CHAPITRE VU. — ÉVAPORATION DANS LE VIDE
communication de cet espace avec un manomètre qui indique la pression sous laquelle on produit l'évaporation. L'a tuyau F' est des-' tiné à conduire le liquide entraîné par les vapeurs dans la capacité 0, d'où il est facile de l'exlraire au moyen du robinet R. M est le tuyau d'alimentation d'eau froide; N,iinpe(it appareil qui permet de prendre du sirop d'épreuve dans la chaudière, sans établir la communication entre sa capacité el l'air extérieur. Q est un thermo-
Fiy. î«6.
mètre destiné à indiquera chaque instant la température xlu sirop. Dans ces appareils, il y a toujours une diflérence de y à 12° entre la température de l'eau de condensation et celle du sirop, et la pression intérieure est toujours comprise entre 0",50 et CjSo de mercure, ou ^ et ^d'atmosphère. La pompe à air exige un travail de deux chevaux-vapeur, pour une fonte de 12,000 kilogrammes de sucre brut par jour, ou une fabrication de 100 pains par heure, ou de 600 à 700 kilogrammes de sucre blanc, et pour une condensation de 500 kilogrammes de vapeur par heure. Le volume d'eau froide employé est à peu près de 10 à 11 mètres cubes par heure, l'eau de condensation étant à 30". L'appareil d'Howard s'est très-répandu, mais il a reçu plusieurs améliorations importantes ; on a ajouté un serpentin intérieur, pour augmenter le travail, et on a allongé de différentes manières le circuit que parcourt la vapeur avant d'arriver dans le tuyau où se fait l'injection, afin de recueillir plus complètement le liquide qui pourrait être entraîné ; on y a aussi ajouté des glaces pourvoir l'intérieur de l^chaudière.
344 LIVHE IX. — ÉVAPOnATlON.
Voici maintenant l'indication des appareils qu'on a essayé de ■ substituer à ceux de M. Howard.
4639. Appareil de Both. — Cet appareil ne difïère réellement de celui d'Howard qu'en ce que le vide est produit par la vapeur; la figure 367 en représente une coupe verticale. La chaudière de cuite A est disposée comme dons l'appareil d'Howard, mais elle renffirme un serpentin dans lequel circule la vapeur. D est un vase en tôle épaisse, dans lequel s'opère la condensation de la vapeur; il est garni d'un manomètre m et d'un indicateur de niveau n ; E, tuyau de' vapeur communiquant avec la chaudière ; F. G et H, robinets d'admission de la vapeur dans le double fond, dans le serpentin et dans la chaudière ; F et G', robinets de retour d'eaii du double fond et du serpentin ; i. robinet destiné à introduire du beurre pour empêcher la cuite de devenir mousseuse ; K, robinet du tuyau qui plonge dans
Fig. 361.
le vase ouvert renfermant le sirop h cuire ; L, robinet du tuyau d'écoulement du sirop cuit, dans le vase 0 ; M, tuyau qui conduit les vapeurs dans le condenseur; N, assemblage de plaques métalliques percées d'un grand nombre de trous à travers lesquels l'eau froide se répand en très-petits filets qui sont traversés par la vapeur ; P, robinet du tuyau S d'alimentation de l'eau froide ; Q, réservoir d'eau froide, et R, robinet pour évacuer l'eau chaude et l'air à la fin de chaque opération.