‹ Traité de la chaleur (volume 2)Chapitre 185 sur 283 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Séchage par un conrant d'haïr produit artifleiellement.

1687. Dans la dessiccation à Tair libre trois circonstances exercent une grande influence sur la rapidité de l'évaporation : la température de l'air, son état hygrométrique et la vitesse du vent. Cette vitesse pourrait être produite artificiellement par une action mécanique, et comme le travail nécessaire pour faire mouvoir un grand volume d'air avec une petite vitesse est très-faible, il est important d'examiner quel serait, sous le rapport économique, le résultat de ce mode de séchage.

1688. Supposons une galerie remplie de matières à sécher, ouverte par un bout, communiquant par l'autre avec l'orifice central d'un ventilateur à force centrifuge. Supposons, pour fixer les idées, que l'orifice du ventilateur ait 1 mètre de diamètre, et que la vitesse d'accès soit de 2 mètres ; le volume d'air appelé par seconde sera de 2 X 0-,785 = l-%570, et son poids de 2 X l',04 = 2\02. Le travail, abstraction faite du frottement, sera de 0''"*,4, tandis que le travail d'un homme appliqué à une manivelle est de i 0 kilogrammètres ; ainsi un homme pourrait facilement conduire deux ventilateurs, même en exagérant les résistances de toute espèce, en donnant à la galerie pour section 2 mètres sur 8 mètres, et 15 à 20 mètres de longueur, les étofies étant espacées comme elles le sont dans les séchoirs ordinaires. Le volume d'air appelé par heure sera l-%570. 3600 ^ 36520 mètres cubes; si l'air était à 15' et à moitié

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