‹ Traité de la chaleur considérée dans ses applications. 4. éd. publiéeChapitre 217 sur 298 · CHAPITRE V. — RÉGULATEURS DE TEMPÉRATURE · texte numérisé non relu

CHAPITRE V. — RÉGULATEURS DE TEMPÉRATURE

et ces deux plaques sont suspendues aux deux extrémités du fléau de la balance qui supporte l'appareil à mercure décrit d'abord ; il est évident que l'air entrera dans le canal situé au-dessous des orifices en pénétrant au-dessous de la plaque supérieure et au-dessus de l'autre, et que les variations de tirage seront sans influence.

1738. L'appareil de M. Rolland est trop compliqué, surtout à cause de la condition qu'il s'était imposée, de le soustraire à l'influence des variations du baromètre ; mais il est facile de voir que ces variations ne peuvent produire que des variations de température tout à fait insignifiantes, quand la température à maintenir est très-élevée. Supposons, pour plus de simplicité, que le réservoir d'air du séchoir communique avec un siphon renversé plein de mercure, et que le volume du réservoir d'air soit très-grand relativement à celui du petit tube et de la branche du siphon où se produit la pression ; en Jiégligeant la dilatation du métal et les variations de température de l'air du petit tube et du siphon, qui, dans la supposition que nous avons faite, ne peuvent avoir qu'une influence insensible, l'accroissement de pression pour un accroissement de température de i\ t^era de0,0366 x 0,76 ou de 0", 00278 de mercure ; et par conséquent, pour une variation dans la hauteur du baromètre de 0,03, qui est réellement exceptionnelle, la variation de température cori-espondante serait de 0,03 : 0,00278 = 10%077. Ainsi, si la surface libre du mercure portait un flotteur agissant sur la balance de manière à commencer la réduction de l'orifice d'accès de l'air extérieur, quand la température dépasserait 150", les variations de cette température, par l'influence des variations du baromètre , seraient comprises entre 140° et 160°, ce qui est évidemment sans importance, car la limite de la température que les matièi'es à sécher peuvent supporter sans altération ne peut pas être déterminée à 10" près.

1739. Ainsi, pour les hautes températures, la disposition de iM. Rolland peut être simplifiée par la suppression de la partie de l'appareil destinée à éviter les variations du baromètre ; c'est d'ailleurs ce qui existe dans les appareils de torréfaction en activité. L'appareil ainsi réduit est représenté dans la figure 394. AA , caisse en fonte communiquant avec le cendrier du fourneau ; B et IV, orifices d'accès de l'air froid, qui peuvent être plus ou moins diminués par le mouvement des plaques CD et CD' suspendues aux extrémités du fléau de balance EF ; dans l'état normal, la distance des plaques mobiles aux orifices B et B' doit être égale à la moitié du rayon des

orifices, afin que la surface latérale du cylindre ayant pour base fa circonférence des orifices et pour hauteur la distance dont nous venons de parler, soit égale à la surface des orifices ; GH, cloche en

verre ou en fer renfermant du mercure et suspendue au fléau de la balance; IK, cloche en verre ou en fer communiquant par le bas avec la cloche GH, et par le haut avec un tube L d'un très-petit diamètre , en communication luimême avec le réservoir d'air placé dans le séchoir. Dans l'état normal, le poids de la cloche renversée est équilibré par un contrepoids placé sur la plaque CD'. En supposant que la température du séchoir puisse être portée jusqu'à 200", la différence du niveau de mercure dans les cloches GH et IK pourrait aller jusqu'à 0,278 X 2 = O^jSoô : ainsi, en supposant la section du tube IK égale à la section de l'espace annulaire compris entre les deux cloches, la hauteur commune des deux cloches devrait être d'environ O^jGO, et à la température ordinaire, le mercure devrait s'élever en dedans

et en dehors de IK à la moitié de cette hauteur.

Il y aurait plus d'avantage à faire agir la pression de l'air échauffé sur le mercure renfermé dans un siphon MNP [fiij. 395 et 396), dont la branche ouverte renfermerait un flotteur en fer, soutenu parun fil passant sur deux poulies fixes Q etR, soutenant un poids S, et dont la partie verticale ascendante renfermerait un petit anneau allongé à travers lequel passerait une petite tige horizontale traversant le fléau de la balance. Cette disposition permettrait d'avoir une mesui'e de la température de l'air chaud, qu'on pourrait indiquer sur une

Fig. 395.

Fig. 39G.

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