‹ Traité de la chaleur (volume 2)Chapitre 130 sur 283 · CHAPITRE PREMIER. — DISTILLATION SIMPLE · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER. — DISTILLATION SIMPLE

longueur de Thélice. Celte longueur peut facilement se calculer, car chaque spire est égale à Thypoténuse d'un triangle rectangle dont ia base est le développement de la projection horizontale de la spire, et l'autre côté la hauteur du pas.

1500. Lorsque le condensateur est formé d'un tube d'un petit diamètre, et qu'il a un excès de surface, comme cela arrive toujours, la vapeur ne se propage qu'à une certaine distance, variable avec l'activité du foyer ; au delà se trouve de Tair saturé de vapeurs à une température décroissante.

Pour que la condensation s'opère complètement dans les appareils, il faut nécessairement que l'eau se renouvelle d'une manière continue, avec une vitesse suffisante.

1501. Si le liquide qui environne l'appareil de condensation était sans cesse agité, de manière que dans tous ses points il eût exactement la même température, la quantité de vapeur condensée dans un temps donné ne changerait pas sensiblement, parce que la quantité de chaleur transmise à travers les surfaces du conduit de vapeur, étant proportionnelle à l'excès de température de la vapeur et de l'eau, est la même quand la température du liquide n'est pas uniforme dans tous les points, ou qu'elle est égale partout à la température moyenne. Mais on se garde bien de produire cette agitation, qui exigerait un certain travail, et qui emploierait beaucoup trop d'eau de condensation. Toujours la vapeur arrive dans le condensateur de haut en bas, et l'eau ou le liquide de condensation marche de bas en haut, et s'écoule par la partie supérieure sensiblement à la température de la vapeur. Il résulte de cette disposition qu'on emploie le volume d'eau minimum pour la condensation. Ce volume peut se calculer facilement, car il est égal au volume d'eau, à la température de la vapeur, qui absorbe, à partir de sa température à l'entrée, une quantité de chaleur égale à celle qui se trouve dans la vapeur à condenser.

1502. La figure 305 représente la disposition ordinaire des appareils de condensation. L'eau chaude s'échappe d'une manière continue par un tuyau EF placé vers le sommet de la cuve, et l'eau froide arrive par un tuyau latéral BA qui pénètre dans la cuve par la partie inférieure. On règle à volonté le courant d'eau froide à l'aide du robinet D ; l'eau froide se trouve dans un réservoir supérieur où elle arrive soit naturellement, soit au moyen de pompes.

1600. Pour éviter d'élever l'eau froide dans un réservoir supérieur, on a proposé d'alimenter la cuve du serpentin par un appareil très-

244 UVflE VIII. — DISTILUTION.

simple fondé sur te même principe que le jeu de siphon ordinaire. Le tuyau d'alimentation ab [fig. 306] plonge dans un réservoir d'eau froide M, placé au point le plus bas, mais dont la distance au sommet de la cuve ne peut excéder iO',33. La partie supérieure de la cuve est exactement fermée par un couvercle ; un tube cd part du haut' de la cuve et descend latéralement au-dessous du niveau de l'eau dans le réservoir H. Il est évident, d'après cela, que la cuve

Fig. 30e.

fait partie de la branche ascendante d'un siphon ordinaire, et qu'aussitôt que l'appareil sera complètement rempli d'eau, le liquide du réservoir M s'élèvera continuellement dans la cuve pour redescendre par le tube cd. Mais pour que cet appareil puisse fonctionner, it est nécessaire d'y ajouter quelques dispositions de détail importantes : 1° pour amorcer celte espèce de siphon, il faut placer sur les deux tubes ab et cd deux robinets m et n, que l'on maintient fermés pendant qu'on remplit le siphon d'eau froide par une onverture supérieure, et que l'on ouvre aussitôt qu'il est rempli et qu'on a fermé l'ouverture d'introduction de l'eau ; 2° pour éviter que l'écoulement ne s'arrête par te dégagement de l'air qui est dissous dans l'eau et que ta chaleur met en liberté, il faut mettre au point culminant du siphon un petit réservoir e muni de deux robinets p ai q ; pendant que le siphon est en activité, le robinet p est ouvert et le robinet q fermé ; l'air dégagé se rend dans le réservoir e, et de temps en temps on le laisse échapper en ouvrant le robinet q après avoir fermé le robinet;); mais toutes les fois qu'on remet le récipient e en communication avec le siphon, il faut avoir soin de le remplir exacte-

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