‹ Traité de la chaleur considérée dans ses applications. 4. éd. publiéeChapitre 273 sur 298 · LIVRE XL · texte numérisé non relu

LIVRE XL

Fig. 489.

les gros diamètres de O^jOi et plus, il convient de les remplacer par des soupapes.

1950. La figure 488 est une coupe d'une soupape se manœuvrant au moyen d'une manivelle qui fait mouvoir dans une boîte à étoupe la tige taraudée de la soupape ; à côté se trouve une soupape à air, ou reniflard.

1951. La figure 489 représente une sou pape, importée d'Amérique, qui est maintenant très-employée. Elle a l'avantage de permettre de conserver au tuyau une direction rectiligne. La tige de la soupape traverse, comme dans la disposition précédente, une boîte à étoupes.

1952. La figure 490 représente une autre soupape àii&Peet Valve, dans laquelle la fermeture s'opère au moyen de deux disques A, serrés par un coin B, quand on abaisse la valve. Cette disposition a l'avantage de ne point produire un changement brusque de direction, ni de section pour le passage de la vapeur.

1953. Compensateurs. — Quelle que soit la nature des tuyaux de conduite et de condensation, les variations de température qu'ils éprouvent produisant des variations dans leur longueur, ils doivent être disposés de manière à ce que ces mouvements puissent se faire facilement. Par conséquent ils ne doivent point être fixés par les deux bouts à des parties immobiles des bâtiments, car la force avec laquelle les métaux tendent à se dilater et à se contracter étant très-grande, les tuyaux renverseraient les obstacles s'opposant à leurs mouvements, ou se briseraient eux-mêmes s'ils n'étaient pas élastiques. L'allongement que prennent les tuyaux, lorsqu'ils sont chauffés à 100°, est assez considérable; car le coefficient de dilatation de la fonte étant de 0,0011, 10 mètres s'allongent de 0'",011 et 100 mètres de O"",!!. Si tout le circuit était en fonte, et horizontal, on obvierait aux effets de la dilatation, en suspendant librement tous les tuyaux et en n'en fixant aucune partie. Mais il y a toujours des parties verticales qui, en s'allongeant soulèveraient les parties horizontales contiguës, lesquelles, ne portant plus sur leurs supports, pourraient se briser. Ainsi dans presque tous les cas, il est indispensable de dis-

Fig. 490.

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