‹ Traité de la chaleur considérée dans ses applications. 4. éd. publiéeChapitre 21 sur 298 · CHAPITRE II. — INDICATEURS DE' NIVEAU · texte numérisé non relu

CHAPITRE II. — INDICATEURS DE' NIVEAU

forment les dépôts ; cette colonne communique à la partie supérieure avec le tube par un serpentin en cuivre dans lequel l'air se comprime, de sorte que la vapeur n'arrive pas jusqu'au tube et ne peut l'échauffer ; le tube de communication inférieur est muni d'un robinet à deux eaux qui permet soit d'arrêter, soit d'établir cette communication, soit enfin de purger l'appareil. L'auteur signale comme avantage résultant de ces dispositions : 1° l'absence d'impuretés dans le verre ; 2" l'absence d'oscillations dans le tube ; 3° la conservation du tube qui reste toujours froid.

1079. Il y aurait peut-être lieu d'essayer pour les tubes à niveau l'emploi du verre trempé de M. de La Bastie. La nature de ce verre et ses propriétés ne sont pas encore suffisamment étudiées pour que nous puissions en recommander l'usage d'une façon certaine ; d'ailleurs les variations fréquentes de température que subissent les tubes à niveau pourraient peut-être amener le recuit du verre trempé et le ramener à l'état de verre ordinaire. L'expérience seule pourra prononcer à cet égard.

Dans tous les cas, il serait bon, pour éviter la rupture qui peut se produire par des chocs accidentels, de protéger les tubes en les plaçant dans un encastrement, comme on le fait souvent en Angleterre , ou bien encore en les entourant d'un grillage ou d'un treillis métallique à mailles assez larges placé à une petite distance du tube.

1080. Les indicateurs à tube de verre, quels que soient les soins que l'on ait pris pour les protéger, sont sujets à se casser ou à s'encrasser ; aussi ne peut-on les considérer que comme des instruments auxiliaires d'autres appareils. L'ordonnance de 1865 exige d'ailleurs qu'une chaudière soit muniede deux indicateurs de niveau, indépendants l'un de l'autre et dont l'un doit être à tube de verre.

1081. Dans le cas des chaudières verticales qui ont une trèsgrande hauteur , les tubes à niveau que nous avons décrits ne peuvent point être employés utilement ; ils ne peuvent pas en effet être placés près du chauffeur. M. Planche, ancien élève de l'École centrale, a résolu la question au moyen d'un appareil qu'il a fait breveter et qui consiste en un tube de verre en U renfermant du mercure et placé au bas de la chaudière ; deux tubes métalliques sont fixés sur les extrémités du tube en U et viennent aboutir, l'un au-dessus, l'autre au-dessous du niveau moyen de l'eau de la chaudière ; le premier, étant en communication avec la vapeur, se remplit de l'eau de condensation. La variation du niveau de l'eau dans la chaudière amène dans le tube en U une variation correspondante du nivean du

LIVUE VII. — VAPORISATION.

mercure ; le rapport de M. Ichon [ÂJinales des mines, 1870) constate que cet appareil répond aux conditions exigées par les ordonnances. Nous devons cependant faire observer que la variation observée se trouve considérablement réduite.

Iiidicatenra à flotteur.

1082. L'appareil le plus simple est représenté figure 202. Le flotteur est composé de deux calottes en cuivre soudées sur leurs bords ; il est surmonté d'une aiguille métallique / qui traverse deux guides r/ et s'élève dans une cloche de verre e d'un petit diamètre, mastiquée dans une douille aa, fixée sur la chaudière.

Lorsque les deux calottes du flotteur ont été soudées, le corps lenticulaire renfermait de l'air à la température et à la pression extérieures ; quand il sera plongé dans l'eau à des températures de 100°, 121°, 134° 144°, 1S2°, 159°, 16o°, 171°, qui correspondent à des forces élastiques de la vapeur de 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7 et 8 atmosphères, la force élastique de l'air, renfermé dans le flotteur aux températures correspondantes, augmentera seulement dans les rapports de 1,36; 1,43; 1,48; 1,52; 1,55; 1,57; 1,59; 1,61 atmosphères; il en résulte que la pression extérieure tendra d'autant plus à écraser la lentille que la pression de la vapeur sera plus considérable, et, par conséquent, on devra donner aux lames de métal dont elle est

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Fig. 202.

formée une très-grande épaisseur. Mais si, avant de fermer la lentille, on y introduit une certaine quantité d'eau, suffisante pour rem-

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