CHAP. VI. — CALORIFÈRES A EAU CRAUDB A BASSE PRESSION. S
199G.Lepremierappareil de chauffage àl'eau chaude a été établi parBonnemaiii.eii 1777, pour maintenir une température constante dans un couvoir artificiel. L'appareil se composait {fig. 313} d'une petite chaudière à foyer intérieur A, d'un lube BC, qui s'élevait audessus de la chaudière et communiquait avec un aulre tube qui, après avoir parcouru les différents étages du couvoir, revenait au bas de la chaudière par le tube DE ; le tube F servait à remplir la chaudière, et le tube G à l'écoulement de l'eau résultant de l'accroissement de volume du liquide par son échaufrement. La chaudière renfermait, pour régler la température de l'eau, un appareil qui se composait d'un cylindre de fer vertical renfermant une tige de plomb, fixée par son extrémité inférieure, et dont l'autre extrémité agissait sur un levier relié à un registre qui faisait
Fig. ÔIS. Fig. 513.
varier la section d'arrivée de l'air dans le foyer. Cet appareil, malgré quelques imperfections, est remarquable pour l'époque à laquelle il a été construit.
1991. Le chauffage par l'eau chaude a été employé en 1820, par le marquis de Chabannes, pour des maisons particulières et des établissements pubMcs. Les frères Price, de Bristol, prirent en France, en i831, pour ce système de chauffage, un brevet d'invention et de perfectionnement, dans lequel se trouvent indiquées toutes les
dispositions dont j'ai parlé. Enfin ces appareils se trouvent décrits complètement dans un ouvrage publié par Robertson en 1839. Depuis, M. Léon Duvoir a pris de nombreux brevets relatifs au chauffage par l'eau chaude, sans apporter toutefois aucune modification importante aux dispositions d'ensemble ou aux appareils.
1992. Calorifères à eau chaude. — Les appareils qui ont pour objet de chauffer l'air en dehors des pièces, sont disposés d'une manière analogue à celui que nous avons décrit (i987). Dans les calorifères à eau chaude se produit un phénomène que nous avons déjà signalé dans certains calorifères à air chaud, et qui permet de diminuer beaucoup la longueur du circuit et de leur donner des formes beaucoup plus simples. Quand l'eau chaude en descendant, au lieu de parcourir un seul canal, se divise dans plusieurs tuyaux, quels que soient d'ailleurs leurs formes, leurs diamètres et leurs longueurs, le liquide s'écoule dans tous à la fois et avec des vitesses qui ne diffèrent qu'à cause des frottements que le liquide éprouve, et qui sont parfaitement égales quand les tubes sont dans les mêmes conditions; car, si l'on supposait que la vitesse fût plus petite dans un tuyau que dans tous les autres, le liquide y serait plus froid, et par suite la vitesse augmenterait. C'est d'ailleurs un fait bien constaté par l'expérience. Il résulte de là qu'il n'y a jamais que très-peu de différence entre les températures des diverses parties de l'appareil, et que les joints ne sont pas sujets à s'altérer comme dans certains calorifères à vapeur. C'est d'après ce principe que sont construits les calorifères que nous allons décrire.
1993. La figure 514 représente un appareil dans lequel les tuyaux de chauffe sont en fonte; ils font plusieurs circonvolutions horizontales dans le même plan vertical, et sont embranchés sur deux tuyaux horizontaux, placés à la hauteur des deux extrémités de la colonne d'eau chaude.
1994. La figure 515 représente une forme et une disposition beaucoup plus convenables pour les tuyaux horizontaux ; avec une moindre circulation, on en obtiendrait plus de surface de chauffe, et aucune veine d'air n'échapperait au contact des surfaces métalHques. En employant cette disposition, il faudrait compter toutes les surfaces extérieures comme surfaces de chauffe.
1995. La figure 516 représente le calorifère à eau chaude de M. H. -G. Price, qui est employé dans un assez grand nombre d'étabUssements publics en Angleterre. Les surfaces de chauffe sont des caisses en fonte, étroites, verticales, de section carrée, ayant