CHAPITRE PREMIER. — CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES
s'rlôvorait à (JIS.O.OlH = 37,7, et, par C(^ns(''qiiont, la qiianlitt; de clialeur (|iii serait einployéo au cliaiiiïa^'e do l'air serait de 80 — 37,7 = i2,3. Il est important de remarqiKîr que celle quantité de chaleur pourrait élever 9""= d'air de 0° à 13°. Ainsi, dans un grand noinhw de cas, elle serait siillisante pour écliaulTer l'air de ventilation, d autant plus (pi'il fjuidrait ajouter à la chaleur (pic nous avons calculée la chaleur émise par le refroidissement de la vapeur de 38° à lo", qui est de 23.0t7 = 10,81.
230G. D'ajjrès MM. Andral et Gavarret, la quantité de carbone hrùlé, pendant une heure, par un homme adulte et bien portant, dans l'acte de la respiration, est de Hs',3, et par une femme adulte 0^%4. Le premier nombre augmenterait à peu près d'un dixième ceux que nous a\ons obtenus en partant des expériences de M. Dumas.
23G7. Il résulte de tout ce que je viens de dire que la ventilation est indispensable dans les lieux habités, parce qu(! l'air est toujours altéré par la respiration et la transpiration cutanée, et de plus, dans un grand nombre de cas, parce qu'il existe d'autres causes d'insalubrité. La ventilation s'effectue quelquefois naturellement ; mais le plus souvent elle doit être produite par la chaleur ou par une action mécanique. Nous examinerons d'abord, d'une manière générale, ces trois modes de ventilation.
Ventilation naturelle.
23G8. Si l'air atmosphérique et celui qui remplit nos habitations étaient exactement à la même température, l'air serait partout immobile, du moins si l'on fait abstraction des vents ; mais les variations diurnes de température tendent à produire des courants qui marchent tantôt dans un sens, tantôt dans l'autre. Considéronsune pièce pourvue d'une cheminée plus ou moins élevée, et dans laquelle l'air extérieur puisse pénétrer facilement par les fissures des portes et des fenêtres. La pièce et la cheminée pourront être considérées comme un canal composédedeux branches, l'une horizontale, etrautre verticale, ouvert par les deux bouts. Or, d'après ce que nous avons vu précédemment, si l'air du canal est à »uie plus haute température que l'air extérieur, il sécoulera par l'orifice le plus élevé, taudis qu'il s'échappera par l'orifice inférieur dans le cas contraire. En général, pendant l'été et le printemps, la température des appartements est plus basse que celle de l'air pendant le jour, et plus haute pendant la nuit; alors, pendant le jour, l'air atmosphérique s'introduit par le point le plus
liant, pour s'écouler par le point le plus bas, et le contraire existe pendant la nuit. En hiver, Tair des appartements étant, en général, à une température constamment plus élevée que celle de l'air atmosphérique, Tair s'écoule toujours par l'orifice supérieur.
2069. M. le docteur Bohm a cherché à régulariser ce moyen de ventilation et l'a appliqué en dilïérentes circonstances. Les dispositions qu'il emploie ont été décrites dans une communication faite à la « Wiener Bauhutte » en 18Go par M. Sicard von Sicardsburg. Elles consistent à disposer dans les murs de refend ou par exception dans les murs de façade du bâtiment que l'on veut ventiler des conduits verticaux de section suffisante et s'élevant dans toute la hauteur du bâtiment jusqu'au-dessus du toit, ce seront les conduits du toit ; d'autn; part, on pratique dans les murs de façade d'autres conduits verticaux qui n'ont que la hauteur de la pièce à ventiler. Les tuyaux de toit s'ouvrent dans l'intérieur de la pièce par des orifices placés à la partie supérieure et à la partie inférieure de celle-ci et vont déboucher à l'extérieur par leur partie supérieure ; les tuyaux d'étage s'ouvrent en bas vers l'intérieur et vers l'extérieur, et en haut vers l'intérieur seulement ; ces orifices sont munis de valves qui permettent de diriger d'une façon convenable l'air à l'entrée et, à la sortie.
La section de ces canaux devra se faire pour chacun aussi grande que le permettra l'épaisseur des murs ; des canaux larges présentent en effet moins de résistance au passage de l'air et, leur nombre étant moindre, la surveillance en est plus facile.
Ce système de ventilation ne peut guère s'établir qu'autant que la pièce à ventiler confine sur deux faces opposées à l'air extérieur. Il y aura dans chaque façade des canaux d'étage dont la somme des sections sera la même et l'une de ses sommes sera égale à celle des sections des canaux du toit placées dans un des murs de refend.
Yoici dans ces conditions comment doivent être disposées les ouvertures de ces différents tuyaux pour les différents cas qui peuvent se présenter :
Quand l'air de la pièce sera plus chaud que celui de l'extérieur, on laissera pénétrer l'air extérieur par la partie inférieure des canaux d'étage {fig, 607); cet air sera dirigé vers le haut de la pièce, la traversera en s'abaissant et viendra sortir à la partie inférieure du tuyau du toit pour s'élever dans ce tuyau qui formera cheminée d'appel.
Quand au contraire la température extérieure sera plus élevée que celle de la chambre à ventiler, on fermera les orifices supérieurs des