‹ Traité de la chaleur considérée dans ses applications. 4. éd. publiéeChapitre 25 sur 298 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

INDICATEURS DE NIVEAU

maintenu dans un guide qui dirige son action verticale ; ce coulisseau est fortement fixé à la tige par une vis de pression, dont la tête cylindrique allongée est engagée dans la rainure d'un levier claveté sur la tringle horizontale qui porte l'aimant.

En se reportant à la figure 205, on voit que, dans l'action rotative de l'aimant A, les deux pôles ou branches se meuvent à frottement doux sur le fond de la boîte en cuivre I, contre laquelle l'aimant est maintenu par le ressort L.

Les deux pôles agissent à travers la paroi de la boîte sur le barreau de fer doux B. Ce barreau de fer, suspendu à son centre par un pivot, porte l'aiguille indicatrice qui se divise en deux branches prolongées sur la face de chaque cadran. L'ensemble forme une aiguille équilibrée n'offrant aucune résistance à l'action de l'aimant , dont elle suit tous les mouvements. On comprendra, par l'examen de cette figure, que l'aiguille ne peut abandonner le cadran, auquel elle est attachée par son pivot.

Une came solitaire de l'axe qui porte l'aimant agit sur la tige du clapet qui donne issue à la vapeur pour faire résonner le sifflet ; le cadran émaillé est divisé en trois parties de teintes différentes, dont les lignes de séparation répondent aux limites de sécurité ; ces teintes différentes rendent l'observation très-facile. De plus, les indications de l'appareil continuent alors même qu'on a dépassé les hmites de sécurité et permettent de juger de combien ces limites ont été dépassées. Cet instrument se présente donc dans de bonnes conditions. Il peut se faire cependant qu'à la longue l'aimant plongé dans la vapeur ne vienne à perdre son aimantation. C'est à la pratique à prononcer à cet égard.

1086. On emploie le plus ordinairement des flotteurs en pierre ; la figure 207 représente la disposition la plus simple de ces appareils. Le flotteur est équihbré j^.

par un contre-poids ; un fil de

cuivre d'un diamètre seulement suffisant pour le soutenir passe à travers une boîte à étoupe, et se termine par une petite chaîne enroulée

sur la gorge d'une poulie. Une aiguille e indique sur un cadran ab, fixé à la poulie, la hauteur du niveau. On pourrait évidemment remplacer la poulie par un balancier terminé par deux portions de cercle. Lorsque l'on connaît le volume et la densité du flotteur, il est facile de déterminer le poids P qu'il est nécessaire de placer à l'autre extrémité du balancier, pour que le flotteur reste en équilibre stable, plongé à moitié dans l'eau. En elTet, en désignant par Y le volume du flotteur, par d sa densité, et par / et /' les deux bras du balancier, on aura

(Vd - - V)Z --= PZ', d'où ^ = y{i^L—iy..

1087. On a proposé de placer le flotteur et son contre-poids dans la chaudière, et de mettre en dehors un petit contre-poids pour tendre le fil. Cette disposition, imaginée par M. Chaussenot, aurait l'avantage de permettre l'emploi d'un fil très-fin qui off"rirait peu de résistance dans son mouvement à travers la boîte à étoupe ; mais elle aurait l'inconvénient de placer toutes les parties importantes de l'appareil à l'intérieur de la chaudière.

1088. Dans les figures des appareils de niveau à flotteur, nous avons indiqué, autour du flotteur, une enveloppe métallique percée de trous, afin de diminuer l'amplitude des oscillations du flotteur et de permettre d'apprécier plus facilement la hauteur du niveau moyen. Il est utile toutefois de laisser à ces enveloppes des communications assez étendues avec la chaudière, pour qu'il reste dans le vase intérieur un petit mouvement oscillatoire nécessaire pour s'opposer à l'adhérence du fil dans la boîte à étoupe ; d'ailleurs on s'assure, par ces petits mouvements, que l'appareil marche librement et que la garniture du stuffing-box n'est pas trop serrée.

1089. On a proposé un grand nombre de dispositions qui font jouer un sifflet par la vapeur lorsque le niveau s'est abaissé au-dessous d'une limite déterminée. Nous avons déjà décrit plusieurs de ces appareils qui portent le nom de sifflets d'alarme; ils sont exigés par l'administration. La disposition suivante [fig. 208) est une des plus simples. Elle consiste en un flotteur F, équilibré par un contrepoids P, fixé sur la tige B, qui est mobile autour du point 0. Lorsque le niveau de l'eau descend, la tige T ouvre une soupape qui fait communiquer la vapeur avec un sifflet. Celui-ci est disposé de manière qu'une lame annulaire de vapeur, sortant avec force, vient se

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