‹ Traité de la chaleur considérée dans ses applications. 4. éd. publiéeChapitre 32 sur 298 · CHAPITRE III. — MANOMETRES ET THERMOMETRES · texte numérisé non relu

CHAPITRE III. — MANOMETRES ET THERMOMETRES

replié un grand nombre de fois sur lui-même ; toutes les branches sont égales et parallèles, d'un même diamètre et, formées de plusieurs parties réunies par des écrous roulants ; le tube de fer se termine à une extrémité par un tube de verre vertical ab, appliqué contre une échelle divisée cd; l'autre extrémité communique avec la chaudière. Toutes les parties inférieures des tubes sont remplies de mercure jusqu'à la ligne MN qui passe par leur milieu, et le reste est rempli d'eau. Le mercure a été introduit par des orifices percés à la partie supérieure, jusqu'à ce qu'il se soit écoulé par des orifices latéraux percés m dans chaque tube à la hauteur de la ligne MN, et qu'on a fermés ensuile exactement avec des bouchons vissés. Le reste des tubes a été complètement rempU d'eau par les mêmes orifices qu'on a de même fermés avec soin. Il est évident, d'après

cette disposition, que si, par la pression de la vapeur dans la chaudière, le mercure s'abaisse d'une quantité h dans le tube AB, il montera et descendra alternativement de la même quantité dans les suivants, et montera par conséquent de la même quantité h dans le tube ab; mais, comme dans l'appareil {fîg. 218) il y a cinq paires de tubes communiquant par la partie inférieure, la pression de la vapeur sera égale à ' ^^'^^~ . Ainsi, la variation de hauteur du

mercure dans le tube de verre ab sera à peu près 0,1 de la pression totale estimée en mercure ; et, si les tubes avaient chacun 0",82 de hauteur, l'appareil pourrait mesurer des pressions de 5 atniosj)lières ; et les divisions de l'échelle, correspondant à des pressions de 1,2,3,4,5 atmosphères, seraient écartées entre elles de

' ^'^ ^ J ^ ' 0,082. Il est évident qu'en augmentant la longueur des

tubes, ou leur nombre, ou à la fois l'un et l'autre, on pourrait mesurer des pressions quelconques. En donnant O",©! de diamètre intérieuraux tubes de fer, comme leur longueur serait à peu près de 6 mètres, ils contiendraient environ 12 kilogrammes de mercure. On pourrait

Fig. 218.

i-emplacer le tube de verre par un tube de fer et se servir d'un flotteur, équilibré par un contre-poids, pour indiquer la pression sur une échelle divisée. Ce manomètre est connu en principe depuis longtemps; mais il a été disposé, il y a quelques années, d'une manière très-commode par M. Richard, de Lyon. Il a été appliqué à des chaudières de bateaux et de locomotives.

1106. Manomètre de M. Galij-Cazalat. — Cet appareil est un manomètre à mercure et à air hbre, dans lequel les variations de hauteur de la colonne de mercure ne sont, comme dans l'appareil précédent, qu'une faible fraction de celles qui représentent les variations de pression dans le manomètre ordinaire. Voici le principe sur lequel il repose : imaginons que la vapeur agisse de haut en bas sur un piston plein de 0'"'',01 de section, mobile sans frottement dans un cylindre ayant un diamètre un peu plus grand, et que, pour éviter le passage de la vapeur, le cyUndre et le piston soient recouverts d'une lame en caoutchouc très-mince et très-flexible. Supposons que le piston, à sa partie inférieure et en dehors du cylindre, se termine par une plaque épaisse ayant 0'"'',20 de section, agissant sur une lame mince de caoutchouc, très-flexible, recouvrant un réservoir à mercure. Celui-ci communique par le bas avec un tube de verre qui se relève verticalement et qui est ouvert par la partie supérieure. Il est évident que, si le piston reçoit une pression quelconque, celle qui sera transmise au mercure sera vingt fois plus petite, et par conséquent le mercure s'élèvera dans le tube de O^jOSS pour chaque atmosphère de pression. Cette disposition exige nécessairement que les mouvements des lames de caoutchouc soient très-petits, ce qu'il est facile d'obtenir en donnant une petite section au tube manométrique et une grande section à la cuvette. Par exemple, en supposant que ces deux sections soient dans le rapport de 1 à 1000, pour une variation de pression de 10 atmosphères, le mercure montera dans le tube de O^jSS, la plaque du piston descendra de 0"", 00038, et le piston de 0'",0076. M. Journeux a construit un certain nombre de ces appareils, principalement pour les chemins de fer. Il y a dans ces manomètres deux lames en caoutchouc employées à transmettre la preisson ; malheureusement on n'est jamais parfaitement sûr qu'elles conservent indéfiniment leur flexibilité; certains caoutchoucs deviennent avec le temps durs et cassants. L'emploi du mercure est encore un inconvénient ; aussi ces manomètres sont-ils peu employés.

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