CHAPITRE V
CHAUFFAGE DE L AIR PAR LA VAPEUR
différentes formes, communiquant avec une chaudière à vapeur et placés dans l'intérieur des pièces qui doivent être échauffées. On peut donner à ces vases une forme quelconque ; les conditions à remplir se réduisent à pourvoir chacun d'eux d'un souffleur et d'un tube de retour d'eau.
1979. M. Grouvelle a construit, il y a un certain nombre d'années, dans rétablissement des Néothermes, des poêles à vapeur, représen-
Fig, 504.
Fig. 505. Fig. 506.
tés par les figures 504, 503 et 506. Chaque appareil est composé d'une caisse en fonte fermée de toute part ; la vapeur y arrive par le tube A, et l'eau de condensation s'échappe parle tuyau B; le souffleur C est composé simplement d'une petite vis. L'air extérieur arrive derrière le poêle et pénètre dans la chambre à travers une grille placée à la partie supérieure de l'appareil.
1980. L'opération de la purge d'air au commencement du chauffage est, comme nous l'avons dit, indispensable, il faut déplus, lorsque les appareils viennent à se refroidir, laisser rentrer l'air pour éviter des déformations, des écrasements des appareils par le fait de la pression extérieure, de là l'emploi du souffleur et du reniflard : l'inconvénient du souffleur est qu'il doit être manœuvré à la main, ce qui est un véritable embarras lorsque le nombre des appareils à chauffer est un peu considérable ; MM. Geneste fds et Herscher frères ont imaginé un purgeur automatique qui fonctionne à la fois comme purgeur et comme reniflard, il est représenté figure 507. Il se compose de trois tubes en fer de quelques millimètres de diamètre intérieure, C, C" placés parallèlement : le premier C est ouvert à
sa partie supérieure D el plonge à sa partie inférieure dans un vase E hermétiquement fermé et contenant du mercure, les deux tubes C et C" forment un siphon qui vient se brancher par une de ses extrémités vers la partie inférieure du tube C et dont l'autre extrémité 0 débouche au bas du poêle qu'il s'agit de purger d'air; afin d'amener la rigidité du système, les trois tubes sont maintenus à la partie supérieure au moyen d'une pièce pleine K qui se visse sur le couvercle du poêle. La vapeur vient déboucher à la partie supérieure du poêle en B, et en vertu de sa faible densité se maintient d'abord à la])artie supérieure du poêle en J), en chassant l'air qui sort par l'orifice 0, suit le canal formé par les trois tubes C, C, C" et s'échappe en D. Quand l'air est expulsé et que la vapeur a gagné la partie inférieure du poêle, le vase E s'échauffe ainsi que le mercure et l'air qu'il contient ; le liquide monte dans le tube C et vient boucher l'orifice par lequel le tube C débouche dans C, la sortie de la vapeur se trouve dès lors interceptée.
Quand le refroidissement s'opère, le mercure redescend, l'orifice de communication devient libre et l'air rentre dans le poêle par l'ouverture D.
1981. Dans le cas de chauffages intermittents, l'emploi de la vapeur est surtout avantageux en ce que les poêles sont rapidement échauffés et rapidement refroidis ; les poêles présentent en effet une masse faible et qui emmagasine peu de chaleur, de sorte que la dépense de vapeur est presque rigoureusement celle qui convient exactement à la durée du chauffage. Mais dans le cas d'un chauffage à peu près continu, le refroidissement rapide du poêle à vapeur est un inconvénient sérieux en ce qu'il exige unservice nocturne que l'on peut éviter quand on emploie les calorifères complètement céramiques ou le chauffage à eau chaude. On peut remédier à cet inconvénient en remplissant partiellement les poêles d'une substance solide ou liquide qui emmagasine la chaleur et la rend lors de l'arrêt du chauffage ; parmi toutes les substances que l'on peut employer l'eau est de tout point préférable en ce que sa capacité calorifique est considérable. Nous donnons figure 508 l'instal-
Fig. 507.