CHAPITRE XI. — DESSICCATION DES LÉGUMES
■ Oessiccation de la tourbe.
1790. Tout ce que nous avons dit, sur l'importance de la dessiccation des bois de chauffage, s'applique à plus forte raison à la tourbe, qui peut renfermer des quantités d'eau plus considérables encore. On trouve dans une notice de M. Delesse, alors élève ingénieur des mines, publiée en 1842 dans les Annales des mines^ les renseignements suivants relatifs à l'emploi de la tourbe dans la métallurgie du fer, et à la construction de fours pom* la dessiccation de la tourbe; A l'usine de Kœnigsbronn dans le Wurtemberg, les fours sont chauffés directement par l'air brfdé d'un foyer alimenté par des menus de tourbe ; l'air brûlé, mêlé à beaucoup d'air non altéré, s'écoule d'abord par un canal horizontal en briques, situé au-dessous du four de dessiccation, et débouche dans une chambre latérale étroite, d'où les gaz brûlés passent dans le four par un grand nombre d'orifices percés dans le mur de séparation ; les gaz et les vapeurs s'écoulent par une cheminée ; la température de la chambre varie de 36 à 40" ; on consomme 0,33 du combustible desséché. Dans d'autres appareils, la chaleur est fournie par un foyer spécial, dont l'air brûlé circule dans des tuyaux de fonte placés à la partie inférieure du four, et par de l'air extérieur qui s'échauffe contre ces tuyaux ; l'air pur et l'air brûlé traversent la tourbe, et les gaz et les vapeurs s'échappent par une cheminée placée à la partie supérieure ; on chauffe aussi l'air envoyé dans le séchoir avec la chaleur perdue des fours à réchauffer. Tous ces appareils laissent à désirer : l'opération est Irès-lente, et la consommation de combustible trop considérable.
1791. La meilleure disposition des fours à dessécher la tourbe serait, à mon avis, celle que j'ai indiquée pour le bois ; seulement, comme la dessiccation de certaines tourbes compactes doit être plus lente que celle du bois en morceaux de O^^lS à 0'"'',20 de section, et que la tourbe s'enflamme facilement, il faudrait modérer l'activité des.foyers.