‹ Traité de la chaleur considérée dans ses applications. 4. éd. publiée (volume 2)Chapitre 2 sur 137 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Chauffage direct des liquides.

2042. Nous rappellerons d'aboid quelques principes que nous avons déjà énoncés. Lorsqu'im h'quide est reiiferuié dans un vase, on peut l'échauffer directement, en le plarant sur un loyer et en faisant circuler la fumée autour des parois du vase. Si la circulation avait lieu seulement autour des parois et au-dessus du vase, réchauffement se ferait avec une très-grande difficulté ; car les liquides sont très-mauvais conducteurs de la chaleur, et ne s'échauffeni réellemcnl que par les mouvements que la chaleur y produit. Quand la chaleur est appMquée à la partie inférieure du vase, les couches liquides qui sont immédiatement en contact avec le fond, et qui s'échauthînt directement, deviennent spécifiquement [dus légères que celles qui

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sont au-dessus, s'élèvent et sont remplacées pard'aulres, ([iii, après s'être écliauirées, s'élèvent à leur tour. Il en est évidemment de l'écliaulTement des liquides comme de la vaporisation : la capacité des vases n'a aucune influence sur l'emploi utile du combustible ; c'est miiquement la surface delà chaudière qui transmet la chaleur; par conséquent, cet élément esl le seul (|iii doive être calculé de manière à enlever à l'air chaud la plus grande quantité possible de chaleur.

2043. Pour déterminer l'étendue delà surface de chauffe, on peut se servir des mêmes données que pour la vaporisation, c'est-à-dire estimer que la quantité de chaleur que transmet un mètre carré de surface est équivalente à celle qui vaporiserait de 15 à 30 kilogr. d'eau par heure. A la vérité, dans le cas dont il s'agit, si la température que doit acquérir le liquide était de beaucoup au-dessous de 100", la quantité de chaleur (|ui passerait à travers une même étendue delà surface de la chaudière serait plus grande que si cette chaleur devait être employée à la vaporisation ; car nousavons vu que la chaleur qui traverse le métal augmente avec la différence entre la température moyenne de l'air chaud et celle du Hquide ; mais l'accroissement de cette différence est peu considérable, et, d'ailleurs, il vaut mieux avoirun excès de surface. Ainsi on prendra 1 mètre carré de surface.de chauffe pour

3 à 5 kilogr. de houille ou 6 à 10 kilogr. de bois à brûler par heure.

2044. La surface de la grille, la section des carneaux et celle de la cheminée se calculeront comme pour les chaudières à vapeur.

2043. Quand le liquide que l'on doit échaiilîer est volatil, il est important de fermer exactement la chaudière, ou du moins de la couvrir de manière que l'air qui est au-dessus du liquide ne se renouvelle pas facilement, parce q;ie, Tévaporation qui aurait lieu absorbant une grande quantité de chaleur, l'effet utile du combustible serait diminué, et réchauffement serait retardé. Il pourrait même arriver, si l'étendue de la surface du liquide était très-grande, relativement à la quantité de combustible brûlée dans le foyer, que la température du liquide ne pût pas dépasser une certaine limite.

2046. Tous les appareils que nous avons indiqués pour la vaporisation peuvent servir à réchauffement des liquides ; mais on emploie toujours, pour ce dernier objet, les appareils les plus simples.

2047. Il est important de remarquer que, dans le chauffage des liquides, on peut utiliser presque complètement la chaleur dégagée, en produisant le tirage par la chaleur avant ou pendant la chauffe, ou par une action mécanique. Mais, dans presque tous les cas particuhers, il y a des conditions particulières à remplir, qui ne permet-

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CIIAIMTRE I. — CHAUFFAGE DIRECT DES LIOIIDES. 3

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2018. Les liyuiL's .'J31 et 532 repiésciileiil deux coupes verticales (I une eliaudière destinée à chauller de l'euu, et dans hupielle |e> piiueipes précédents son! mis à proliî.

204ÎK On eniployail aulieluis, poiiile inènie objet, de jiiandscii\iers reid'einianl un loyer intérieui' dont la [)oite était jteicee dans la l'ace (lu rn\iei'; la luniée s'élevait d'abord jus(|uan iiiNcau de l'eau, et redescendait |iour s'élever de nou\eau et gagner la ciieminée. Cette disposition n'a réellement aucun avantage ; il est très-difficile de lendre élaiiclies les joints de leudii'asurede la porte avec les douves du cuvier ; aussi ce mode de chauffage est-il abandonné, malgré l'économie des frais de premier établissement qu'il permet de réaliser. Ce système, mais avec des cuviers en cuivre, est cependant encore employé dans de petits établissements de bains.

2050. Dans les établissements des bains Yigier, situés sur la Seine, M. Daicet avait établi un système de chauffage de l'eau, dans lequel la totalité de la chaleur produite par la combustion était utilisée. L'appareil se composait d'une chaudière rectangulaire en tôle, à deux foyers, chauffée en dessous, et traversée par des tuyaux parcourus par l'air brûlé., qui s'élevait ensuite dans deux cheminées verticales en tôle communiquant à volonté avec un système de petits tuyaux horizontaux placés dans le réservoir d'eau froide ; à l'autre extrémité, ces petits tuyaux se rendaient dans une caisse fermée, communiquant avec le centre d'un ventilateur à force centrifuge; celui-ci était mis en mouvement par im ou\rier, et produisait le tiiage nécessaire à la combustion, (juand on faisait passer l'air bj-ùlé à travers les tuyaux placés dans le réservoir d'eau froide. La figure 533 représente une élévation des deux cheminées et une coupe verticale, dans le sens de la longueur, du reste de l'appareil ; et la figure 534, une coupe transversale du réservoir deau froide. Ce dernier avait 20 mètres de longueur, l'",30 de largeur, et i'",20 de hauteur; les tuyaux, au nond)re de douze, avaient 0'",10 de diamètre.

2051 . Dans une expérience faite avec beaucoup de soin, on a bri'ilé

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