CHAPITRE VIII. — APPAllI^LS A EFFETS MULTIPLES
reconnaîli^o Teffet- que ce mode d'opération pourrait produire serait de condenser complètement la vapeur à la sortie du serpentin ; le poids de l'eau qu'on obtiendrait ainsi, ajouté à celui de l'eau écoulée du serpentin, représenterait le poids de la vapeur fournie parle générateur et celui de la vapeur d'eau fournie par le liquide à évaporer ; et comme ce dernier poids peut facilement se déduire de l'abaissement du niveau, on trouverait facilement le rapport de la quantité de vapeur employée à celle qui est produite ; jusqu'à ce que l'expérience ait été faite ainsi, on ne peut avoir que des probabilités sur l'efficacité de ce nouveau moyen d'évaporation. Il paraît que ces essais n'ont pas été faits, ou du moins que les résultats n'ont pas répondu aux espérances de l'auteur, car il n'a pas persisté dans ses recherches. Nous n'avons d'ailleurs conservé l'indication de ces essais de M. Pelletan qu'à cause de l'emploi fait à une époque déjà éloignée du principe de l'injecteur soit à la compression soit à la raréfaction des gaz.
1667. Il est encore possible d'utiliser la chaleur qui provient de la condensation des vapeurs pour produire une seconde évaporation, lorsque la température de l'ébullition du second liquide est moins élevée que celle du premier. Il est même des cas dans lesquels cette opération s'exécute avec une extrême faciUté. Par exemple, dans les fabriques d'acide acétique, l'acide brut obtenu par la distillation du bois doit être distillé de nouveau pour être séparé d'une partie du goudron qu'il contient; après quoi on le combine avec de la chaux, et la dissolution d'acétate de chaux doit être concentrée jusqu'à un certain point. Or, cette concentration peut être produite par la chaleur qui se dégage de la condensation des vapeurs dans la distillation de l'acide brut; et pour cela, au lieu de conduire les vapeurs dans un serpentin, on les fait arriver dans un lait de chaux ; l'acide se combine avec la chaux, et la chaleur qui résulte de la condensation des vapeurs et de la combinaison concentre la dissolution d'acétate de chaux. Ce procédé a été mis en pratique vers 1835 par MM. Thomas et Laurens, et a très-bien réussi.