‹ Traité de la chaleur (volume 2)Chapitre 181 sur 283 · SÉCHAGE · texte numérisé non relu

SÉCHAGE

1668. Le séchage a pour objet, comme nous Tavons déjà dit, de dessécher une matière solide, c'est-à-dire d'enlever l'eau qu'elle contient, du moins celle qui peut être extraite sans altérer la matière. Dans certaines circonstances, cette opération peut avoir lieu partiellement par une action mécanique produisant une certaine compression et par suite l'écoulement d'une partie de l'eau que la matière renferme ; mais la dessiccation complète ne peut avoir lieu ainsi, et on l'obtient, soit par l'air à la température ordinaire ou à une température plus ou moins élevée, soit par l'action seule de la chaleur. Quand la dessiccation a lieu à une température très-élevée, elle porte le nom de torréfaction ou de calcination.

1669. Les matières à dessécher peuvent être en masses plus ou moins volumineuses, ou en menus fragments, et les procédés de séchage sont fort différents suivant les cas. Par exemple, si les matières à sécher sont des fils ou des tissus, on pourra, en les suspendant à des perches ou à des cordes, les espacer de manière que l'air puisse facilement circuler et les dessécher rapidement, soit dans un lieu découvert, à l'air libre, soit dans un espace fermé, par un courant d'air froid ou chaud ; mais, si la matière à dessécher était en poudre, il faudrait renouveler souvent les surfaces, ou donner aux appareils une disposition qui permît à l'air de circuler à travers la matière pulvérulente.

1670. Nous examinerons d'abord le séchage des tissus ; les principes que nous allons établir seront applicables à la dessiccation des fils, du papier, de la colle, etc. ; seulement, pour ces matières, les appareils devraient recevoir des modifications faciles à déterminer dans chaque cas partieuUer.

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