CHAPITRE PREMIER. — DISTILLATION SIMPLE
ment d'eau. Le robinet q est surmonté d'un entonnoir qui sert à amorcer le siphon. Cet appareil est compliqué, et il cesserait de fonctionner dès que l'eau arriverait à une certaine température ; il ne paraît pas susceptible d'un bon emploi.
1504. Les serpentins sont faciles à construire ; les tuyaux de fer étiré, d'une certaine épaisseur et d'un
petit diamètre, se courbent facilement à froid, sans s'aplatir ; quant aux tuyaux de cuivre mince, de plomb ou d'étain, on les courbe aisément sans les déformer, lorsqu'ils ont été remplis de mastic. Pour mieux utiliser la surface de condensation ou pour en placer une plus grande étendue dans la même capacité, on emploie quelquefois la disposition représentée par la figure 307. L'appareil est formé de plusieurs hélices concentriques que la vapeur parcourt simultanément.
1505. Pour économiser l'eau de condensation, ou pour l'obtenir à une température plus élevée quand sa chaleur doit être utilisée, on emploie les dispositions représentées par les figures 308, 309, 310. Dans la première, un cylindre central oblige l'eau qui s'élève à passer près du tuyau qui forme le serpentin. Dans la seconde, l'appareil est composé de deux serpentins qui ont un axe commun ; la vapeur parcourt le serpentin central, et l'eau parcourt en sens contraire
Fig. 307.
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Fig. 308.
Fig. 301).
l'intervalle qui sépare les deux tuyaux. Cette disposition est facile à exécuter quand les tuyaux sont d'un petit diamètre ; avant de les
courber, on introduit le petit tuyau dans le grand, après avoir placé de distance en distance, sur sa surface, de petites saillies qui l'empêchent de toucher la surface du tuyau enveloppant, et on les
courbe ensuite. Si les tuyaux ont un grand diamètre, on les laisse en ligne droite, et on les dispose comme l'indique la figure 313, quand ils ne doivent occuper qu'une petite longueur ; le tuyau à vapeur est plié de manière à présenter une suite de parties rectili- „. ' gnes qui sont environnées par le tuyau
destiné à conduire l'eau de condensation , et les intervalles des tuyaux communiquent par de petits tubes.
1S06. On a cherché à construire des condensateurs d'une autre forme, soit pour loger une plus grande surface de condensation dans le même espace, soit pour pouvoir les nettoyer facilement. Avant de les décrire, nous ferons d'abord remarquer qu'une étendue suffisante de la surface refroidissante n'est pas la seule condition à remplir ; il en est d'autres qui sont aussi très-importantes : \° Il faut que les condensateurs soient disposés de manière que la vapeur puisse expulser complètement l'air qui les remplit au commencement de l'opération ; caria présence de l'air diminue considérablement la faculté condensante de la surface ; on se rendra facilement compte de ce fait en observant que l'air conduit très-mal la chaleur, et que le refroidissement n'ayant sensiblement lieu que sur les couches en contact avec le métal, la condensation ne fait de progrès qu'avec le renouvellement de ces couches qui ne s'effectue alors que lentement. Il en est tout autrement quand l'espace est uniquement occupé par la vapeur ; car la vapeur en contact avec le métal produit, en se condensant, un vide instantané qui est aussitôt occupé par de nouvelles vapeurs. Ainsi le fait même de la condensation produit un appel des vapeurs contre la surface refroidissante. 2° Il est parfaitement inutile de forcer la vapeur à serpenter contre la surface refroidissante, du moins quand la disposition de l'appareil permet d'expulser l'air par l'introduction des premières vapeurs ; d'après ce qui précède, la raison en est évidente. 3" Enfin l'appareil doit être disposé de manière que l'extrémité du canal par laquelle s'écoule le hquide condensé, et qui est en communication avec l'air,, se trouve en contact avec l'eau la plus froide, afin que le hquide soit à une température peu élevée et émette peu de vapeurs après sa sortie.