CHAPITRE VI. — DISPOSITIOMS DES SÉCHOIRS A AIR CHAUD
instanlanément Tenu qui reste adhérente à rinlérieiir des fuis après leur lavage, san»^ échaiifTer le bois lui-même, et par extension il a' servi à résoudre le problème du dégoudronnage des tonneaux à bière. L'appareil se compose {/ig. 404) d'un foyer cylindrique A en terre réfractaire, portant une grille à la partie inférieure et fermé par un couvercle hermétique en fonte B. Les produits de la combustion suivent à la sortie du foyer le parcours CFNH; le tuyau C traverse une botte L dans laquelle arrive de la vapeur par le tuyau e, cette vapeur se dessèche dans celte boite et suit ensuite le tuyau X pour sortir par un orifice placé dans l'axe du tiiyau FH; cet orifice a un mil- Mmètre de diamètre, et te jet de vapeur qui s'en échappe détermine an tirage actif dans te tuyau FH et par suite dans le foyer, les gaz '
Fig. 401.
s'écoulent dans le tuyau FH à une vitesse de 50 mètres par seconde ; l'extrémité N du tuyau est percée d'orifices par lesquels s'échappe le mélange de gaz et de vapeurs à une très-haute température ; c'est sur cet ajutage N que s'enfile la bonde du tonneau; celui-ci se trouve desséché si rapidement par l'arrivée des gaz chauds, que le bois qui forme la paroi du tonneau n'a pas le temps de s'échauffer sensiblement.
Cet appareil forme un chalumeou dont le diamètre peut atleindre 6 centimètres et qui peut recevoir im grand nombre d'applications, toutes les fois, par exemple, qu'il s'agira d'obtenir de hautes températures localisées.
17SS. Conditionnement dps soifs. — Dans le langage de l'industrie, cortrfi//(JHH«' une matière textile, c'est déterminer la quantité
d'eau qu'elle contient. Cette opération est évidemment d'autant plus importante que la matière est d'un prix plus élevé. Elle s'exécute partout sur la soie, en desséchant complètement un certain nombre d'échantillons. C'est à M. Talabot qu'on doit les premiers bons appareils de.condilionnement. Ils consistaient en deux cylindres concentriques en tiMe, dont l'inter^'alle était constamment rempli de vapeur d'eau. L'échantillon était suspendu au centre du cylindre in- , térieur,àuDebalance (rès-sensible , et la partie supérieure était fermée par un coHvercle;la matière à sécher, chauffée par le rayonnement de la surface intérieure et par les courants qui s'établissaient dans le cylindre , finissait par atteindre une température-un peu supérieure à 100', et la vapeur produite s'échappait par une fente étroite, ménagée dans le couvercle. L'opération était terminée quand la balance, remise de temps en temps en équilibre par la sup- Fi,j (oi, pression de poids,
finissait par y demeurer d'une manière constante ; ce qui indiquait évidemment que le corps ne perdait plus d'eau. Cet appareil a été modifié par M. Persoi: la vapeur est remplacée par l'air chaud, qui circule d'abord entre les deux enveloppes, et parcourt ensuite le cylindre intérieur de haut en bas. La dessiccation est ainsi rendue plus rapide, parce que la surface du cylindre intérieur est portée à une plus haute tempe-