‹ Traité de la chaleur considérée dans ses applications. 4. éd. publiée (volume 2)Chapitre 48 sur 137 · CHAPITRE IV. — HEFR01DIS>?EMENT DES COUPS, ETC · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV. — HEFR01DIS>?EMENT DES COUPS, ETC

23.^0. Dans cortaiiios parties des Klats-I iiis, on avait iviissi ;i pio- (liiiiv la conj;('lati<»n de l'oaii sur une très-fjrando ôcliclle par l'évapoialifin de léther dans le vide. Des vases de foule, contenant de 14 à lo kilo;:ranniies deaii. sont placés dans une enceinte environnée d une couche épaisse de charbon ; autour des vases on a ménagé des rigoles, destinées à l'écoidenient de l'éllier. On f.iil le vide dans l'enceinte au moyen dune jmissanle machine pnenniali(pie, et on fait écouler de l'éther dans la rigole en maintenant l'action de la machine, (pii enlève conlinnelliMiient la vapeur d'éther, la refoule ensuite, la condense et rejette le liquide dans un vase extérieur. Le thermomètre descend, dit-on, jusqu'à — 9° centigrades, et la glace ainsi produite ne revient qu'à lo centimes le kilogramme ; l'opération ne dure pas plus d'une heure. La chaleur totale de la vapeur d'éther étant de 109, en supposant l'eau à 15°, la chaleur qu'il faut enlever à 1 kilogramme (leauélanldeTO -]- 15= 9i, on voit qu'il faut évaporer un peu moins de 1 kilogramme d'éther p(tur congeler 1 kilogramme d'eau. L'éther est préférable à l'eau et à l'alcool, malgré sa plus faible chaleur lalente, à cause de la plus grande densité de sa vapeur sous la pression correspondante à la congélation de l'eau. En admettant la loi de Dalton, qui consiste en ce que les vapeurs des différents liquides ont des tensions égales à des températures également éloignées de celle de leur ébidlition, l'éther bouillant à 36°, et ce liquide étant maintenu sensiblement à 0", la tension de la vapeur d'éther sera égale à celle de l'eau à 100 — 36 =64% c'est-à-dire à 0",i78 de. mercure, ou à 0,234 d'atmosphère (d'après M. Regnault elle serait de 0,241) ; et comme la densité de la vapeur d'éther, relativement à l'air, est2,.*)8, un litre de vapeur d'éther à 0° pèserait 2,. ')8. 1,3. 0,234 = 0^',78i, et la quantité de chaleur qu'il renfermerait serait de 0,000784 . 109 = 0%08o. Pour l'eau, la tension de la vapeur à 0° étant de 0,0046 de mercure, ou de 0,0060 d'atmosphère, et la densité de la vapeur d'eau, par rapport à l'air, étant de 0,6:^2, le poids de 1 htre de vapeur d'eau sera de 0,622 .1,3. 0,006 = 0'%0048, et la quantité de chaleur qu'il renfermerait serait de 500 . 0,0048: 1000 = 0,0024.

2331 . M. Carré s'est occupé, il y a quinze ans environ, en France, de la construction d'un appareil basé sur le même principe. Il se compose, comme celui que nous venons de décrire, de trois organes l»rincipaux : un réfrigérant, la pompe à l'éther, et le condenseur. Le réfrigérant est un cylindre de cuivre, placé verticalement, et dans lequel l'éther liquide arrive d'une manière continue. La paroi supé-

l'ieure est percée criin certain nombre de trous circulaires dans lesquels s'engagent des tubes, fermés par le bas, ouverts par le haut, soudés sur le bord du trou et suspendus ainsi dans l'intérieur du cylindre. Ces tubes renferment de l'alcool dans lequel plongent d'autres tubes contenant Teau à congeler. La pompe fait le vide dans le réfrigérant à 0'",G7 de mercure, et envoie dans le condenseur la vapeur d'éther qui, après être repassée à l'état liquide, revient dans le réfrigérant. Ces appareils ne sont pas entrés dans la pratique.

2332. M. Ch. Tellier em- 0 ploie, pour produire le froid, ^ des machines dans lesquelles - le liquide vaporisé est l'éther méthylique. L'appareil est représenté (fig. 598) ; il se compose essentiellement d'une pompe D, d'un condenseur E et d'un réfrigérant ou frigorifère; ce dernier, qu'on voit en B dans la figure, se compose d'une bâche en fer W, entourée d'une enveloppe en bois W, dont elle est écartée de 10 à IS centimètres de façon à placer dans l'intervalle une couche isolante, charbon, liège, paille d'avoine, etc. Dans cette bâche est installé un cylindre en fonte aa que traverse un faisceau tubulaire ; à la

(.IIMMTIŒ IV. — REFIIOIDISSEMENT DRS CORPS, ETC. [rtl

parlio antérieure en C, ce cylindre est iiniiii iriine calolle (|iii fnrnic avec le fond dn cylindre une caiiacilc en avant dn faisceau liil)idaii'e. ('."est le cylindie (jni doit contenir r«''llier niélliyli(ine li- (iuide(ini, en se vaporisant, rouiiiii;) le l'ioid : l;i hàclie est remplie d'ini liipiide non cfMlyelable : eau {^lycérinée on dissolution de cldornre de calcinm ; et atin d'obtenir nn refroidissement pins rapide, un force le liqnide de la bâche à traverser d'nne façon continue le faisceau tnbnlaire ; pour cela une pompe placée en K prend le liqnide dans la bàclie et le conduit par un tid^e S' dans la calotte C, d'où il passe dans le faisceau tnbnlaire et de là dans la bâche ; la bâche peut alors recevoir les moules à glace ou les carafes qu'on veut frapper ; on jteut aussi faire circuler le liquide non congelable, refroidi dans la bâche, et l'envoyer dans d'autres bâches convenablement disposées pour recevoir des carafes, etc.

L'élher méthylique, vaporisé dans le cylindre aa sous Tinfluence de la chaleur qu'il prend au liquide de la bâche, se rend dans la pompe par le tuyau 7/7, muni du robinet F ; les vapeurs comprimées à une pression convenable se rendent dans un égoutteur H, puis dans le condenseur qui se compose d'un serpentin J placé dans un vase cylindrique ))i}?i où circute de l'eau froide ; le serpentin J aboutit à sa partie inférieure à deux robinets / et /' placés en dehors du vase ; de là l'éthef liquéfié passe dans un distributeur L et de là se rend par le tube 0 muni d'un robinet / dans le cylindre aa. On conçoit que dans son fonctionnement la pompe doit rester parfaitement étanche et qu'il doit y avoir une arrivée bien mesurée de gaz liquéfié dans le cylindre du frigorifère ; pour arriver à satisfaire à ces conditions, il a fallu résoudre un certain nombre de problèmes particuliers que nous allons exposer.

La pompe est représentée en coupe (fig. 599), elle est formée-d'un corps de pompe à double etTet contenant deux soupapes d'aspiration et de refoulement ; les soupapes d'aspiration sont en 00, les soupapes de refoulement en rr ; les vapeurs amenées en (/ passent à travers les soupapes 0 et s'échappent à travers les soupapes r dans le tube S. Pour obtenir l'occlusion absolue du cylindre et fermer tout passage, aux vapeurs comprimées, du cylindre à l'extérieur par l'ouverture de passage du piston, on se sert d'un graisseur qui se voit en I dans la figure o98. Il se compose d'une capacité sphérique divisée en deux hémisphères réunis par un joint ; deux tubes, l'un s, l'autre m, mettent cette capacité en connnunication l'un avec la partie inférieure, l'autre avec la partie supérieure d'un réservoir

(rimile II' leqiu'l est muni (Yun Uilx' à niveau. Le «.n'aisseur est repré sente à part (lig. GOOj ; on voit l'acilenient que l'Iuiile entoure d'une façon permanente la tige du piston ; tandis que les vapeurs d'éther mélliyli(iue qui pourraient venir de la pompe s'écliajjpent dans la capacité spliérique et passent au-dessous de la couche d'iniile qui le

Fi g. 599.

remplit en partie ; on obtient ainsi une parfaite lubrification du piston en même temps qu'une étancbéilé parfaite. On peut d'ailleurs

Ft(/. COÛ.

s'assurer à chaque instant du bon fonctionnement de cette partie de l'appareil ; pour cela, une plaque vv est placée sur le prolongement

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