CHAPITRE XII. — SÉCHAGE PAR APPL. SUR DES SURF. MÉTALLIQUES
dans chacun desquels la vapeur arrivant de la chaudière est admise par l'un des fonds. L'étoffe que Ton veut faire sécher passe successivement entre ces cylindres, en embrassant la surface inférieure, de ceux qui forment la rangée du dessous, et la surface supérieure des cylindres du dessus ; elle va ensuite s'enrouler autour d'un rouleau A, placé sur le premier des cylindres supérieurs, et qui tourne par le simple frottement qu'il éprouve contre ce cylindre.
Les deux extrémités des cylindres sont représentées, en coupe verticale par le centre de l'axe, dans la figure 418; l'extrémité de droite est celle par laquelle la vapeur, arrivant de la chaudière, est
Fig. 418. Fig. 419.
admise dans l'intérieur du cylindre. La figure 419 représente, en coupe et sur une plus grande échelle, la boite à étoupes dans laquelle tourne le tourillon de ce cylindre.
Dans chacun des cylindres, l'extréipité qui ne reçoit pas la vapeur est munie intérieurement d'un tube en forme d'S {fig. 417), tournant avec le cylindre dans lequel il est adapté, et ayant pour objet de ramasser, en tournant, l'eau formée dans le cylindre par la condensation de la vapeur, pour la reporter à la hauteur de l'axe du cylindre, où elle est évacuée par un tuyau. A cet effet, le tourillon de ce bout du cylindre est, comme celui de l'autre bout, formé d'une douille qui reçoit à son centre l'eau que lui amène le tuyau; et comme cette douille est placée dans une botte à étoupe pareille à celle d'admission de la vapeur, l'eau qui arrive par le centre de la douille passe entre les fuseaux de la lanterne qui comprime l'étoupe, et se rend au dehors. Chaque cylindre est percé sur un des fonds d'un orifice fermé par une plaque intérieure, maintenue par un ressort, afin d'éviter la rupture du cylindre par un vide partiel qui pourrait s'y produire.
Chacun des cylindres à vapeur porte, sur le bout par lequel se fait l'entrée de la vapeur, un cercle denté. Les cercles dentés, placés sur les trois premiers cylindres de droite, portent chacun 98 dents, et
le nombre des dénis de tous les autres augmente successivement d 'une uniié, de manière à Taire subir au tissu que l'on fait sécher une traction qui sert à le tendre convenablement, h mesure qu'il passe d'un cylindre sur l'autre, jusqu'à ce qu'il arrive au rouleau. Les tourillons de ce rouleau tournent librement dans deux fourchetles fixes ; ils montent dans les fentes des fourchettes, qui lui servent de guides, à mesure que le rouleau se garnit d'élolTe.
L'appareil est disposé de manière à recevoir, par une des roues dentées extérieures, celle de droite, te mouvement du moteur, et de façon qu'on puisse établir ou interrompre facilement la communication. Chacun des cercles dentés de la rangée de cylindres supérieurs engrène avec deux cercles dentés de la rangée inférieure, à l'exception des deux extrêmes, qui n'engrènent qu'avec un seul. Par ce moyen, toutes les parties de l'engrenage concourent à attirer le tissu vers le rouleau À, qui doit le recevoir sec et bien tendu.
La pièce de tissu que l'on se propose de faire sécher est d'abord placée en travers à l'extrémité, derrière la macliine ; le bout de cette pièce est ensuite cousue à des rubans que l'on a eu soin d'engager entre les treize cylindres, et d'amorcer sur le rouleau. Ces dispositions faites, l'ouvrier chargé de diriger le travail établit la communication de la machine avec le moteur.
1808. On emploie dans quelques circonstances des appareils beaucoup plus simples, et qui sont formés d'un seul tambour en cuivre
d'une grande dimension. Tel est celui qui est indiqué dans les figures 420 et 421. Les dispositions sont les mêmes que dans l'appareil précédent ; mais le mouvement est donné au cylindre d'enroulement, el