CHAPITRE VU. — ÉVAPOIIATION DANS LE VIDE. 33i
et d'une tringle I, I ; K, K, réservoirs du liquide écoulé sur les serpentins. Dans les fabriques de sucre indigène, te volume du sirop qui s'écoule sur les serpentins est réduit à peu près à moitié, il est conduit dans le réservoir L, (Voù il est appelé dans la chaudière par le tuyau M ; il y est concentré de manière à indiquer 26 à 28° à l'aréomètre (le Baume, densité que le sirop doit avoir pour la seconde Gltration ; on peut également alimenter la chaudière avec du siropqui a été filtré une première ou une seconde fois.
La figure 372 est une coupe, à une plus grande échelle, d'un petit appareil destiné à prendre du sirop dans la chaudière, sans établir de communication avec l'extérieur, a est un cylindre qui communique avec la partie supérieure et la partie inférieure de la chaudière par des tubes garnis des robinets * et d, et avec l'extérieur par les robinets c et e; en ouvrant les deux premiers, le cylindre a se remplit du liquide de la chaudière ; et en ouvrant les deux autres, on peut le recevoir dans une éprouvette pour en constater la densité.
1645. Le moyen si ingénieux de condensation inventé par M. Degrand, après avoir été fréiiuemment employé, surtout aux colonies, est aujourd'hui à peu près complètement abandonné, malgré l'économie presque de moitié obtenue sur la consommation de vapeur. Cela tient à ce que l'effet varie avec la température de l'air extérieur et avec l'épaisseur de la couche de liépùl qui se forme sur les tuyaux ; de plus, le sirop, par son contact avec l'air, subit une certaine altération. Aussi beaucoup de manufacturiers, ayant de l'eau à leur disposition, préfèrent-ils dépenser plus de vapeur pour le chaultage, et avoir des appareils à simple effet en condensant par injection comme dans l'appareil d'Howard. Le condenseur peut affecter beaucoup de formes; la suivante a été adopléeparMM.Cail et compagnie. AB{/îj. 373) est un cylindre de fonte séparé en deux parties '^'
par un» cloison CD, qui porte un tube FF ouvert par les deux bouts ; les vapeurs de la chaudière arrivent par la tubulure G ; le liquide entraîné se rassemble autour du fuyau FF, ion tube de niveau en indique la hauteur ; les vapeurs descendent par le tube FF, dans lequel se fait une injection d'eau froide ; une autre injection a lieu au-dessous de CD ; les vapeurs non condensées et l'air s'é-
chappent par la tubulure H pour se rendre dans la pompe aspirante. t646. Les chaudières à cuii'e dans le vide employées actuellement présentent des dispositions un peu difiërenles de celles que nous avons décrites ; l'ensemble se compose d'une chaudière cyhndrique terminée, haut et bas, par deux calottes sphériques, cette chaudière communique avec un vase de sûreté analogue à celui dun" précéilent, et que nous décrirons dans le chapitre suivant à propos du triple effet; ce vase de sûreté est destiné à recueillir les mousses et les portions de sirop entraînées par l'ébullition, et à leur faire faire retour dans la chaudière ; à sa base se trouve une injection d'eau et la communication avec une pompe à air. Nous nous bornerons à décrire ici en détail la chaudière proprement dite ; elle est représentée en élévation et en coupe dans les figures 374 et 375. Elle contient
Fig. 3ït. Fig. Î7».
[rois serpentins indépendants figurés dans la coupe, ces serpentins sont chauffés intérieurement au moyen de vapeur à S atmosphères; pour un traitement journalier de 1500 hectolitres de jus on emploie une chaudière ayant 2", 30 de diamètre ; le coips cylindrique a 1~,60 de hauteur, la calotte inférieure a 0', 60 de flèche et la calotte supérieure 0'°,96; les seipentins sont en cuivre de 125 millimètres de diamètre intérieur. Le premier serpcntiu est formé de quatre spires et demie présentant une surface de chauffe de 7°"*, 46; le deuxième serpentin est formé de trois spires dont la surface est 4°"', 74 ; le