CHAPITRE IV. — FOL'RS A nilKjlES ET A l'OTEUlLS. H
fera passer l'ail" Idi'ilt' dans la cluMiiiiitM' siR'ce<si\('iiii'iil par la parlie iiift'rii'iire des loiirs IJ, C, D. Kn nu'-iiie temps (piun .illiiiiicra k liiNcrdi' H. on fera i)asser de l'air extérieur à traxcrs le luiir A de iKe» t'H liaiil pniir rcIVuidii- les briciues cuites, air (jui se réunira au sonuiiet du four H à l'air hrùlé du foyer jxnu' pareourir de haut en bas les fours 1{,C, D. On pourrait aussi utiliser la chaleur des bricpies cuites en faisant arriver l'air chaud sous le cendrier pour ser\ir à la combustion ; mais cette disposition présenterait peut-être des inconvénients. Le nombre des fours, la durée des opérations, celle du refroidissement de clwupie four, celle du chargement et du déchargement devront être déterminées de manière qu'il n'y ait jamais dinteiruption dans la marche des opérations, et que, quand on allumera le foyer F, les fours A et 15 soient remplis de briciues crues. Par ce système d'opération, on utilise presque toute la chaleur produite dans les foyers, et on peut placer dans les fours des briques moins sèches que lorsqu'on suit les méthodes ordinaires, attendu que, dans chaque four, les briques sont traversées par des courants d'air chaud dont la température croît très-lentement. Il serait possible qu'il y eût de l'avantage, après avoir éteint le foyer de A, à faire traverser ce four par un courant d'air extérieur qui refroidirait les briques qui s'y trouvent, et transmettrait cette chaleur aux suivants, avant d'allumer le foyer de B. Il est important de remarquer qu'à toutes les périodes de ce mode d'opération le tirage a toujours lieu par une série de cheminées dans lesquelles l'air chaud marche d'abord de bas en haut, et ensuite successivement de haut en bas et de bas en liant, avec des températures décroissantes, et, par conséquent, que le tirage peut être toujours suffisant, si les sections sont convenables ; la résistance provenant du frottement à travers les briques dans les mouvements de haut en bas sera faible, parce que la vitesse sera très-petite, l'air étant uniformément réparti dans toute la section. Ce mode de fabrication a commencé à être mis en pratique, vers 1840, par un ingénieur sorti de l'École centrale; plus tard, il a été appli(pié avec des perfectionnements par M. Muller, ancien élève de la même école, qui a créé dans ce système une usine considérable aux portes de Paris.
2210. (In retrouve une intelligente apjdication de ce système de four continu à briques avec utilisation complète de la chaleur dans le four annulaire ITotrmann, qui est très-répandu en Allemagne principalement [Annales des mines^ G' série, tome XX).
Ce four consiste en un canal annulaire que l'on remjjlitdcs l)ri(iues
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à cuire. Celles-ci sont divisées en groupes, par exemple, en douze groupes de 50""" chacun pour un four de 40 mètres de diamètre extérieur. Au centre, et eatourée d'un carneau circulaire destiné à recueillir successivement l'air brûlé de chacun des groupes, s'élève une cheminée de tirage d'environ 50 mètres de hauteur. Les briques sont rangées dans chaque groupe de manière à y ménager un certain nombre de cheminées de 0'",15 environ de côté, dans lesquelles le combustible sera brCdé ; mais on ne charge à la fois que les cheminées d'un groupe et on n'entretient la combustion que dans ce groupe pendant le temps nécessaire pour y produire relfet du grand feu ; les gaz bridés provenant de ce groupe parcourent successivement les autres groupes où ils commencent la cuisson et finissent la dessiccation complète des autres charges de briques. Des registres permettent d'interrompre cette circulation et de l'arrêter au groupe cuit que l'on prépare au détournement ; alors on porte le feu dans le groupe suivant pour continuer ainsi en faisant le tour du four. Comme chaque groupe a son carneau muni d'un registre pour aboutir à la cheminée de tirage, on ouvre le registre du groupe auquel on veut arrêter le circuit, tous les autres registres semblables étant fermés.
Dans le groupe en grand feu, la combustion est alimentée par de l'air qui s'est échauffé en passant par les briques déjà cuites des groupes voisins ; on hâte ainsi le refroidissement de ces groupes et par suite leur défournement.
Ce modèle de four, qui date d'une vingtaine d'années, est appliqué pour de grandes productions de briques ordinaires, de briques réfractaires et de poteries ornementales. Il sert aussi pour la cuisson de la chaux avec quelques modifications dans sa construction, nécessitées par la nature de la matière et par le tassement qu'elle subit après la cuisson.
22H. M. Barbier avait déjà présenté à l'exposition universelle de 1855 un modèle et des dessins d'un système de four pour la cuisson des briques et des tuyaux de drainage qui présente aussi une application des mêmes principes. Cet appareil se compose d'un canal rectangulaire de 20 mètres de longueur sur 13 mètres de largeur, formant un circuit horizontal destiné à recevoir les briques et les tuyaux à cuire : ce canal est environné d'un autre, d'une plus petite section, qui conduit l'air brûlé. jjIus ou moins refroidi, d'un point quelconque du premier canal à une des deux cheminées qui se trouvent dans les milieux des deux longs côtés du circuit. Un foyer mo-