CHAPITRE VI. — ÉVAPORATION PAR LA VAPEUR
une surface en 4"%48 a vaporisé 250 kilogrammes d'eau ; ce qui fait 8'',70'de vapeur condensée par mètre carré, par heure et par degré d'excès de température.
Dans une autre expérience, il y avait deux serpentins ; chacun avait 15 mètres de développement et 0",034 de diamètre extérieur ; ils présentaient ensemble une surface de S^'^jG? . La vapeur circulant dans les serpentins à une pression de 2 atmosphères et à 121% on a évaporé 60 kilogrammes d'eau en 5 minutes : ce qui correspond à 196 kilogrammes par mètre carré et par heure, pour une différence de température de 21% ou bien à peu près à 9*^,34 ,fpar degré de différence de température.
16i5. M. Walkhoff donne comme résultat de ses expériences sur les serpentins 112 kilogrammes de vapeur condenséep ar mètre carré
et par heure pour une différence de 3V,1 soit : j^^ = 3 kilogrammes
pour un degré d'excès.
1 616. M. P. Havrez, ingénieur des mines en Belgique, a fait, sur le même sujet, un certain nombre d'expériences publiées dans la Revue universelle de M. Cuyper, tome XX.
Dans une première série d'expériences un serpentin en cuivre de 0",04 de diamètre faisant trois circonvolutions de 0",46 de diamètre et présentant une surface de chauffe de 0"%544 était placé dans une cuve en fonte renfermant 100 kilogrammes d'eau ; la température initiale de l'eau étant 20'', celle de la vapeur de 149% on porta l'eau à l'ébullition en condensant 207 kilogrammes de vapeur par mètre carré et par heure, ce qui fournit pour la quantité de vapeur condensée pour un degré d'excès moyen 2*", 32. Dans une seconde expérience la température initiale de Teau étant 20% celle de la vapeur de 1 52% on a condensé 120 kilogrammes par mètre carré et par heure pour
le porter à la température de l'ébullition, soit -55- = 2*^,39 pour un
degré d'excès moyen ; enfin, la température initiale de l'eau été 40*, celle de la vapeur 152, la quantité condensée par mètre can et par heure pour porter l'eau à l'ébullition a été de 190 kilogrammes,
soit gj = 2'", 32 pour un de^^ ré d'excès moyen.
Pour entretenir l'ébullition dans la cuve, on a dépensé de 50 à 79 kilogrammes de vapeur par mètre carré et par heure, soit de 1 kilogramme à l'^^jô de vapeur condensée pour un degré d'excès moyen.
Dans une deuxième série d'expériences, M. Havrez a opéré sur une chaudière à double fond en fonte, la, surface de chauffe était de
0",6ll. En employant de la vapeur à IM'* on a chauffé de Teau de 20 à 100'' en condensant 69 kil. de vapeur par mètre carré et par heure, soit 0*,77 pour un excès moyen de un degré.
L'entretien de Fébullition a exigé une quantité de vapeur sensiblement égale.
1617. II résulte de ce que nous venons de rapporter :
1** Que, pour des chaudières à double fond en cuivre, avant l'ébullition, la quantité de vapeur condensée^ par mètre carré, par heure et par degré d'excès de température, est égale à 1^,4, pour un excès moyen de température de 28% et à 2*',57 pour un excès moyen de SS"" ; la différence résulte très-probublement' de ce que le liquide se renouvelle beaucoup plus rapidement quand le liquide est plus échauffé ; pour les chaudières en fonte, d'après M. Havrez, la transmission serait beaucoup plus faible.
2'' Que pour des serpentins, pendant réchauffement du liquide, la quantité de chaleur transmise a été, aussi par heure, par mètre carré et par degré de différence de température, de 2^,33 pendant réchauffement; et de 8*^,70 à 9^,33 pendant Tébullition; la grande différence observée dans ces deux cas résulte, sans aucun doute, du rapide renouvellement, pendant l'ébullition, du liquide qui mouille les tubes. Le premier nombre, 2'',33 est probablement trop faible, à cause de la chaleur nécessaire pour échauffer les appareils et dont on n'a pas tenu compte. Le second nombre 8'', 70 à 9^,33 est probablement un maximum qu'on atteint rarement dans la pratique ; la quantité trouvée par M. Havrez, à savoir : 1 kilogramme à 1^6, étant elle-même un minimum.
1618. En résumé, on peut admettre, pour les doubles fonds en cuivre, une condensation de 2'',5 de vapeur par mètre carré, par heure et par degré de différence de température, pendant qu'on porte le liquide à l'ébullition ; mais on ne sait rien d'exact, relativement à la quantité de vapeur condensée pendant l'ébuHition. Pour les doubles fonds en fonte, la condensation ne s'élèverait pas à plus de 1 kilogramme. Pour les tuyaux, on peut admettre au moins 2^,S0 pendant le chauffage du Uquide, et au plus de 8 à 9 kilogrammes pendant l'ébullition. Mais pour les serpentins, il y a une condition importante à remplir : leur longueur ne doit pas dépasser une certaine limite ; caria vapeur ne s'étend pas nécessairement jusqu'à leur extrémité, si la longueur est trop grande, quoiqu'il soit bien certain que la vapeur y éprouve une certaine détente, quand une des extrémités débouche dans l'air. On a reconnu, par expérience, que des serpentins