CHAPITRE X. — DISPOSITIONS DES GÉNÉRATEURS A VAPEUR
entre eux, comme l'indique la figure 280. L'eau d'alimentation arrive dans le tube inférieur et monte successivement dans les autres, de sorte que son mouvement se produit, comme dans l'appareil précédent, en sens inverse de la fumée. Les tubes réchauffeurs sont légè-
Fig. 280.
rement inclinés, afin de faciliter le dégagement de la vapeur jusqu'au tube placé en dessus. Un tuyau, qui met en communication la partie supérieure de ce dernier tube avec le bas de la chaudière, sert à introduire à la fois l'eau d'alimentation et la vapeur qui a pu se former dans les réchauffeurs.
Cette disposition, qui a l'inconvénient d'exposer la chaudière au contact de la flamme, exige en outre beaucoup de place et une très-grande surface de chauffe pour une production de vapeur déterminée. Les expériences faites à l'Exposition universelle de 18oS ont constaté une production de G^jSS de vapeur par kilogramme de houille, et de 1 7 kilogrammes par mètre carré de surface de chauffe, tandis que d'autres chaudières, de dispositions moins comphquées et moins coûteuses, ont donné de meilleurs résultats.
Fig. 281.
1325. La disposition [fig. 281) qui a été souvent employée par MM. Thomas et Laurens pour de grandes chaudières de manufactures, nous paraît préférable à celles que nous venons de décrire. Elle consiste en une chaudière ordinaire A à bouilleurs B et B', à laquelle on a ajouté un tube réchauffeur D placé dans l'angle supérieur du fourneau. L'air brûlé, après avoir circulé autour des bouilleurs, revient en avant par les carneaux C, C, en chauffant la chaudière sur toute la surface inférieure, et se dirige vers la cheminée par le carneau dans lequel se trouve le tube réchauffeur. De cette manière, on évite d'exposer la chaudière au rayonnement du foyer, et la position du réchauffeur est telle qu'on n'augmente que fort peu les dimensions du fourneau. L'ahmentation se fait dans le réchauffeur D ; celui-ci est mis en communication avec le plongeur ordinaire par le tuyau d, a.
1326. Chaudière de Wesserling. — M. Marozeau, en partant du principe du réchauffeur de M. Ad. Hirn, a été amené à établir chez MM. Gros, Rodier, Roman et C'% un système de réchauffeur formé de tubes étroits en fonte. La chaudière est représentée {fig. 282
Fig. 282.
Fig. 283.
et 283) ; elle se compose d'un corps de chaudière et de trois bouilleurs placés au-dessous du corps cylindrique et à une même hauteur, une voûte est placée à la partie supérieure des bouilleurs, et une murette divise l'espace laissé autour du corps cylindrique en deux carneaux ; la fumée passe d'abord sous les bouilleurs, puis circule autour du corps de chaudière et vient ensuite dans le réchauf-