‹ Traité de la chaleur (volume 2)Chapitre 150 sur 283 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Ëvaporation directe par Pair brûlé.

iS99. Si les matières renfermées dans les liquides doivent être calcinées, on emploie la chaleur directe des foyers pour effectuer cette dernière opération, quand les dissolutions ont été amenées à un point convenable de concentration ; c'est ce qui s'eflectue dans la fabrication du carbonate de soude artificiel. On extrait maintenant, par révaporation, la potasse qui se trouve dans les résidus de la distillation des liqueurs alcooliques provenant de la fermentation des mélasses de sucre de betterave. Les mélasses sont étendues d'une quantité d'eau suffisante pour que la densité du liquide devienne égale à i ,060 environ, on y ajoute ensuite, pour 100 kilogrammes de mélasse à 40** Baume, 1^,5 d'acide sulfurique à 66* et 1%5 de levure de bière pressée. On abandonne le mélange à la fermentation à une température de 20°. Après la distillation, les vinasses, en sortant de l'alambic, sont soumises à l'évaporation dans des chaudières en cuivre renfermant des serpentins parcourus par de la vapeur à haute pression, jusqu'à ce que le liquide marque 20** à l'aréomètre Baume, après quoi l'évaporation et la calcination s'opèrent dans des fours à réverbère. On recueille ordinairement ^7 à 28 kilogrammes de salin brut par mètre cube de vinasse. Ce salin présente une composition variable suivant les provenances, et que nous indiquons dans le tableau suivant :

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