CHAPITRE VII
Séchage du linge.
1756. Lorsque le linge a subi toutes les opérations qui constituent le blanchissage, il faut le sécher, et le plus promptement possible, parce que l'humidité prolongée altère sa solidité et sa blancheur. La plus grande partie de Teau est enlevée par l'égoutlage, le tordage, la presse ou l'essoreuse (1671 et suiv.). La quantité d'eau que le linge retient encore, après avoir été soumis à l'action mécanique, est très- variable, suivant la nature des tissus et l'énergie de la puissance mécanique à laquelle il a été soumis. On peut admettre en moyenne qu'il en renferme 0,5 de son poids.
Le séchage s'efl'ectue souvent à Tair libre ; on étend le linge sur des cordes horizontales, fixées à une certaine distance du sol. Souvent le séchoir est placé dans des combles dont les parois latérales sont formées de persiennes. Ce mode de séchage, qui dépend à la fois, comme nous l'avons dit, de la température de l'air, de son état hygrométrique et du vent, est très-irrégulier, quelquefois rapide, d'autres fois très-lent, et toujours incertain. Le séchage parlair mis en mouvement par une action mécanique échapperait à l'influence du vent, mais il serait soumis à tous les autres. On pourrait le rendre régulier en desséchant l'air; mais les frais seraient plus considérables qu'en employant la chaleur seule : aussi toutes les blanchis-