‹ Traité de la chaleur considérée dans ses applications. 4. éd. publiéeChapitre 228 sur 298 · CHAPITRE VII Séchage du linge · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII Séchage du linge

1756. Lorsque le linge a subi toutes les opérations qui constituent le blanchissage, il faut le sécher, et le plus promptement possible, parce que l'humidité prolongée altère sa solidité et sa blancheur. La plus grande partie de l'eau est enlevée par l'égoutlage, le tordage, la presse ou l'essoreuse (1671 et suiv.). La quantité d'eau que le linge retient encore, après avoir été soumis à l'action mécanique, est très-variable, suivant la nature des tissus et l'énergie de la puissance mécanique à laquelle il a été soumis. On peut admettre en moyenne qu'il en renferme 0,5 de son poids.

Le séchage s'efl'ectue souvent à l'air libre ; on étend le linge sur des cordes horizontales, fixées à une certaine distance du sol. Souvent le séchoir est placé dans des combles dont les parois latérales sont formées de persiennes. Ce mode de séchage, qui dépend à la fois, comme nous l'avons dit, de la température de l'air, de son état hygrométrique et du vent, est très-irrégulier, quelquefois rapide, d'autres fois très-lent, et toujours inceriain. Le séchage par l'air mis en mouvement par une action mécanique échapperait à l'influence du vent, mais il serait soumis à tous les autres. On pourrait le rendre régulier en desséchant l'air; mais les frais seraient plus considérables qu'en employant la chaleur seule : aussi toutes les blanchis-

séries doivent-elles être pourvues d'un séehoir à air chaud pour régulariser le travail ou pour le rendre plus rapide.

1737. Les séchoirs de la plupart des blanchisseurs se composent simplement d'une chambre close dans laquelle le linge est étendu, et où se trouve un poêle avec ses tuyaux à fumée d'un grand développement. L'air extérieur pénètre autour du poêle, et s'échappe par une cheminée communiquant avec le bas du séchoir ; quelquefois le linge est suspendu sur des châssis à roulette, qui peuvent facilement sortir du séchoir.

1738. En 1850, une commission nommée par M. Dumas, ministre des travaux publics, fut chargée d'étudier la question si importante des bains et lavoirs publics destinés à la classe ouvrière. M. de Saint- Léger, ingénieur en chef des mines, fut chargé de visiter les établissements de l'Angleterre. Les rapports de cette commission, publiés par l'ordre du ministre, renferment un grand nombre de renseignements intéressants que je vais résumer.

1759. Dans l'établissement de Easton-Square, à Londres, qui renferme des bains et des lavoirs publics, ily a 16 cabinets de séchage

Fig. 406.

du linge adossés à un mur ; l'ensemble de ces cabinets occupe environ 18 mètres de longueur sur 1",60 de profondeur et 2 mètres de hauteur. Cet espace est divisé par des cloisons transversales de maçonnerie légère, en 16 compartiments égaux de l'",125 de largeur {/îg. 406). On entre dans chacun des cabinets par une porte en bois m, de l^jSO de hauteur. Chacun est percé à la partie supérieure d'un orifice r, fermé par une soupape s, qu'on soulève à volonté. Le

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