CHAPITRE V. — CHAUFFAGE DE L'aIH PAR LA VAPEUR
lalioti complète d'un poêle à vapeur de MM. Geneste 111s el Herscher, dans lequel cette disposition est appliquée. On voit en A le tube d'arrivée de la vapeur ; B est le détendeur de pression; C est le purgeur d'eau automatique ; Dest le poêle disposé sur un plan annulaire; il renrerme des vases G aussi annulaires et fixés àsa paroi intérieure. Ces vases ren remuent de l'eau ; B est le tuyou de retour d'eau; le poêle est entouré d'ime enveloppe K qui en fait un calorifère; l'air pénètre dans l'enveloppe par la partie inférieure el sort en 0 par la partie supérieure de l'enveloppe. Le rôle de l'eau dans cet appareil est facile à comprendre : elle est pendant la durée du chautTagu élevée à une température supérieure à 100", soit ilO°; quand le refroidissement a lieu, la vapeur se condense ' en partie à l'intérieur du poêle, la pression diminue, el l'eau des vases entre en ébullition, et cette ébullition continue tant que la température n'est pas abaissée au-dessous de tO0° ; audessous de cette température, la pression intérieure tend à s'abaisser, l'air rentre parle purgeur automatique pour la maintenir et le cliauffage n'a plus lieu que parles parois chaudes des vases à eau et l'évaporation lente du liquide. Cette disposition permet de joindre les avantages spéciaux du chauffage à la vapeur à ceux du chauffage à eau chaude.
1982. On a aussi fait des poêles pleins <l'eau chauffés par les tuyaux à vapeur, il faut alors que les poêles présentent une ouverture pour empêcher que la température ne puisse dépasser celle de
rébuIlitioQ de l'eau; mais cette dispo- Ptg. ms.
sition, quoique réalisant la condition
d'un refroidissement lent, nous paraît inférieure à la précédente en ce qu'elle n'a pas l'avantage que présente celle dernière de l'échaulTement rapide du poêle.
1983. Calorifères à vapeur. — Dans tout ce qui précède, nous n'avons parié que des appareils placés dans les lieux mêmes qui
doivent être échauffés. Mais on emploie souvent la vapeur pour chauffer l'air, qui est introduit ensuite dans les pièces à chauffer et à ventiler.
1984. La disposition la plus simple des calorifères à vapeur consiste dans des caniveaux en briques, renfermant un ou plusieurs tuyaux dans lesquels circule de la vapeur, et que parcourt l'air qui doit s'échauffer ; ces caniveaux peuvent être au-dessus ou au-dessous du sol. L'air doit marcher en sens contraire de la vapeur, attendu que la pression et par conséquent la température de la vapeur décroissent de l'extrémité par laquelle arrive la vapeur à l'extrémité par où s'échappe l'eau de condensation. Les tuyaux sont supportés par des rouleaux en fonte d'un diamètre plus petit au milieu que vers les bouts , et qui reposent sur des socles en fonte , ou sur le sol, ou dans des cavités pratiquées dans les murs latéraux du caniveau.
On peut employer différentes dispositions de boîtes à vapeur réunies par des tuyaux en plus ou moins grand nombre ; mais lorsque
Fig. 509. Fig. 510.
la vapeur doit circuler simultanément à travers un grand nombre de tuyaux, il en résulte un grave inconvénient, parce qu'il est plus difficile d'expulser complètement l'air, au commencement du chauffage; et comme les tuyaux qui conservent de l'air condensent fort peu de vapeur, ii en résulte souvent une perte de surface de chauffe et des inégalités de dilatation qui occasionnent des fuites. Pour y remédier, il faut en général, et autant que possible, faire parcourir à la vapeur