CHAPITRE Vlll. — APPAREILS A EFFETS MULTIPLES
que, et les vapeurs qu'elle produit vont se condenser dans un serpentin plongé dans la troisième chaudière. Chacune d'elles est alimentée par la suivante, au moyen des robinets D et E. Pour une consommation de 20 kilogrammes de houille à l'heure, la somme des surfaces
Piff. 3JT.
de chauffe des chaudières devrait être de 10 '^, la grille de 0*", 2i , la section des carneaux de 0"^, 07 . Par cette disposition on augmente au moins d'un tiers l'effet utile. Dans certaines circonstances, on pourrait aussi utiliser là vapeur produite dans la première chaudière, du moins pendant une certaine partie de la durée de ta concentration.
1650. Quand le liquide peut être évaporé dans des vases fermés,
on pourrait se servir d'une disposition analogue à celle que nous avons indiquée en parlant de la distillation ; elle est représentée dans
358 LIVRE IX. — ÉYAPORATION.
la figure 378. Nous supposerons d'abord que Tévaporation a lieu dans le vide. A, A' A" sont trois chaudières à cuire dans le vide, renfermant un double fond, un serpentin et tous les accessoires qui se trouvent dans ces sortes d'appareils. La vapeur produite dans la première se dégage par les tubes B et C et se répartit au moyen des robinets d et D' dans le serpentin et le double fond de la seconde ; la vapeur de la seconde passe de même dans le serpentin et le double fond de la troisième par les tubes B' et C^ et les robinets d", D" ; enfin celle de cette dernière sort par le tube B'' et vient se condenser dans un serpentin exposé à Tair libre comme dans l'appareil de Degrand. F, F' F" sont les robinets pour vider les cuites ; G, 6', G'', les réservoirs qui les reçoivent et dans lesquels on fait le vide à chaque opération au moyen des robinets o, o\ o" ; I, T, T les robinets pour vider ces réservoirs ; a, a', «"été, V 6'' sont les robinets de retour d'eau des doubles fonds et des serpentins ; N, N' N"', les réservoirs d'eau de condensation \ h, h\ K\ les tubes d^alimentation des chaudières \r^T\r'\ les robinets d'air.
Le vide étant fait dans l'appareil^ les chaudières étant chargées de sirop, la vapeur du générateur arrive dans le double fond et dans le serpentin de la première chaudière, les robinets D, D', D'' et d^ d\ (f étant ouverts, tous les autres étant fermés, et le sirop froid coule sur le serpentin exposé à l'air libre qui se trouve au delà de la chaudière A". Il est évident que chaque chaudière produira la même quantité de vapeur, puisque la vaporisation de chacune d'elles provient de la chaleur dégagée par la condensation des vapeurs fournies par celle qui précède, en négligeant toutefois la chaleur que renferme l'eau de condensation et la perte de chaleur par le refroidissement des chaudières. Alors, en supposant que toutes les chaudières renferment la même étendue de surface de chauffe, la différence de température de l'ébuUition dans les différentes chaudières sera constante ; ainsi tout dépendra de la température de l'ébuUition dans la dernière chaudière A'', et de la température de la vapeur du générateur; si cette dernière température était de 100*, et celle de Fébullition dans la chaudière A'' de 70% elle serait de SO"" dans la chaudière A', et de 90"" dans la chaudière A. Si Ton voulait qu'elle ne fût qne de 80'' dans cette dernière, la température de la vapeur du générateur ayant un excès de 20*, les températures dans les chaudières A', A" seraient de 60* et 40*. Mais si les surfaces de chauffe dans les chaudières A' et A'' étaient deux fois plus grandes que celle de la chaudière A, les températures de A' et de A" seraient de 70* et de 60*.