CHAPITRE X. — DISPOSITIONS DES GÉNÉRATEURS A VAPEUR
accessoires ordinaires d'une chaudière, fomianl un système fixe, l'autre ghiklm comprenant toute la surface de chauffe intérieure et qui est amovible ; cette amovibilité est obtenue par des moyens simples qu'une longue pratique a consacrés.
La chaudière dont nous donnons la description présente les conditions dans lesquelles MM. Laurens et Thomas l'ont constituée en dernier lieu. Le diamètre du joint n o de la pai-tic lîxe et de la partie amovible est notablement moindre que dans le modèle primitif, dans lequel ce joint était égal en diamètre à celui de la calandre elle-même. Ce modèle, dit à joint réduit, diffère encore du premier type adopté par d'autres perfectionnements qui en facilitent la construction (1).
1373. Le foyer intérieur est placé dans le tube ng. im. central Im, terminé en tête par la plaque emboutie fg et en bout par la chambre à fumée th. De cette chambre parlent les tubes /^qui ramènent l'air brûlé dans labolleà fumée;?; qui coiffe l'avant du vaporisateur. Celle-ci est terminée à sa partie inférieure par une buse qui jette la fumée dans un carneau entourant la calandre extérieure pour la chauffer sur les 2/3 de son pourtour, ou immédiatement dans le cameau allan l dans la cheminée commune d'une batterie de chaudières, si les circonstances l'exigent. Les tubes ne sont point disposés en faisceau compacte, le nombre en est limité, ils sont en fer et ont 0",C8 de diamètre extérieur, souvent même ce diamètre est de 0',10.
1374. La chambre ^t est spacieuse et n'a pas besoin d'armatures, à cause de sa forme. Les gaz du foyer n'entrant plus dans les petits tubes, i l'issue même du foyer, ont le tempsde se brûler, le renversement de la flamme derrière la grille favorise leur mélange et leur combustion ; ce que ne ferait point un foyer élevé à flamme droite.
1375. Le vaporisateur est réuni au corps de chaudière par un joint unique no, ce qui lui donne toute liberté de dilatation. Deux cornières en fer rivées, l'une sur la tète du vaporisateur, l'autre sur la tubulure qui rétrécit la calandre, servent à faire le joint à l'aide
(U I>ins le bKTBt primitif pris de concert par HH. Laurens, ThoniBa et Pêrignon, braiet qui concernait aussi les locoDobiles, le Joint iTait le diamètre de la calandre
eilérieurej c'est encore ainsi qu'on le voit dispoeé sur les nombreuses locomobiles innnia» de cette chaadière ; pour ceite application. Il y aaianUge b prendre aussi la chaudière h Joint réduit, puisqu'une locomobils de 10 cbevaui, par exemple, n'aurait Kuère qa« le joint d'une machine ancienne da 8 chevaux.
18i LIVRE VII. — VAPORISATION.
d'un boulonnage ; pour le rendre étanche, les contacts sont dressés et on interpose entre eux, soit une rondelle de caoutchouc, soit une baguette en cuivre doux, soit simplement de la filasse et du mastic rouge. Le joint n'étant pas exposé au feu ni au contact de la fumée ne fatigue pas plus que celui d'un cylindre à vapeur de même diamètre. Aussi, il y a peu d'exemples qu'il ait manqué, quoique ces chaudières, pour les usines, marchent à 6 ou 7 atmosphères, c etd sont deux dômes de vapeur qu'on met dans les grosses chaudières pour éviter les dénivellèments de Teau ; les tubulures dont ils sont munis latéralement servent à fixer le tuyau de dépôt de la vapeur.
1376. La calandre ab est prolongée au delà du vaporisateur pour constituer une réserve d'eau à la température de la vapeur, afin d'obvier aux variations des pressions qui ont lieu dans les chaudières tubulaires à volume d'eau faible relativement à leur surface vaporisatrice. On ne saurait atteindre le même résultat par un réservoir de vapeur.
En effet, 1 mètre cube de vapeur en réserve ne fournira que les 1000 litres de vapeur qu'il représente, tandis qu'un mètre cube d'eau dans la chaudière, à la température de celle-ci par conséquent, don* nera instantanément, si la pression fort usitée de 6 atmosphères baisse de i atmosphère, 5,420 litres de vapeur, et 14,2S0 litres si l'abaissement de la pression était de 2 atmosphères ; cette limite est fort acceptable dans un grand nombre de circonstances. Dans ce dernier cas la température de la vapeur n'est descendue que de 159'' à 144", soit de 15", dans le premier cas elle s'abaisserait seulement de7*. La réserve d'eau, ce volant de la chaleur, est aussi nécessaire pour les moteurs que pour les chauff'ages et les évaporations. L'avantage de cette réserve d'eau sur la réserve de vapeur de même volume est donc dans le rapport de 14 à 1 ; ce qui explique les difficultés pratiques que présentent les chaudières tubulaires à faible volume d'eau, et les modifications incessantes qu'on y apporte.
1377. Pour opérer le nettoyage de la surface de chauffe de cette chaudière, il faut faire sortir, en partie seulement dans le plupart des cas, le vaporisateur. A cet effet, deux rails fixés sur le fond de la calandre et sur lesquels repose la chambre At, permettent de faire glisser le vaporisateur, simplement à bras pour les chaudières moyennes, et à l'aide d'un palan pour les grosses, aussitôt qu'on a défait le joint no.
Gomme dans toutes les chaudières, c'est la partie chauffée, le foyer principalement, qui occasionne les réparations et les chôma-