CHAPITRE Xni. — AMÉLIORATIONS DANS LES GÉNÉRATEURS
exigent 30 kilogrammes. Dans certains cas donc, il suffirait de0"',80 de surface de chauffe de la chaudière par cheval ; dans d'autres î^'ijOO seraient à peine suffisants. S'il s'agit d'évaporation par la vapeur ou de chauffage y la spécification dont il s'agit n'a plus aucun sens.
Dans les chaudières à foyer extérieur, on compte comme surface de chauffe toute la surface extérieure de la chaudière qui est exposée au rayonnement de la grille ou qui est en contact avec la flamme de Tair brûlé ; dans les chaudières à foyer intérieur et dans les chaudières tubulaires, c'est la surface des tubes qui donne la surface de chauffe.
1470. Le plus grand nombre des chaudières en France consista encore en chaudières à bouilleurs, avec ou sans réchaufïeurs à la suite ; mais les chaudières tubulaires à foyer intérieur se répandent en Angleterre et aux États-Unis ; il existe d'ailleurs, comme nous l'avons vu, une grande variété de chaudières à foyer intérieur : un très-grand nombre sont du type Cornwall diversement modifié.
Avec un bon système de chaudière tubulaire à foyer intérieur, l'addition de réchauffeurs à la suite produit peu d'effet, parce que la chaleur est plus complètement utilisée dans ce système de chaudières que dans les autres.
1471. Dans le cas de chaudières à foyers extérieurs dans lesquelles la fumée quitte les carneaux à la température de SSO"" environ, on pourrait, en donnant à des réchauffeurs placés à la suite un développement suffisant, refroidir à peu près complètement les gaz brûlés et utiliser presque les 0,75 de la chaleur du combustible brûlé, tandis que Ton n'utilise guère que les 0,5. Mais alors il faudrait produire un tirage mécanique, qui, du reste, ne consommerait que bien peu de travail (664 et suivants) ; la mise en train pourrait être produite par une cheminée, qui communiquerait avec un point du circuit assez rapproché de la chaudière pour que Tair brûlé y arrivât à une température de 200 à 300**, bien suffisante pour le tirage. Mais une partie du bénéfice que produit le développement des réchauffeurs ordinaires serait compensée par le surcroit de rentrée d^air dans le fourneau, la chaleur perdue par l'extension de la surface de celui-ci , et l'usure rapide qui résulte des causes particulières d'attaque de ces réchauffeurs. En Alsace, on a adopté un terme moyen ; on emploie une cheminée pour produire le tirage et la fumée y arrive refroidie jusqu'à 100 ou 450'.
1472. Dans toutes les dispositions de générateur, la transmission de la chaleur à travers le métal de la chaudière parait augmentée,
quand la surface en contact avec Teau est recouverte d'une légère couche de dépôts ; si Ton employait pour l'alimentation des eaux privées de sels calcaires, il ne faudrait commencer ce système d'alimentation qu'après la formation de cette couche de dépôts. Cependant, il faut bien se garder de laisser prendre à cette couche une épaisseur sensible, parce qu'alors la conductibilité diminue considérablement ; le mieux serait sans doute de ne pas se préoccuper de la former, les eaux que l'on emploie ne pouvant jamais être purifiées d'une façon absolue.
Il n'est pas douteux qu'il ne soit aussi très-important que la surface extérieure soit terne, pour faciliter l'absorption de la chaleur rayonnante ; la suie produit rapidement cet effet ; mais quand la couche a une trop grande épaissem*, la transmission diminue à cause de la mauvaise conductibilité de cette matière. Il est donc utile de disposer les fourneaux de façon que le nettoyage soit facile. M. Lenicque, ancien élève de l'École centrale, s'est seni, pour une chaudière à bouilleurs, d'une disposition qui permet le nettoyage pendant la marche du fourneau; pour cela, il dispose latéralement, dans les parois en briques du fourneau, des ouvreaux placés à la hauteur du carneau qui règne «ous les bouilleurs, et qu'on bouche au moyen de tampons en tôle garnis de terre réfractaire ; on peut les déboucher pendant la marche du générateur; au moyen d'une raclette, on fait tomber la suie qui s'est amassée dans le carneau , et autour des bouilleurs, dans des fosses ménagées au droit des ouvreaux. On a constaté qu'il n'y a pas d'entratnement sensible de suie dans les carneaux supérieurs.
Quand il s'agit de chaudières tubulaires, on nettoie facilement les tubes au moyen de brosses métalliques ; ces brosses sont en fil de laiton, disposé en hélice sur un noyau en fer qu'on emmanche dans une douille soudée à un manche de longueur suffisante. Ces brosses, étabhes par M. Dumas-Gardeux, sont d'un bon emploi.
1473. Pour toute espèce de générateurs, il serait important de couvrir les surfaces Ubres d'un enduit mauvais conducteur de la chaleur et d'une épaisseur suffisante ; car on compte que la chaleur perdue par chaque mètre carré de surface exposée à Tair, correspond au moins à celle que renferme i^,5 de \:apeur. On place souvent un feutre grossier sous l'enveloppe en bois des chaudières découvertes, comme celles des locomotives. L'expérience ayant constaté (962) que la densité des matières filamenteuses, en nature ou en tissus, est sans influence sur leur conductibilité, il serait pos-