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CHAPITRE V. — RÉfiULATSURS DE TEMPÉRATURE. -iOS

vei't, et ce dernier contient un flotteur lié, par une corde et une poulie, au registre de la cheminée ou à un contre-poids qui parcourt une échelle divisée. Quand la température extérieure augmente, la tension du gaz dans le vase fermé augmente et par l'élévation de la température de l'air, et par l'accroissement de force élastique de la vapeur; alors le niveau du liquide s'abaisse dans ce vase, s'élève

Ftg. S». Fîff. 393.

dans l'autre, et les vases peuvent avoir des dimensions telles qu'à une température assignée te mouvement imprimé au registre commence à fermer l'oririce. On pourrait augmenter la course du contre-poids qui sert à indiquer la température ou qui fait mouvoir le registre de la cheminée, en plaçant sur l'axe de la poulie une autre poulie d'un plus grand diamètre, sur laquelle se trouverait une corde terminée par deux poids égaux: celui qui serait fixé au fil de suepension du floUeur ne servirait alors qu'à équilihrer son poids. Mais, pour que l'appareil prit plus rapidement la température du miUeu environnant, il faudrait employer la disposition représentée par la figure 393. Le vase fermé est composé d'un faisceau de tubes parallèles et d'un tube latéral qui indique la hauteur du niveau de l'eau.

1736. Cet appareil est très-simple ; mais il ne pourrait pas servir pour des températures supérieures à fOO", parce que les tensions croissent trop rapidement avec les températures. Il a, même pour des températures inférieures à 100*, deux inconvénients graves : le premier consiste en ce jjue, la masse d'eau renfermée dans l'appareil étant considérable, elle ne se met que lentement en équilibre

de température avec Tair environnant ; le second résulte de ce que Tappareil est soumis aux variations de la pression atmosphérique, variations qui en produisent d'autres dans les températures extrêmes du séchoir. Supposons, par exemple, que, l'appareil ayant les dimensions que nous avons indiquées, le baromètre descende de 0,01 ; le liquide montera dans le tube B deO,01 . 13,6 =0,13; ainsi le registre aurait été fermé à une température inférieure à SO"" ; le contraire aurait lieu pour uii accroissement de pression.

1737. M. Rolland a présenté à l'Exposition universelle de 1855, pour la torréfaction des tabacs, un appareil dont nous parlerons plus loin et dans lequel se trouve un régulateur de température d'une grande exactitude. Ce régulateur est fondé sur le même principe que celui que nous venons d'indiquer ; mais il est disposé de manière à faire disparaître l'influence de la pression barométrique. Le tube mince qui communique avec le réservoir d'air chauffé s'ouvre au-dessus d'une cloche de verre qui plonge dans une autre en partie remplie de mercure et qui est soutenue par un fléau de balance ; l'accroissement de pression produit dans les tubes concentriques un dénivellement qui ne change pas l'effet produit sur la balance ; mais la pression produite par l'air échauffé agit directement sur la balance ; et pour la même température, l'excès de pression de l'air chaud est modifié par les variations de pression barométrique de la même manière que dans le siphon dont nous avons parlé d'abord. Pour détruire l'influence de ces variations, M. Rolland fait plonger la cloche renversée, suspendue à la balance, dans la cuvette d*un baromètre à siphon; on conçoit facilement que l'équilibre étant établi pour une certaine pression atmosphérique, si elle vient à augmenter, le mercure s'abaissera dans la cuvette du baromètre, et augmentera le poids de la cloche suspendue, et que le contraire arrivera si la pression diminue ; mais pour qu'il y ait compensation dans les deux effets opposés, produits par les variations du baromètre, il faut certains rapports entre le diamètre du tube du baromètre, celui de sa cuvette, et celui de la cloche mobile. Pour soustraire le registre d'accès de l'air dans le cendrier à l'influence des variations de température de l'air dans la cheminée, c'est-à-dire aux variations du tirage, M. Rolland a imaginé une disposition très-simple : l'air peut pénétrer dans le cendrier par deux orifices égaux, percés dans une plaque de tôle horizontale ; ces deux orifices peuvent être fermés par deux plaques horizontales circulaires, d'un plus grand diamètre, placées l'une au-dessus, l'autre au-dessous de l'orifice;

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