CHAPITRE II. — INDICATEURS DE NIVEAU
maintenu dans un guide qui dirige son action verticale ; ce coulisseau est fortement fixé à la tige par une vis de pression, dont la tête cylindrique allongée est engagée dans la rainure d'un levier claveté sur la tringle horizontale qui porte l'aimant.
En se reportant à la ligure 205, on voit que, dans l'action rotative de l'aimant A, les deux pâles ou branches se meuvent à frottement doux sur le fond de la boite en cuivre I, contre laquelle l'aimant est maintenu par le ressort L.
Les deux pôles agissent à travers ta paroi de la botte sur le barreau de fer doux B. Ce barreau de fer, suspendu à son centre parun pivot, porte l'aiguille indicatrice qui se divise en deux branches prolongées sur la face de chaque cadran. L'ensemble forme une aiguille équilibrée n'offrant aucune résistance à l'action de l'aimant, dont elle suit tous les mouvements. On comprendra, par l'examen de cette Ggure, que l'aiguille ne peut abandonner le cadran, auquel elle est attachée par son pivot.
Une came soHtaire de l'axe qui porte l'aimant agit sur la lige du clapet qui donne issue à la vapeur pour faire résonner le sifflet ; le cadran émaillé est divisé en trois parties de teintes différentes, dont les lignes de séparation répondent aux limites de sécurité ; ces teintes différentes rendent l'observation très-facile. De plus, les indications de l'appareil continuent alors même qu'on a dépassé les limites de sécurité et permettent de juger de combien ces limites ont -été dépassées. Cet instrument se présente donc dans de bonnes conditions. Il peut se faire cependant qu'à la longue l'aimant plongé dans la vapeur ne vienne à perdre son aimantation. C'est à la pratique à prononcer à cet égard.
{086. On emploie le plus ordinaireraentdes flotteurs en pierre; la figure 207 représente la disposition la plus simple de ces ap- '^Z ^ -^-^ -^- "-.:■: :i— .
pareils. Le flotteur est équihbré j,.. ^^^
par un contre-poids ; un fil de
cuivre d'un diamètre seulement suffisant pour le soutenir passe à travers une boite à éloupe, et se termine par une petite chaîne enroulée
sur la gorged'une poulie. Une aiguille e indique sur un cadran ab, fixé à la poulie, la hauteur du niveau. On pourrait évidemment remplacer la poulie par un balancier terminé par deux portions de cercle. Lorsque Ton connaît le volume él la densité du flotteur, il est facile de déterminer le poids P qu'il est nécessaire de placer à l'autre extrémité du balancier, pour que le flotteur reste en équilibre stable, plongé à moitié dans l'eau. En effet, en désignant par V le volume du flotteur, par d sa densité, et par / et /' les deux bras du balancier, on aura
iv)i-pf, d^où p=\(^±^y^.
1087. On a proposé de placer le flotteur et son contre-poids dans la chaudière, et de mettre en dehors un petit contre-poids pour tendre le fil. Cette disposition, imaginée par M. Chaussenot, aurait l'avantage de permettre l'emploi d'un fil très-fin qui offrirait peu de résistance dans son mouvement à travers la boite à étoupe ; mais elle aurait l'inconvénient de placer toutes les parties importantes de l'appareil à l'intérieur de la chaudière.
1088. Dans les figures des appareils de niveau à flotteur, nous avons indiqué, autour du flotteur, une enveloppe métallique percée de trous, afin de diminuer l'amplitude des oscillations du flotteur et de permettre d'apprécier plus facilement la hauteur du niveau moyen. Il est utile toutefois de laisser à ces enveloppes des communications assez étendues avec la chaudière, pour qu'il reste dans le vase intérieur un petit mouvement oscillatoire nécessaire pour s'opposer à l'adhérence du fil dans la boite à étoupe ; d'ailleurs on s'assure, par ces petits mouvements, que l'appareil marche librement et que la garniture du stuffing-box n'est pas trop serrée.
1089. On a proposé un grand nombre de dispositions qui font jouer un sifflet par la vapeur lorsque le niveau s'est abaissé au-dessous d'une limite déterminée. Nous avons déjà décrit plusieurs de ces appareils qui portent le nom de sifflets (f alarme; ils sont exigés par l'administration. La disposition suivante {fig. 208) est une des plus simples. Elle consiste en un flotteur F, équilibré par un contrepoids P, fixé sur la tige B, qui est mobile autour du point 0. Lorsque le niveau de l'eau descend, la tige T ouvre une soupape qui fait communiquer la vapeur avec un sifflet. Celui-ci est disposé de manière qu'une lame annulaire de vapeur, sortant avec force, vient se