‹ Traité de la chaleur (volume 2)Chapitre 252 sur 283 · GHAP. III. — CHAUFFAGE DE L'AIR A UNE HAUTE TEMPËRATURB · texte numérisé non relu

GHAP. III. — CHAUFFAGE DE L'AIR A UNE HAUTE TEMPËRATURB

nir de Fair qui se trouve dans des conditions hygiéniques plus cerlaines ; de plus, leur masse étant très^onsidérable, on obtient une très-grande régularité dans le chauffage de l'air, et ils permettent sans inconvénient des intermittences dans la conduite du foyer ; cet avantage est précieux quand il s'agit d'obtenir un chauffage continu comme dans les hôpitaux par exemple. Mais ce dernier avantage disparaît et devient même un inconvénient lorsqu'on n'a à faire que des chauffages intermittents, à cause de la grande quantité de chaleur qu'il faut emmagasiner dans l'appareil avant d'arriver à son maximum d'effet, et à cause aussi de la grande quantité de chaleur que l'appareil conservera sans utilisation quand le chauffage viendra à cesser. D'un autre côté, il est absolument impossible d'éviter les fendillements sinon de la brique au moins de la terre qui les joint, et il se forme ainsi en très-grand nombre des issues que la fumée traversera pour se mélanger à l'air si le tirage est imparfait, ce qui est fâcheux au point de vue de l'hygiène et du comfort ; ou bien que l'air traversera pour se mêler à la fumée, si le tirage est bon, ce qui constituera une perte. De ces deux inconvénients, les constructeurs paraissent avoir choisi le dernier ; ils donnent en effet à la fumée une vitesse notablement plus grande que celle de l'air chaud de façon qu'il y ait toujours appel de l'air à la fumée ; en particuUer, il résuite des expériences faites par M. Tresca sur le calorifère qui vient de nous occuper, que la vitesse de la fumée est près du double, dans ce calorifère, de celle de l'air chaud ; d'après les mêmes expériences, il résulte que le rendement calorifique de ces calorifères est de 0,80 à 0,85 et que la quantité de chaleur utilisable qu'ils peuvent fournir est d'environ 700 calories par mètre carré de surface de chauffe.

Quant aux calorifères métalliques, il résulte d'expériences de M. Morin que leur effet calorifique est d'environ 0,85 à 0,93 en moyenne, et qu'il faut une surface de chauffe de 1 5 mètres à peu près par 1 ,000°'<' d'air, chauffé sans ventilation, et de 20""^ s'il y a ventilation.

Pour un calorifère analogue au calorifère Staib et construit par M. Weibel et C* de Genève, le rendement calorifique a été de 91 p. 100.

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