‹ Traité de la chaleur (volume 2)Chapitre 256 sur 283 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

CalorlfArea ohantfts par la chalenr perdae des ftorneBux.

1920. Quand les foyers sont alimentés par des machines soufflantes, l'air brûlé peut être complètement refroidi, et on peut, à l'aide d'un calorifère convenablement disposé, faire passer toute la chaleur perdue dans l'air nenf; maïs il y a un accroissement dé ptcLïT. n. 3i

résistance et, par conséquent, de travail, qui peut varier dans des limites très-étendues, suivant la disposition de l'appareil.

1921. Quand les foyers, toujours alimentés d'air par une machine, abandonnent Tair brûlé mêlé h des gaz combustibles, l'utilisation de la chaleur perdue exige nécessairement que la combustion soit rendue complète. C'est ce qui arrive pour les gaz qui s'échappent des hauts-fourneaux. Autrefois, on plaçait au gueulard des calorifères diversement disposés, qui étaient chauffés par la flamme qui s'y produit. Ces appareils présentaient de nombreux inconvénients, et la combustion était nécessairement incomplète. On emploie maintenant des appareils qui recueillent les gaz, les font descendre au niveau du sol, el les brûlent dans des foyers convenablement disposés ; on place le calorifère à la suite de ces foyers à gaz.

Lorsque les foyers sont alimentés d'air par une cheminée, il y a presque toujours un excès de tirage que l'on modère par un registre, et qui permet d'utiliser une partie de la chaleur perdue pour chauffer de l'air ; d'autant plus que, pour des excès de températun> de 150° à 400°, le tirage varie seulement dans le rapport des nombres 15 el 19 {Si3). Cependant il faut avoir soin de ne pas rétrécir sensiblement ta section du canal et de ne pas produire trop de frottement.

)922. Le moyen le plus simple consisterait {/ig. 484) à augmenter la hauteur d'une partie du canal qui conduit l'air brûlé à la cheminée.

Pig. 4M.

cl à y placer des tuyaux de fonte ouverts par les deux bouts, qui traverseraient les murs opposés ; une des extrémités des tuyaux communiquerait avec l'air extérieur, el l'autre déboucherait dans une chambre, d'où l'air chaud serait ensuite conduit dans les lieux où il doit être utilisé.

1923. On pourrait aussi employer la disposition indiquée par lu ligure 486 : les tubes sont placés dans une chambre communiquant

Page 1