‹ Traité de la chaleur (volume 2)Chapitre 161 sur 283 · CHAPITRE VI. -— ÉVAPORATIOiN PAR LA VAPEUR · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI. -— ÉVAPORATIOiN PAR LA VAPEUR

le liquide de haut en bas dans des appareils qui obligeraient l'air extérieur à se mouvoir en sens contraire. Un cylindre vertical renfermant des boules sur lesquelles le liquide se diviserait, et entre lesquelles l'air circulerait de bas en haut, serait très-convenable. On pourrait également se servir des appareils employés pour produire le refroidissement des liquides par Tévaporation et que nous verrons plus loin. Si l'on employait le reste de la chaleur des eaux de condensation à échauffer l'air, il est évident que toute la chaleur provenant du refroidissement pourrait être utilisée pour l'évaporation ; en supposant les eaux à 40** et refroidies à 10**, le refroidissement de l kilogramme pourrait évaporer O'',05 du liquide sucré.

1635. bvaporatioji par des bains â^ huile chaude ou de dissolutions salines. — Pour porter la chaleur des foyers dans le liquide à évaporer, on a employé différentes substances, principalement dans le but de ne mettre en contact avec le liquide que dos corps dont la température fût peu élevée au-dessus de celle à laquelle l'évapora tion devait avoir lieu. Nous avons vu que la vapeur d'eau remplit parfaitement cet objet.

Wilson, pour chauffer des liquides à une température supérieure à 100**, s'est servi d'huile qu'il échauffait à part, et qu'il faisait circuler, au moyen d'une pompe, dans un serpentin plongé dans le Vase contenant le Hquide à vaporiser. Cette disposition a été employée pour la concentration des sirops; l'huile était amenée à la température de 120 et quelques degrés : à cette température, elle ne laissait pas dégager une quantité sensible de vapeurs. On a trouvé l'huile de baleine épurée préférable aux autres. L'appareil de Wilson a plusieurs graves inconvénients : 1** il est difficile de régler le feu de manière à maintenir constamment l'huile à la température convenable ; 2"* une quantité assez notable d'huile est vaporisée ou décomposée ; 3** l'emploi d'une pompe entraîne une certaine complication.

On pourrait employer des dissolutions salines qui n'entrent en ébullition qu'à des températures élevées, telles que des dissolutions de carbonate de potasse ou de chlorure de calcium, mais il faudrait maintenir constamment ces dissolutions au même état de concentration par le retour des vapeurs condensées. L'emploi de la vapeur d'eau à une pression de 3 ou 5 atmosphères est bien préférable sous le rapport économique, et cette faible pression ne présente aucun danger qui ne puisse facilement être prévenu.

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