‹ Traité de la chaleur considérée dans ses applications. 4. éd. publiée (volume 2)Chapitre 94 sur 137 · CHAPITRE V. — CHAUFFAGE ET ASSAINISSEMENT DES PUISONS · texte numérisé non relu

CHAPITRE V. — CHAUFFAGE ET ASSAINISSEMENT DES PUISONS

Quant à la rotonde, elle est en partie clmufîée par la fumée des calorilV'res qui passe sous dos plaques de fonte placées au |)ouit(>ur de celle pièce; le courant d'air circulant autour des conduits de fuuiée s'échaulTe et se répand dans la pièce par plusieurs bouches île chaleur; de plus, un poêle à eau chaude occupe le centre de cette rotonde. Les autres salles du rez-de-chaussée sont chaulîées par des poêles à eau chaude et des bouches de chaleur, émettant de l'air chaulîé au contact des tuyaux à circulation.

2787. Dans chacun des projets de M. Duvoir, l'expulsion de Tair des cellules et salles du rez-de-chaussée a lieu au niveau du sol par des conduits qui se rendent sous les grilles des foyers des chaudières; révacualion de l'air des cellules des étages supérieurs, au contraire, a lieu par le haut; à cet etïet, il existe dans chaque cellule une cheminée verticale à section carrée de 0'",12 de côté ; toutes ces cheminées viennent se rendre individuellement dans une série de tuyaux circulaires en tôle de 0"",13 de diamètre et qui courent horizontalement à la partie supérieure du bâtiment pour aboutir aux cheminées chargées de déterminer l'aspiration générale.

Dans le premier projet, l'appel est obtenu au moyen d'une cheminée par corps de bâtiment ; cette cheminée reçoit les fumées des foyers de chaudières et sert à l'appel dans les deux étages supérieurs des cellules ; dans le second projet, on établit deux cheminées de 4"", 50 de haut, placées sur les combles, et servant chacune à la ventilation d'un étage de cellules, l'appel y est produit par un réservoir à eau chaude, dont la surface de chauffe est de G6 mètres carrés ; il est chauffé au moyen de chaudières placées dans la cave et par circulation. Enfin, dans le troisième projet, les poêles à eau du précédent sont remplacés par des foyers placés dans les combles.

2788. L'hiver, l'air des couloirs échauffé passe dans les cellules par la partie supérieure et sort par deux ouvertures : l'une communique à un canal qui court sous le sol, se rend à la caisse qui renferme le vase de nuit et s'échappe ensuite par une gaine verticale qui le mène à la cheminée ; l'autre ouverture placée près de la première parcourt un petit canal horizontal, puis est traversé dans le corridor ; on aurait, d'après M. Duvoir, une circulation d'air du corridor aux cellules et de celles-ci au corridor; pour les cellules du rez-de-chaussée, l'air qui a traversé la caisse du vase de nuit se rend sous les foyers des chaudières.

2789. A chaque étage des cellules se trouve un cabinet de vidange placé à l'extrémité du couloir ; les vases de nuit sont vidés dans un

conduit répondant, par son extrémité inférieure, à une tonne placée au rez-de-chaussée, où les déjections viennent s'accumuler ; ce cabinet est divisé en deux compartiments munis chacun d'une porte ; à la partie supérieure une prise d'air extérieur a été ménagée. L'air aspiré descend d'abord, par l'entonnoir correspondant à chaque étage, au conduit de vidange; puis il remonte presque immédiatement dans une cheminée d'appel où un tirage énergique est déterminé par le tuyau à eau chaude qui se dirige vers les combles.

2790. L'été, la ventilation des couloirs aura lieu par un appel qui s'établira à la partie supérieure en ouvrant plusieurs orifices dont les sections réunies auront 1"%39 ; ces ouvertures restent fermées pendant l'hiver; en ouvrant deux lucarnes à droite et à gauche de chaque ouverture, il y aura appel énergique, suivant M. Duvoir, l'air du grenier étant très-échauffé.

L'appel de l'air extérieur aura lieu par des tuyaux en zinc ou en maçonnerie placés dans l'intérieur des caves, et débouchant dans le canal longitudinal du corridor.

2791. M. Duvoir propose d'entourer, au besoin, ces conduits de glace pour rafraîchir convenablement l'air d'admission. L'air de ventilation pénétrera du corridor dans les cellules par le bas ; la sortie de l'air a lieu, pour toutes les cellules sans exception, par les cheminées verticales aboutissant dans les combles, et qui, au rezde-chaussée, sont bouchées pendant l'hiver, lors de l'appel par le foyer. Les conduits qui se rendent sous le cendrier sont, au contraire, bouchés pendant l'été, ainsi que les orifices supérieurs communiquant avec le corridor. Les réservoirs d'eau chaude, placés dans les cheminées, déterminent l'appel général. Ainsi que nous l'avons déjà dit, suivant le deuxième projet de M. Duvoir, cette eau est chauffée par un tuyau ascensionnel parlant du calorifère. Dans le troisième projet, les communications de ces poêles avec les calorifères des caves sont supprimées, et chaque réservoir est chauffé par un foyer spécial placé dans les combles. On charge d'un seul coup tout le combustible destiné à chauffer l'eau du poêle qui produit la ventilation.

Enfin M. Duvoir indiquait deux modifications possibles aux projets qu'il avait présentés : le premier consistait à chauffer les cellules directement au moyen de conduits placés dans l'épaisseur des murs, en supprimant toute communication entre les cellules et le corridor ; le second aurait consisté à chaulfer directement les cellules de la

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