheminée d'appel. Dans un espace rectangulaire disposé au pied de celle-ci et qui en est séparé par une cloison métallique, se trouve placé un poêle à nervures avec soupape faisant pompe d'appel pour l'allumage. Le tuyau de fumée se rend dans la cheminée d'appel qu'il traverse dans toute sa hauteur ; à la base de la chem i née se trouve un foyer à gaz et un foyer à houille destinés à produire la ventilation lorsque le poêle n'est pas allumé : le foyer à gaz servant pour la saison mixte, le foyer à houille pour la saison chaude. L'air pur pris à l'extérieur pénètre dans la chambre qui entoure le poêle et de là se rend dans la salle où il pénètre par des orifices placés à la partie supérieure.

Des expériences, décrites dans X Encyclopédie d' architecture , 1 87 1 , ont été faites, pour établir l'eflicacité de ce mode de chautTage et de ventilation. On a trouvé que la température a été de 16 à 17° à l'",7o du sol dans les classes, la température extérieure étant de 3" et celle de la cheminée de 32°. Le registre étant complètement ouvert, le volume d'air évacué en été par heure et par élève a été de 30 mètres cubes ; on peut réduire la ventilation en diminuant l'ouverture du registre. Le volume d'air évacué a varié sensiblement comme la racine carrée des différences de température entre l'extérieur et la cheminée ; pour une différence de 8° seulement, l'évacuation est de 12 mètres cubes par heure et par élève. En faisant varier l'appel entre 30 mètres cubes et 23 mètres cubes, on a constaté que l'introduction de l'air chaud par les orifices d'appel restait sensiblement constante et égale à 10 mètres cubes seulement ; le complément était formé parles rentrées d'air qui ont lieu parles fissures des portes et des fenêtres. Ces résultats mettent nettement en évidence les inconvénients de l'appel dans le cas où celui-ci est un peu énergique puisqu'on n'a pu rendre les rentrées d'air accidentelles négligeables qu'en faisant descendre l'appel à la valeur de l'introduction, c'est-à-dire à 10 mètres cubes seulement par heure et par élève.

3096. Le chauffage dans les groupes scolaires de la rue duPontde-Lodi, de la rue Laugieret de l'avenue Daumesnil se fait au moyen d'un poêle à circulation de fumée établi par M. d'Hamelincourt, ancien élève de l'École centrale, et auquel celui-ci donne le nom de poêle Péclet perfectionné. Ce poêle est représenté dans les figures 700 et 701. La première représente une coupe verticale; la seconde, une coupe horizontale de l'appareil; A est une cloche en fonte munie d'une porte de chargement et d'un cendrier; cette cloche est surmontée d'un tuyau G montant verticalement et se rendant à la cheminée. C est une boîte trapézoïde fermée à la partie supérieure, lorsque l'appareil est en plein feu, par une valve D qu'on ouvre pour l'allumage ; cette valve est munie d'un contrepoids d et on la manœuvre au moyen de la poignée cl ; la fumée redescend par deux tuyaux E garnis de nervures qui se rendent dans une autre boîte trapézoïde F, d'où part un tuyau B vertical aussi garni de nervures et qui vient se rendre en H dans le tuyau d'évacuation de la fumée ; l'appareil est renfermé dans une chambre en maçonnerie dans laquelle arrive l'air à chauffer. Cet appareil présente de bonnes conditions d'utilisation de la chaleur. Il est fà-

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