‹ Traité de la chaleur considérée dans ses applications. 4. éd. publiéeChapitre 255 sur 298 · CHAPITRE XIII. — SÉCHAGE DES MATIÈRES PULVÉRULENTES · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII. — SÉCHAGE DES MATIÈRES PULVÉRULENTES

à vapeur, destinés à chauffer les corps par le rayonnement, et l'air par le contact.

1827. M. Galland, de Nancy, a fait établir à la brasserie de Maxéville une touraille dans laquelle l'emploi de la chaleur est parfaitement méthodique. Cet appareil se compose d'une tour carrée ifig. 428) en maçonnerie ayant 3 mètres de côté à l'intérieur. Dans

Fig. 428.

le sens de la hauteur elle est divisée horizontalement par trois plateaux en toile métalhque. L'appareil de chaulfage, qui est absolument indépendant, se compose d'un foyer à combustion longue, présentant deux tuyaux pour l'écoulement des produits de la combustion. Ces deux tuyaux se rendent chacun à une chambre en briques dans laquelle des trappes convenablement disposées permettent une introduction plus ou moins considérable de l'air extérieur. L'air pénètre dans ces chambres sous l'influence d'une dépres-

sion résultant d'un appel fait plus loin par un jet d'air comprimé. Les trappes de mélange sont réglées de telle façon que la température de l'une des chambres soit de 40° et celle de l'autre de 100°; des thermomètres placés dans chacune de ces chambres permettent de régler la température. L'air à 40° traverse un faisceau de toiles métalliques destinées à produire une filtration grossière de l'air et à aider au mélange, puis sort par un tuyau A qui aboutit en B audessus du plateau OP. Au-dessous de chacun des plateaux OP et mn se trouve disposée une trémie en tôle pleine, piunie à la partie inférieure d'un tampon mobile qui permet le passage du grain d'un plateau à l'autre et en même temps empêche le passage ascensionnel de l'air à travers les plateaux. Le courant d'air chaud amené enB est donc forcé de passer à travers la toile métallique OP et du grain qui la recouvre ; l'épaisseur de la couche de grain est 0'",25 environ. Un tuyau CD prend l'air au-dessous du plateau OP et le rejette en D au-dessous du plateau MN. Enfin l'air, sortant en D, traverse la couche de malt supportée par le plateau mn et est rejeté à l'intérieur en F par le tuyau EF dont l'ouverture est au-dessous de ce plateau. Le malt est introduit d'abord sur le plateau mn; il subit l'action de l'air arrivant en D lequel a déjà traversé la couche de malt du plateau OP ; après un séjour de 24 heures sur le plateau mn, le malt descend en OP, où il subit l'action directe de l'air à 40°. Enfin, après un séjour de 24 heures sur ce second plateau, il descend sur le plateau qr qui est traversé par de l'air à 110° arrivant en G dans la seconde chambre, et s'écoulant par le tuyau JE après avoir traversé la couche de malt du plateau qr; sur ce tuyau JK se trouve en L une ouverture munie d'un registre qui laisse pénétrer l'air extérieur de façon à ramener à 40° la température de l'air circulant dans le tuyau JK. C'est dans ce tuyau JK que se trouve placé un jet d'air comprimé. Ce système a donné d'excellents résultats, tant au point de vue de l'économie qu'à celui de la simplicité du service et de la qualité des produits, qui se conserve complète par suite de la température graduée à laquelle le malt est soumis.

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